POUR LE TEMPS DU CARÊME
salut. (Test » dis^je » dans le temps da caféme que toos derez tous rimpriiner profondément , ce souvenir, afin qu'il ne s'effooe jamais de votre ame, et qu'à tous les moments de votre vie vous puissiez tous écrier : Ah ! Seigneur, foublierois plutôt ma main droite que je n'onbGerois ce que vous avez souffert ponr mOL U est donc important que ▼ODS ne passiez aucun jour de carême sans Kre dans les évangélistes quelque chose de lapassion du Fils de Dieu ^ de ëa mort. Queb miracles de rertu , pour peu que vous y soyez attentive , n'y décQuvrirez-Yous pâs? Le souvenir des souffrances d'un Dieu vous rendra tona les exercices de la pénitence non seulement supportables, mais aima* bles; et l*une des plus douces pensées ponr vous, et des pratiques les plus consolantes dans la suite du carême , sera d'unir votre potence à la pénitence de lésus-Cbrist. ITelle étoit la dévotion de saint Paul, quand ildisoit : Je sms attaché à la croix avec JéiUi»Chrut (Ga/oi.»^; ne séparant point la croix de Jésus-Christ d'avec la sienne, et n*en faisant qa'nnè des deux. Hais pour parvenir à cette dévotion dû grand apôtre , il faut que le mystère de là passion soit le sujet le plus ordinaire de vos considérations et de vos réflexions.
Xllt. Voilà les avis que j'ai à vous donner pour un temps qui voua doit être si précieux.. Vous ne pouvez trop reconnottre la bonté deDien qui vous raccorde /ct qui veut bien accepter le bon «nploi que voua en ferez pour la rémission de vos fautes. Car il y a dans cette con« doîte d& Dieu envers vous une double miséricorde, dont vous ne sau« riez assez le bénir, ni lui témoigner assez votre reoonnoissance. Hé! Seigneur, devez-vous loi dire, qu*ai-je fait, et par où ai-je mérité qœ vous m*ayez ainsi attendue, et qne vous m'ayez fourni on moyen ai facilede payer à votre justice tant de dettes dont je me trouve chargée? Vous n'avez pas voulu me jperdre comme des millions d'autres; et bien loin de me traiter comme eux dans toute la rigueur de vos juge* ments* vous vous relâchez en quelque sorte pour moi dé tous vos diroila« A combien de pécheurs et de pécheresses , rooips coupables qne moi, avez^vous refusé ce temps de pénitence , et quelle proportion y a*t-il entre cette pénitence qqe votre Église m'impose, et toutes les infidë» Ift^ de ma vie? Mais plus vous m'épargnez, mon Dieu, moins/e m'épargnerai moi-même ; et plus voiis usez d'indulgence envers une misérable créature pour lui faciliter la juste réparation qu'elle vous doit, plus j'userai de sévérité pour vous rendre, non pas toute la gloire que je vous ai ravie, et qui vous est due, mais toute eelle au moins que je suis en état de volis procurer. Xi^e n'aî-je été toujours animée de ce aentimeffit! je n'auro:s point tant écouté mille prétextés, que l'esprit du monde, que la nature corrompue, que ma foiblesse ei mon amour* propre me suggéroifnt. Mais si Je n'ai pas profité du passé, voaa voyez, Seigneur, la résolution oit je suis de ne laisser rien échapper dn présent, ni de l'avenir, autant qu'il vous pljtra de me donner encore de jours: Daignez , mon Dieu, me confirmer dans cette heureuse B. 5. 2
4* POUR LA SfeèôîTDiî FÊTE DE PÀQDES-
éilfA)sltibtt ; et cDAtne Votre grâce lâe rinspîré, qu'^e m Vidé a Ui soti^enir. Aiàsi ràt-il.
iNSTRUCnON
If^bttl |«'A àECONDB FETE DE PAQUES.
8ar les item ^àO^Ê» «pd OHMaà % ktattaOk
i.*ÉVallg(lé nous parle de deuk disciples qui s*eD allèrest à on bwuf[ àéthmé Êmmaû^ (Luc, 24), et il nous les représente en troisdjspotitfons dangereuses. Ilsne croyoient plus que foiblement en Jësus-Cbrial» fls A'espëroielit presque plus eh lui , et, par une suite nécessaire^ Hs iiêlui étoiient (ilus ^uère aitachés. Mais ce Dieu Sauveur se joignant à eAt stirle chemin d'£mmaûs, et s'entretenant avec eux, raffènnit leur F<ii , ranfme leur espérance , et rallume enfin toute Tardeur deleiâr èlîàriié. Nous ipouvons tirer de là de très solides teçoné {Kmriioasmèmes, et nous en foire une juste application.
§ I. Comment Jiiu»41hvtH raffermii Va fbt iAf> ttmsr dhld/M^.
La foi de ces disciples n'àoit plus qu'une foi cbànoelante et fbiUes définis qo*ils avolent vu leur malire condamné à la mort, et livré au itfffplice bon te A de la croh. Ils avoient de ta peine à se persuadée qtt*1un homme traité deh^ Sorte, et mort s'i igncminieuseinent, ^t étt^ ce Hëssi^ qu'ils ai\en(lo1en1t , ce lïessie qui devpjt aauvqr Israël , tk Hessie dont ifs s'étoie'At formé de si hautes idées. Y oifà ce que nous pAirvons lippelër le désordre où le scandale de .leur foi. Car c'est, au tibflfrah^e, pour cèîà qVils dévoi^t croire en Jésus- tlhri^t ; c'est» dft-jé, p^rcëqulls Vavoient vu mourir dans Vôppro^re et eruci2té« Ainsi, de ce qtfi devoit <^tre t^oùr eux un motif de créance et-deïui. tu 8ë feisqrënt un ôb^clè tk là foi même. Ils coinmctnçoient à dontèt- et & ne plus croire , par Ya 'mémb raison qui eut à& les âéterm'iner à ic^oiriB'; et le mystère de la croix leur dévenoit, comme aux hxtfs ihdrédules , un siijêt de trouble : au lieu que s'ils eussent bien rdr$bnné , c'étoit le mystère clé la croix qui d^voit les Vassurer et lé^ 'confirmer. ^
^be fait donc leTils de l>iéu^^ leur reproche leur aveuglenieiit, et hè convainc parr trois arguments invincibles,. capables de confondre lenr incrédulité et la nôire.
L^ 11 leur montre que tous lès prophètes qui avoient parlé duMn»ife, après l'avoir si hautement exailé, et l'avoir annoncé comme le lil^ïtDUr d'Israël, avoient en miSme temps (léclàré qu'il sou Ifrirotttool ce tfu'eu effet il avoil souffert. Il leur hii le dénombrement de toutes dfti prqphÇiie^ où se trouvoient marquées d distinctement et en dé« ttlt'res différentes cirtônstances de son supplice , le jour de. sa mp'rt^ le^rft donné & celui qui l'a voit vendu ,. l'emploi qu* on «voit fait de cet ttr^étiîy lepanage de ses habits, lé fiel et le vinaigre qu'on lui «voit
prcsttilé àlMDpe, «t<e r>e9ie. V'ûù fi les dbn|[e 1i concMire queleor nieréduliië <ist nda sMlemént mal ftXHtée , teânb abeolmieicit rasenséê et dàraffiOMiaMe., -puiàqo'U s'ensiifvidt dé M que s'H n'hyoR pas été trafai ei frvfC , «Ht li*avok fias été eomblé et Mssasfë d'opprobres, s'il n^tvoit pasAéOGtadannëetaftticbéà la crois, il ne aeroit pas cdAi qa'avoie&t prédit les propIrèM » oti que ces prophètes se seroièm tn)fnpés j^son égare , lean prepMlies a'ayànt pas élë acoompiiés dans sa personoo. GomràdiciîoB doBt fearr M «ii<iA èfre èhranlée^ oeandaKséè. Msoii pavN|iiè oe Oieo Swwoiir w^ obdai^ ta mort et le ^oîiHtaetit ëe la <nît, MMK «'aeoordmt pai*Miemeftt^ se^soBoilioit. Lés oMIes éUAéA «Mfiés; 41 De maaqoiril «îofiA f'MomnpNftsefinut des ^crfttii%i^ oà mreît data M ce Heasfe, d^one^pan victoriem etlrioUpimiit , et de ymvft sacrMié et «mndlë % d*iree p^n le plus beau des eolantsdès èonnaes» et de l'mire i»eiinri n délieforé;d'oiie pftH le Dieu é^ Hlioîfe, et de l'autre fbMiiiiede dorfews .-^M^eatè ocàtaiiieaDte ^ ans rofaKjpie*
II. 11 les fait souvenir que lui-méfloe, ^uî tr^t Ms JBn à la'Iol dt an! pMphèlos» il leur avoit parlé pltm d^imè fois de^^oii eracîfieiieftt et de «a<moi>t; qti*îl les en avoit avertis pat* «vaooe, etnqia'il 4ës y avoit ainsi préparés* afin que dans le ^ovps -Us -n^en fassent point surpris^ et ^*4lsf«ppeiBS6ent4a mémoire^ locrt oe quH -Mot avôic mt. ^in ilonc ne devait plus les fortifier que de voir toutes ees prédictions si pototuefleaient exécutées : «omme, au eoîïtiifh^ , Aën n'eût dû lis feier dans une plus çi*ande inoertftad^, iri ife les^ûttlïfit Monter avr^ pio^ de falidementj que sll éioit mort d'une autre mahfère, tt qti^ n'eût pas été exposéî une pareinè'pei^écution,'iK à^nt âlodîgnitjh. Et,«ii effet, après leur avoir dit expressément : WûtùaHomàJirusà' icm» et toutae qne (et-propltèfes'ofiré^rit^u Fik et l'Homme -i^àecampéira; on le Iwrtra aux GémiU^ on^letouMra d'î^mrmilùè, on tut crûm titso^y iiêeraflagelèé, et^eift tHf e on le w^Ura en crdix (Ltjc, fS); dia^'e, leur avoir ténu ee iang^age, 4f^^Q^>^^( ^"l ^^ P^s r^nidu, qu'eussent-ils pu penser de lui?' et, bien loin de le TTCOh- Boitre poQr le Uessie, n'eussènft-iîsp^s tu sdjet de juger qn'îl n*étoit pas ffoéoie prophète? Hais, par une règletoot opposée, ayaiA été euk- «âmes lémcrins de ce qvi «*étoit passé , ayaât ^fa 4a priSItetion, l'ayatît eniendoe de sa bouche , et-Hi'eohiprjrint aVec le succès oîi rien n'étdt omis de tout ce qu'elle contenoit, n'avoient-ils pas en cela de quoi lès aoatenir, de quoi les consoler, et ne de\'Oi.ent-îis pas dire : VoUàjostentoBt ce que notremaltre nous avoii marqué ; tontes ces paroles ëtoieiit .véritâbtes, et c'est sans doute l'envoyé de Dieu? Tellement que c'étoit da» edx une extrême folio et l'areogleitiént le phs grossier, dé pretadre-de là même nn scandale directement contraire non seulement ù isfuî, mais au bon sens et à îa raison.
411. Indépendamment des anciennes prophéties et de ses. propres prédictions , il leur Mt entendre et leur expliqtie eomment il êtoii