GOUVERNEMENT RELIGIEUX
de sërâritë. Pensez que vos filles ce sont pas nées eselaves qu'elles ne soitt pas nées dans la dépendance ^ niais qu'elles s'y sont rôduiles «oiontairem^ni et par choix ; que oe sont les servantes de Dieu, qui est un bieu de miseritorde; que cest le plus chef troupeau du«Fib de Djéu , qui en a fait ses épouses» Peut*éire quelqu'une vous parotcra^-tr elle trop délicate, trop occupée de sa «anté; mais à nfoins que vous nVn ayez'iine certitude bien fondée, penchez pïutôl k la contenter» aiîiant que cela' se peut , qui lui retranehcr ce qu elle croit loi être nécessaire. Dans le-danf^er d*étre trompée» il vaut mieux que vôbs le ^oyez en faisant dtf bien » que deTétre en contristant une persobne'er la mortifiant,
IV. Fermeté. C'est le correctif d'âne lâche et molle coqdescendance : car la charité ne doit point dégénérer dans |uie tolérance aveugle et pusillaqime » ni affoiblir le gouvernement. Les puissances du siècle ont le glaive en main pour punir les coupables, et vous avez en main lautorite pour réprimer lés esprit^ indociies,et pour les tenfr dans le devoir. Quand donc l'occasion se présente, et qu'il y va de la gloire de Dieu et du bon ordre de yotre communauté, c'est alors^que vous devez vous armer d'une sainte assurance, que- vous deve:^.aver« tir, reprendre, user de tout votre pouvoir, et v<Ars opposer, comuieun mur d'airain ^ à tous les scandales et \ toutes les nouveautés. Vous me direz qu'il fiaut à tout cela de Tassaisonnement et de l'onction : j'en conviens; mais je vous dis aussi qu'il y faut de la force et de la résolution. Voyez (quelle menace Dieu.faisQit à son Prqphëte; elle est terrible, et elle vous regarde : Prophète^ je vous ai établi sur la maison (thraèl pouirlâi annoncer mts ùrdrtp'et lui'declarer mes volontés. &, pairune conndératïon humuine^et par une timidité indigne de votre ministère y vùus demeurei dans Uiïlence;. si vous manquez de vom faire entendre à ce peuple, et que quelqu'un ségUre et se perde', il périra dans son péché et par son péchés mais ce péché même vous s^^a imputé, vous y parùciperez , et le sang de ce pécheur^ frappé de mon indigna^ tion et de ma colère , rpail&ra sur vous pour votre ruine et votre eùndamnation (Ezech., o). C'est ainsi que Dieu vous parle à vous-même dans la situation présente ou vous êtes , et il n'y a rien là que vous ne puissiez vous appliquer. . . ^
. Si, par une trop grande réserve, vous avez des ménagements où vous n'etf devez poini^ avoir; si, par votre extrême fiacilité, c'est la communauté qui vous gouverne, au lieu qu'ion vous a constftuée pour la gouverner, qu'arrivera t-il de là? Ce sera bientôt un renversenient universel , parcequ'it n'y aura plus de fieîn qui arréie. Orj dans ce renversement que vous auriez pu et dû prévenir, jugez ce qu'il <y auro'l à craindre poor vous de la part de Dieu;- Mais je voudrois ne faire de peine à personne : vous le voudriez; et moi je vaos dis qu*fl y. 4 des personnes a qui Ton est que'quefpis obligé d'en taâr^ Mais je les choquerai , J'attirerai bien des murmures contre mol , et je
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l^révois que cela fera du^ brui( : "vous le prévoyiez^ et moi^je vom ^l^oiids qu'U y a des cotijonctures où le l>ruit est aécessaii e ; que les Ixiurini^rea retumbefoiit siir celles qui s'y laisseront einporit-r; qu'i^f paàperont,ei que vous aurczaoqaiuë votre côoscienoB.Nbris il est <&cb^uj| dè.sei(p<)ser«^apaflanr^ f de# réfionses désagréabU s, ^tâ de secrètes animosiiés dont il ne sera pus aisé daiislasuiie d effacer rimprjEfa^ sioiK La cboie est fâcheuse, je Je sais ; mais je vous deipaD4<i ; QJÀ parlera dotac, si vous vous taisez? Et comine vous avez, les avaDta|;cy* de la supériorité» n*est*il pas jusieque vous en ayezie;»dé$a{;réi()en(^» Enfin, vous soubaiteiiéz de (^a^faer les cœurs et de vous afreciiorite^ W maison : voire iotentiôn eu bonne, eUe es^t louable; mais vous^es dans rcoreur si vous compte^ de vous faire aimer par uneindul{;ença qui souffre tout <et qui 'accorde tout. On vous méprisera^, ei cêll^fi Qlémes quiyous lémoigneroQt phis d-aitâchemeni parceque vous ne le^ eonired4rez.en rieç, perdront pour vous toute esliynedans le fond de Tame. Car voilà, comment nous sommes faits, tn même temps que nous voulons* parle sent ment nAtgrel, joui»de notrn liberté tîtsdis* faire nos désirs i si néanmoins un suj)éi ieur nous làçh|^ Irop .la W^^^ et nous abandonne à. nou^-mémes, noire raison 1^ condamne. Ayej(| pour toutes vos filles beaucoup d'bonoélaté» beaucoup, de douceur, j^* vous Tai .déjà dit : mais d'ailleurs faites-l«*.ur comprendre que vous «ayez vous faire-craindre, respecter et obéir* Elles ne vous ep aiine* iY>Dt pas jnoioi» et elles vou^ en estiip^ront davantage. . ^ "
y. Prudence. De toiiies les vertus requise^ ()Our le gouvernçmejai^ vpilà sans contredit la plus importante;. voilà fai^e de tout gouva*tte« ment» spit.séculier, soit religieux. Aussi dans.ui\ supérieur, la préfère-t-oû à la sainteié même; et c*est ime maxime générale, qu'il vaut mieux être gouverné par un bcynifi^ sage , quoique nfDibs .^^aint^ que par ui^ saint dépourvu d'une certaine hagesse. En effet, stiivunt la remarque de saint Augustin , un saint n*est saint que pour lui-même ; mais lin supérieur sage Test pour le bien et ru.tilité de sa maison. Avec cette prudence , on est presque toujpi^rs assuré jki succès ; ou si le auccès n'est pas tel qu on pouvoit Taitêndre , on est au pioJns toi% Jours exempt dç reproche , parce^^u 0n n'a point agi témerairemei/t et qu'on n'a rien entrepris mat-à-propos. Ma's sans cette prudenc»» combien fait-on de fautes» et combien ea fait-on faire aux âuttfsf Observez, f^es dernières paroles : combien ide faites fait-on faire aqx autres? Souvent iine fille, qui, du re^te, «étoit un très bon sujet , ou avpit Ulbtes les qualités pour l'être,. s'oubhV, s'échappe, se déroute» et se |>récipite dans|in égarement d'où pent-étre elle, né reviendra jamais : pourquoi ? c'est qu elle a eu le ma^ifiur d'avoir apiire ti une supérieure indiscrète et ioQonsldérée , qui n'a pris nulle précaution k spQ égards qui n'a fait nulle attention au caractère de son esprit^ aapft t^ttipérameiit, k ^ dispositious ; qui n'a pas su se modér^r,.s'éiu(îWi choisir le temps, les conjonctures iavoiVtbies, prévoir les suitesd^in
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