X. Nous savons ea quels 9b\ffm cette d^^gereme pré^mptipn et
cf(t orgueil a précipité tant d'hpfrmarqu^ et lenri se^teurs^n^is sar vous à quelles extrémités et à qnel^ exc^ ils Vi sont portés. Ils ^nt mieux aimé abaadqnner la religion de leuf s p^ea , 4épUirar le sein de leur mère, qui est TÉgUse; ^re sép4i:éf fie U coamniinipn ^ leura frères» qui ^ont les fidèles ; passer pour (|^ ;)Q^ihtoes dens le monde» voir le trouble et la confusion qu'ils y causoient, que dft se relicher d'un sentiment erroné et nouveau • dont ib tei^t préoecupéjs. S'ils avoient pu dire nue fois : Je me^uîs Mrom|)é, je me s^îs ^op laissé remplir de mes pensées, etjc^ ne deroispaii m'y attache? avec tant d'opiuiâtreté; <ils avoient pu , dis-je» parler de la sorte» et agir ea« suite conformément à cet aveii» coEubieii de maux cette hpmble confession eftt-elle arrêté^? Dieu en ^ài tiré s;i gloire , T^Église en eût été édifiée , la foi en eût triomphé» et eux«mémes ils a'en seroient fait devant tout le peuple chrétien unecqur#ue. de mérite et d'henneur. Mais il eût fallu pour oela s'humilier et se soumettre i e^ l'esprit d'orgueil qui les domînoit n'a pu supporter la moindre sujétion 9i la moindre humiliation. U ne leur eat doue plu§ resté» dit Vincent de l^érins» d*antre parti à prendre que celi^ de l'^postiAic) ^ de l'iufidélîté.
^1. C'est celui qu'ont pris Luther et Gadviii. ils n*ont pu se résoudre à reconnoitre cette loi trop humiliante pour ea^, de recevoir les rêvé* lations de Dieu par l'entremise des hpmmesî et, afin de seooper ce joug, ils ont substitué à l'Église un esprit particulier, par qui ils prétendoient être instruits de tout» et sans lequel ils ne voukâent rien croire. Au lieu que les Israélites dans le désert demandoient à Moiae que Dieu ne leur parlAt point» mais que Meisfi, son ministre et son interprète, leur parlât lui-même et lui seul : oeux*^» par une infidélité tout opposée , ont vpulu que Dieu vint leup parler» et ont protesté qu'ils n'écouteroient nul autre que lui. Bien loin de faire l'Église luge de leur foi , ils se sont faits ea^-mémes les juges de hi foi de l'Éf^; ils lui ont disputé son pouvoir » ils ont blâmé sa conduite , ils ont rejeté ses arrêts et ses définitions , ils ont cherché à la détruire» et employé tous leurs artifices ^t tous leurs efforts i| rexterminer.
XII. Ce n'est pas quils n'aient dabord affeoté une oortaine ééréreoœ et un certain respect pour ses orades A'aut qu'ils opt cru qu*il
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ëloit de lenr incérlt de ne se pas encore soulever ouverlemeDl CQQtre elle et d*y parottre toujours uois, ils lai ont fait les plus belles protesta- Mons d'un attachement inviolable et d'une pleine soumission; tant qu'ils ont espéré de la disposer en leur faveur, et de lui faire approuver ou du moins tolérer leurs erreurs , ils Font en quelque sorte ménagée , et n'ont point refusé d'être cités devant elle pour y rendre compte de leur doctrine. Mais dès qu'éclairée du Saint-Esprit, et ennemie du mensonge, elle a entrepris de censurer et de noter Iburs dogmes corrompus, c'est alors que tout l'orgueil qu ils cacboient dans le cœur a éclaté : elle a jugé, et ïU se sont récriés contre les jugements qu'elle portoit; ^lle les a ineitacés de ses anathèmes, et ils ont méprisé ses menaces ; elle les a frappés, et ils ont laissé tomber sur eux ses foudres sans les craindce, ni en être nullement en peine. Voyez ce que fit Luther : les prélats de TÉglise le condamnoient , et il les traitojt d'igpprapts; le chef de l'Église prononçoit contre lui, et il répOQdoit qne c'étoit un juge n^al informé : on assembloit un coacile oh il étoit appelé, et où toift le corps de TÉglise étoit réuni ; niaîf parceque ce coqdle n'entt^^as dans ses sentiments, il lui semblpil pitoyable, et lui seul il se tenoit plus habile que tous les past^rs et que tons les docteurs. Falloit-il donc, pour le convaincre , qu'un ange vint du del ? Un ange descendu du ciel ne convaincroit pas uo ^prit opîm'étre et enflé d'orgueil.
X|II. Ce qu'il y a de bizan^ dans la conduite de ces bérétiquev» c'est qa'en même temps qu'ils c^nonçoient à la vraie Église, et qu'ils {a traitoieot avec le dernier mépris, ils se faisoient un fantôme d'Église, pour lequel ils marqpoient de la vénération. Je dis un fyniàme d'Église : car.quel fantôme qu'une Église qui ne leur parloit point, qui ne les reprenoit poii^t , qui ne les gônoit en rien , et qui leur laissoit la liberté de tout croire ^t de tout dire? quel fantôme qu'une Église innsiUe, qu'on neoonnoissoit point, à qui par conséquent on ne pouvoit avoir lecoars, et qui demenroit renfermée dans lecqeurde« prétendus fidëiee, sans se produire au^debors? Idées chimériques, où, par un orgueil insupportable, ils ont mieux aimé se retrancher, que d'admettre dans le monde chréden une Église visible qui les tint sous sa domination , et qui fut la règle de leur foi.
XIV. Tel est le châtiment de Dieu. Il permet que les esprits vains et orgueilleux, en s'éloignapt du centre de la vérité et de l'unité, s'égarent presque en autant d'erreurs qu'ils font de pas. Pour justifier nne proposition sur laquelle on ^ presse , et qu'une gloire mal entendue les empêche de rétracter, ils'avancent une autre proposition aussi fausse et aussi insoutenable (/fte la première. Pour soutenir cette seconde proposition, sur quoi l'on ioffne de nouvelles difficultés, ils en imaginent une troisième, aussi mauvaise que les deux autres. Ainsi, par un eucbainement d'erreurs, qx^i ^trouvent liées nécessairement memble* îlsa'uneAgenldaos uae ei^ede labyrinthe où ils demeu-