POUR L'OCTAVE
notre éiat. Faisons-nous, s'il est nécessaire, un recueil de ses principales actions; méditons souvent ce qu'elle a fait, et la manière dont elle Ta feiîl; retraçons-nous-en le souvenir dans les occasions: nous éprouverons combien son exemple est efficace et engageant. Non sculement il nous servira d'une règle s<k*e pour nous bien conduire, mais il nous fortifiera et nous animera par une certaine onction de grâce qui lui est propre.
II. Ge que nous pourrons particulièrement remarquer dans TÉvan^Ie au sujet de la sainte Vierge, c'est , outre sa pureté, outre son humiliié et son amour, la reconnoissançe envers Dieu , le zèle pour l'honneur de Dieu, la foi et la confiance en Dieu , la préparation aux souffrances qui sont les épreuves de Dieu. La reconnoissançe envers Dieu : jusqu'à quel point n en fut-elle pas pénétrée, quand ellecbanta dans la maison d'Elisabeth ce merveilleux canUque : Mon ame, glo^ rifie le Seigneur (Luc, 1 ) ! Récitons-le tous les jours comme etle, et dans le même esprit qu'elle. Il y a des sentiments fort affectueux et fort tendres, et il est difficile que nous n'en ressentions pas Timpres* sion. Le zèle pour Dieu : avec quelle ferveur n*ofFrit-elle pas à Dieu le sacrifice de son Fils, dans le temple de Jérusalem ! Est-ce ainsi que nous sonmies résolus de sacrifier tout à Dieu , et même ce que nous avons de plus cher? La foi et la confiance en Dieu : c'est par-là qu'elle obtint de Jésus-Christ tout ce qu'elle lui demanda. Pourquoi désespérons-nous de mille choses à quoi Dieu veut que nous travaillions, et qu'il accordera peut-être à la persévérance de nos prières et de notre foi? La préparation aux souffrances : avec quel courage n'entendit-elle pas la prédiction de Siméon, qui luiannonçoit que son ame seroit transpercée d'un glaive de douleur ! Sommes-nous disposés de la sorte aux afflictions et aux adversités? Quand Dieu nous enverra des croix, représentons-nous Marie au pied de la croix de son Fils ; car elle ne l'abandonna pas comme les disciples. Voilà l'usage que nous pouvons faire de ses exemples : il en est de même de toutes les antres vertus.
III. Une autre partie du culte que nous devons à la sainte Vierge est de nous adresser à elle dans nos besoins, et de la reconnof tre pour notre protectrice et notre avocate. Après la médiation de Jésus-Christ, nous n'en pouvons avoir de plus puissante que celle de Harie. Aussi toute l'Église a-t«ellesans cesse recours à q^tte mère du Sauveur. Prions-la comme l'Église la prie. Recommandons-lui nos intérêts auprès de Dieu, comme l'Église lui recommande les siens. N'employons pas seulement son intercession pour nous-mêmes, mais pour tous ceux dont le saint nous est cher. Si nous sommes à la tète d'une maison , d'une famille, mettons sous sa protection tonte cette famille , toute cette nudson. Ne nous déterminons à aacnn parti sans 'la consulter , ne nous engageons dans aucune affaire sans l'y appeler. Excellente pratique, dont les effets ont été si salutaires à une infinité de pères