SUI| L'HUMILITÉ DE LA FOI
.^ÇB méa^eê gu'pt^t qu'ils sont fondés sur rhumilité; nous donnant pour T^les de.AOVfi abaisser, de fuir laf[raûdeur et I élévation, de pnendre parlout les dernières places, de préférer aux honneurs les pi^rîs, les outrages, les calomnies : voilà les plus conununes maximes de notre fpî. Qr coopunent sera-t-il possible que notre espriPse p^suade bien tout eela, et qu'il croie tout cela d'une foi bien vive, à mcîn^ qu'il v^'j ait dans notre cœur quelques principes d'humilité, et que par Thumilité il ne surmonte ëur tout cela ses répugnances natureltea? d'autapt plus que c'est du cœur et de la volonté que la foi dépend* Car notre foi doit être libre, et nous ne croyons par une foi divine que ce que nous voulons croire. Il faut donc uq acte du cœiir et de la volonté, qui détermine l'esprit à croire. Et si c'est un cœur vain, un^XBur orgueilleux et présomptueux , sera-t-il en état de faire les efforts nécessaires pour obliger l'esprit de croire des vérités qui toutes condamnent son orgueil et sa présomption ? C'est pourquoi le Fila de Dieu reprochant aux Juifs leur incrédulité, au lieu de leur dire qu'ils ne vouloient pas croire en lui, leur disoit, en termes plus forts, qu'ils ne pouvoient pas même croire en lui , et cela , parcequ'ils étoient remplis d'orgueil, et qu'ils ne cherchoient que l'honneur du «Konde. Ce n'est pas, remarque saint Ghrysostome, qu'ils manquassent de lumières , ni qu'absolument ils ne pussent avoir h foi ; car Jésus-Christ alors ne leur eût pas fait ce reproche ; mais c'est que l'orgueil qui les possédoit, et dont ils ne vouloient pas se défoire, les mettoit dans une espèce d'impuissance de croire, et que cette impuissance étant volontaire dans sa cause, elle devenoit criminelle dai|s son effet. Combien y a*t-il de prétendus chrétiens à qui je pourrois adresser ces mêmes paroles du Sauveur : Le moyen que vous fmimez croire , vous qui vous lause% aveugler par la positon de l honneur (JoAN., 5}? Ce n'est pas qu'ils ne croient les mystères de la religion et les maximes de l'Évangile d'une oertaine foi vague et superficielle , du moins font-ils profession de les croire, puisqu'ils se disent chré' tiens; mais en vérité, quand on les voit si entêtés des vanités du siècle, de restîpie du siède, des pompes du siècle; si entêtés d'eux-mêmes et de leur propre mérite, peut-on penser qu'ils croient réellement, qu'ils croient solidement, qu'ils croient fermement des mystères et des maximes qui ne les portent qu'à s'avilir dans l'opinion des hommes, et qu'à s'anéantir?
III. Je n'insiste pas davantage sur cet article; mais je m'attache à l'autre , où l'biunilité me parott encore tout autrement nécessaire : c'est la manière dont nous croyons. Car qu'est-ce que la foi, et en quoi consiste la foi? Elle consiste à croire sans voir : Heureux ceux qui it'oni potnl vu, et qmonteru ( Joam., 20). Elle consiste à croire ce qui nous est révélé, et non pas de Dieu même immédiatement, mais par le ministère des hommes et par l'organe de l'Église : Quiconque re^ fuse ttéeauter l'Église^ regardez-le comme un pakn et un publicain