DU JUGEMBMT DE BIEU
ËzaniMi le ptiis prottpt» Use telle disôiisekm me ooftterat muate* nant des soina infinis; et encpre j^vec tOHSrmes soins et toutes mes ré* flexions^ n*y ponrrois-jç suffire, paroeque je ne puis avoir une oonnoissanoe assez elairé, ni assea présente de tonte ma vie. S'il étoit même seulement question de me retracer nne idée bien juste de tout ce que j*ai fait , dit et pensé dans Tespaoe d'une journée , je n'y réussirois pas, tant il y a eu de choses, on que je n'ai pas d'abord remarquéeSy on qui se sontiévanouies de mon esprit. Hais il n'en est pas ainsi de Dien» ni d'une ame dégagée des sens , et capable après la mort de connoltre et de toir par elle-même. Car Dieo, depuis le premier in« stantde mon être, ne m'ayant jamais^perdu de Tneyetd'ailJearsn'élant sojet à nul oubli» il n'aura point besoin de tempe^ur rappeler et pour me reméttre^vant les yeux tonte macondnite, et tout ce qu'il y anm en dans moi de plus mtérîeur* D'nn seul trait He sa lumière divine, il rapprochera les objets les pins éloignés; et# sans ,nulle confusion » il les réunira tous dans nn même point, et mo' lea présentera cfaajcun aussi distinctement que s'il étoit séparé des atttre$, et que je n'edsse en particulier que celui-làà considéra*. Je les verrai donc tous dans le même moment, et^ malgré leur innombrable variété, mon ame; d'un coup d'cBÎl , les démêlera tons, pîirûeqn'eile ne dépendra plus des organes qni rarrêtoient* et qu'elle agira selon toute l'étendue de ses puissance^ et toute Jeur activité.
De li enfin, examen le plus convaincant. II ne «insistera ni en raisonnements di en conjectures, âiais dans une Tue simple et nette. De sorte qu'il n'y aura point à contester avec Dieu, ni à dissimuler. Gom« bien de péchés à qjuoi je ne pense plus, et dont je ne me souviens plus^ se prod uiront tout de nouveau, et se montreront à moi? Combien en apercevrai- je d'autres qui m'étoient absolument inconnus, et d<»it je ne me croyois pas capable? De combien d'illusions, d'excuses ef de prétendues justifications déoouvrirai^je la fausseté? Combien de diffi« cultes et de questions que j'avois toujours^ résolues en ma faveur , se« rontdéoidées à ma condamnation? Combien de vertus qui brilloient devant les hommes, perdront tout leur édat, etne paroltrontqu'inté^ rêt,que vanité, qu'habitude, qu'inclination oaturelle, que bienséance, peutnêtre même qlie dégiiiaement et hypocrisie?
Quelëpectaole sera-ce là pour moi^ et qu'aurai-je î dire? Quoi que je voulusse alléguer, ma conscience s'élèvéroit en témoignage, et me démentiroit. Car elle concourra avec Dieu poqr me convaincre, et malgré moi elle m^arrachera ce triste aveu, et œtte courte mais cruelle confession : /'ot péché (3. Reg., 42). Que ne le disje dés à présent! je le dirois avec fruits Que ne vaîs-je le reconnoltre aux pieds de Dieu dans le sentiment d'un humble repentir, afin de n'être pi|s obligé de le reoonnettre au pied de son tribunal dans un mortel désespoir! Que nesuis-je plus attentif aux reproches de ma conscience, et, selon l'a» vertissement deJésus^hrift, que n'a^je soin de l'apaiser, et de m'œ*