POUR LA SEGONAE FÊTE DE PAQUES
nêceuaire que le Chrut iouffirît, et que par sei swffrancet il etUrii dam sa gloire (Luc*, 2(). Méceastire qu'il aottffirtt, paroequ'il deroit salisbire à Di60, pareequ'il devoit réformer le mcmde, parceqa'il de» voit nous donner l'exemple , paroequ'il devoit être , en nous servant de modèle, noire règle, notre soutien, notre consobition. Nécessaire que par ses souflrances il entrât dans sa gloire, paroeqn'une des marques de sa dÎTinité devoit être de parvenir, par Fhnmiliation de la croix, à la possession de toute la gloire dont on Dieu est capable. Ce moyen si singulier et si dispîroportionné ne convenoit qu'à Dieu, et sorpat* soit toutes les vues et toutes les forces de l'homme. Démmutratkm encore plus sensible pour nous et plus touchante que pour les disciples d'Emmaûs, puisque nous voyons dans l'effet ce qu'ils ne faisoientqne prévoir dans l'avenir. Jénis-Christ est monté au plus haut des deux , et, par la voie de la tribulation et de la confosion, il est arrivé an comble de la félicité et de la gloire. Si tout cela ne sert pas à rendre «être foi plus ferme , ne peut-on pas nous dire à nous-mêmes : 0 hâtâmes aveugles et incrédules (Luc, 24) /
Quoi qu'il en soit, voilà le caractère de l'incrédulité, qui a été lenœ de tous les siècles, et qui Q*est encore que trop commane dans ces derniers âges. Combien sur le feit de la religion» y a*t-il, jusqu'au milieu du christianisme, de gens incertains et indéterminés? combien y ena-t-il de lents et de tardifs à croire? combien d*ignocants et de grossiers dans les choses de Dieu ? combien même d'absolument impies et libertins? Or, à bien examiner les principes les plus ordinaires qui les font penser, juger, douter, décider, parler» on trouvera souvent que ce qui altère leur foi, c'est cela même qui devroit l'augmenter ; que ce qui trouble leur foi, c'est cela même qui devroit la calmer; que ce qui les détache de la foi, c'est cda même qui devroit les y attacher. Une simple explication des choses, s'ils, vouloient l'écouter avec dociLté, et déposer pour quelques moments leurs vains préjugés, leur ouvriroit les yeux, et leur feroit apercevoir Terreur qui les séduit. ' *
Demandons à Dieu le don de la foi : car c'est un don de Dieu, et Van des plus grands dons. Conservons-le avec tout le soin possible, et ne nous le laissons pas enlever par des opinions tout humaines , qui n'ont d'autre fondement ni d'antre attrait que leur nouveauté , pour engager les esprits frivoles et remplis d'eux-mêmes. Tenons-nous-en aiix prophètes et à Tancienne doctrine de TÉgUse. Afin d'exciter sonvent notre foi et de la réveiller, formons-en de fréquents actes; et s'il nous vient des difficultés, feisons-nous instruire; mais pour l'être , c'coutons avec attention , avec soumission , sans obstination. Au contraire, ne prétons jamais Toreille à tout ce qui pourroit blesser la foi. Os sortes de discours sont toujours pernicieux et très nuisibles à ceux inômesqui n'y veuleot pas déférer. Il est rare que les âmes les plusfidèles n'en remportent pas certaines impressions , qu'elles ont de hi