‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 5)Chapitre 157 sur 225 · SUR L'AUMONE · texte numérisé non relu

SUR L'AUMONE

miUes, que d'horailier ded maisons, que de scandaliser le pnbfic, et dé le susciter contre des compagnies entières.

4. Grièreté de la médisance par l'éclat avec lequel on la répand. Plus le déshonneur est poblic, plus l'injnre est sanglante : et souvent n'est'K^e pas là ce qn^on demande et à quoi l'on vise ? On sonne , pour anfesl dire, de la trompette , afin de faire entendre la médisance pins au Mb. On veut qa'elte rerentisse dans toute une tille , dans toute une province, dans tout un royaume. De là ces bruits qiii courent comme des torrents impétueux , et dont toutes les oreilles sont rebattues. De là ces écrits , ces libelles dont toute la terre est inondée.

5. Grièvtté de la médisance par les scandales qai en naissent. Un médisant dans une assemblée , c'est un homme continent , c'est un tentateur qui expose tous les asistants à deux sortes de tentations. En effet, un Aime attire nn antre abtme , et une médisance une autre médisance. Si vous n'aviez point produit sur la scène celuH:t on celle-là , il n'en eAt point été question ; on n'y pensort pas. Mais vous avez commencé , et on vous a suivi. Ce que tous avez dit ponvoit être moins essemid , maïs on a bien enchéri sur voul Vous ne l'avez pas prévu, mats 9 le falloit prévoir. De plus , si quelques-uns plus niservés et phM cifooB^)ecls se sont abstenus de la médisance , ne Font-ils pas écornée, et , en Véeeufant, ne font-ils pas fivorisée? n'y ont-Bs pas pris goAt ? Or en eellft ito sont coupables , et vous êtes l'snteur de leur péché. Scandale sur quoi on n'entre point en scrupule, dont ou ne se fait point âe peine, d6nt on ne s'accuse point , mais dont on ne sera pas- sans reproche an trHtmnal de Dieu. Arrêtons-nous Ht, laissons bien d'autres circonstances que nous pourrions marquer, et que nous sommes obligés d'omettre : c'est une matière inépuisable que toutes les injustices de la méffisance et tous les désordres qu'elle cause. Prions Dien qu'il dirige notre hngue, et qu'il la conduise: car le Sage nous apprend que c^e$t au Seigneur de la gouverner (Prov.^ |0>)l> Apportons-y nous-mêmes toute l'attention et tonte la circonspection néeessaire ; et n'oublions jaibais cette autre parole du Saint-Esprit , que la langue, selon que nous la réglons ou que nous lui permett<ms de s'échapper^ porte la mort ou fo vie{Prov.t iS).

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SERMON sim L'AunéiiR.

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Est-il rien db plhs opposé aux sentiments humains qtie la dùrelé des riches envers les pauvres ; et comment un homme , pour peu qu'il écoute là nature, peut-il voir dans la souffrance et la misère im^ homme

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