A 1/É6AM DE LA DÉVOTION. *27S
r^iifioilioi du pmbtio. Ente, ém inooMiit qu'elle «t daas le cœur, elle veut iiefaërir 4m mérites et s^eeru^ pom* l'éiermté; et toat ce qu'une aaime ferveur nous inspire , ce sont autant de fonds qui doi« vent profiler mrcaninpie, et autant de gages d'une^étemeUe béititude. Anaii i'Èf^f ëdairëe et coadpite par l'esprit de Dieu, on»re e^ltâ iau rieur qu'elle nous recommander et qu'elle suppose comme Is^îndpe et kl iMse de tonte vraie piété » a*t^te cru devùîr encore miitir un cube eolërieur, où la dévotion des fidèles pût s'exercer et se nourrir. Voilà pourt|noi elle a înstitné ses fêtes, ses cérémonies, ses asMDblées, ses ollices. see prMres pabliqiiçs, ses abstinences, ses jeftnes : pratiques dont elle a teUement oon4>ris Putilité et même ht nétessité , que de plusieurs elle nous a Init dies commandements et-» |ffès,.en nous e&borlant à jw pas n^li^er tes antres, quoiqu'elle ail bien voulu ne les pas ordoomnr avec la^iâme rigueur. Rit^n donc n'est pins conforme à resprit de l'Eglise , ni par conséquent au divin esprk qui la guide en tout , qu'une dévotion agissante, et appliquée sans re» lÀcbe a de pieuses observances , on qu'une longue tradition autorise on que le zèle suggère selon les temps et les conjonctures.
Le monde est merveilleux dans ses idées, et prend l»ien plaisir à se tromper : je dis même le monde le moins profane et en appurenoe le plus chrétien. On veut une dévotion solide, et en cela l'on a raison ; mais cette dévotion solide, on voudroit la renfermer tonte dans le sœur : pourquoi? parcequ'on voudrait être dévot, et ne se contraindre en rien , ni se Aiire aucune violeace ; parcequ'on voudroit être dévot, et consumer inutilement les journées dans uiio molle oisiveté et dans une indolenee paresseuse ; parcequ'on voudroit él#e dévot, et vivre en toutes choses selon son gi é, et dans une entière liberté. Car ces coMTcioes propresd'une vie spirituelle et dévote oot leurs diflB* cuhés et leur sujétion; il y en a qui mortifient la chair, et qui soumet* tatt les sens à des œuvres de pénitence dont ils ont un éloignemeiit naturel ; il y on a qui attachent resprît,.qui l'appliquent à d'utiles réflexions, et l'empêchent de se distraire en de vaines pensées où il aime à se dissiper ; d'autres captivent la volonté, répriment ses désirs trop vib et ucop précipités, or, tout indocile qu'elle est, la tiennent sous le joug^ et dans la dépendance; d'autres règlent les actions do chaque jour, les fixent à des temps précis, et leur donnent im arran* gemieBi aussi invariable qu'il le peut être dans la situation présente. Chamin p<)ne avec soi ss gêne, sa peine, son dégoAt. Or voik ce qui %bute, et à quoi l'on répugne.
Mais, dans ht food, qu'est-ce que toutes ces méthodes, que tontes ces pratiques? ne sont-ce pas des n>i|iuties? Des minuties! mais osa prétrodues minuties plaisent i Dieu , et entretiennent dans une sainte union avec Dieu. Des minuties! mais ces prétendues minuties, ha plua habikumalires et les plus grands Saints les ont regardées comme lesrempants et las appuis de la pié^é. Des minutiesl mais ce sont ces B. 5, 48
S74' SIM PLIGIT& ÉYAK6ÉUQ0E BAttS UL BÉVOTIOM.
prëtfii4ti«8 ttiiMliM qn SiM leibos ordre d'une tie et .là beMerâi* duite d'une ame: Des miuuiiês! uttis c'est daufr ces préifiiduesiiihM* lies que touies les vertus, par des aeuss rékérës et rëgUt, s'aoBnoi$* seut et ^ pecféctioaoeQtr Iks mÛMilies! méà c'est ù «es preteudtes piim^ies que Dieu a pcon^îs sou royawBe, puisqu'il l'a |>èomfc pott^ un V0rre d'eau donné en son nom.
.. 1^ tériié, les mondaine oui bonne gnm de refeter avec tans de miëpris oe qik'ih appellent, en inatière de dëvelîon, nmutiee et peri^ less^t lorsqu'on les voit eus««iéBes dans l'usage jdn monde desèsMlM ^ t|ii|t d'autres petits soins, et d'autres nsinnties, peur se rendre âgtd»* l||es à un prince, à un §nBd , attentes lek psreeoncs qu'ils Tetttsttt glgqer. Ib ont bonne graee de traiter de ba^rtèUes' ce qui ooneerne Ip service de Dieu', lorsque lei| moindres choses leur paraissent tai-> pi^rtantesÀ l'égard d'ua souverain, d'un roi de la terre, dont ils fsf« çlierchentia favei»r,.et à qui ils fontsi.aasidilnient leur cour. Qu'ibeu jugent comme il leur plaira : 4^ qu'il sera qîiestion du Dieu que j'adoni et des bommagm que je lui dois, je «e tiendrai ri^n ao-desBOua de moi ; mais tant ow deviendra respectable et vénérable. Ut riroÉl de ma foibleâse, et j'aurai {uiië de leur aveuglement.
»UPLICItÉ £VAMGÉUQU£, PaÉFilMkBIJl DiHS Uk PÉYOTION ▲ TOUTES
LES COKNOISSAIfCfiS HUMAINES.
J'entends une bonne ame qui nte parle de Dieu , et qui m'éxpoëe ke sentiments que Dieu lui donne à la communion, à l^oraisovi dailê son travail et ses occupations ordinaires. Je suis surpris, en l'écoutant « de la manière dont elle s'explique : quel feu anime ses paroke! qnélle onction les aciompagoe ! elle s'énonce avec uiiè fàcHité que rleof n'arréie ; elle s'exprime en des termes qui , sane être étudies ni afféCK tés, me font concevoir les plus hautes idées de TÉire divi», dés grau* devra de Dieu; des mystèree de Dieu , de ses miséricordes, de 8& jugements, dea voies de sa providence, de sa conduite à Tégard dVs étus^ de ses coosmuni-ariens inférieures. J'admire font cela, et )e l'adoiiré d'auunt plus que la personne qui me lient ce langage si Relevé et et subKme n'est quelquefois qn*uoé simple fille, qu'une domestique, qii'uie villageoise. A quelle école s'est*elle fait instruire? quels nmttres n4-elle consultés? quels liyres ja^t^eiie bis? Et ne pèunroiijè pns^ • avec toute la proportion convenable, lui appliquer ce qu'on diseil^ Jtes-Christ : Oùat homme a-ê4l apprU feiu ee quU n&u$ iKf ^ n'èss-é^ poi le filg (fun artisan (Matth., 13) ? < ^
Ah! mon Dieu, il n'y a pobit en pour cette ame d'autre mettre que voos-îneme et que votre esprit; il n*y -a point eu pour elte d'aett^t éeoie que la prière, où elle voas a ouvert son eœur avec simplicité ei avec humilité; il ne lai a point fallu d'auti^ livrés ni d'autr» levons qu'une vue amoureuse du cmciflx, qu'une continuelle ataentien à voire préaenee, qu'une dévole fréqueniation de v«s «créa myatèrea.
m ws voloiméar, et qn'iiii dm\r siwsMe^e'tet'BoeDiil^. Voflà par eiï elle s'est fiormëe; «ni plutôt, voiII'> ibOa fiteu^ far bù dly a mëiltë, «iiMt qu'il est poniMe à la foiMtM KMiaiMi que votre gRâne la for» ■il, réclairAt; l'éleiAc.
Aussi Sit-cse à ces atoes shnptes ÔMiiAie la cohmtbe et hUibblés eoiiiàie les enAmu, à ees âmes ^reé, droites et %éiiiies, c|dé Dièli oémamMtM afeo plus d'abondanoe ses iMiières. Chbt atlNS ëliéH fait aime à ootiTerser. Il teol* psHe au eœarf et mte science dd iëéâh âme seSenee de seDilmeiit» cette sctence Û*é[jreoft6 et d>k{)tl*feBee ^*ii leur fidt acquérir, est inllinfifieiit aa-^essas de tout ce que p^ttv^nt nous déooèTrir toutes aos spéctilatioas etioucè notre ihëoldgte.
Que je m'adresse à qaelqa'ua et Ms savanes, et que Je fe fàise raisonner sur oe qae nous appelons vie spiriiueUe, vie de l'ame^ vie eaciiéeen Jésos-CMst et en Dtett:t)iie me dira*t-jl? peat-fitre avée toute son bahHetéte ?errai-je tarir aa bout de quelques parole^, et sera*t4l obKgé de confesser que lindessas i( n'^en sait pas davantage; oti; $'4l vent s'étendre snr cette knatière, il m'étatera de bcBût prinMpas et de belles maximes, mais dont }é m'apercevrai bientôt qik'H n'a qu'une connoissance va{rae et superScietle. Dans ses raisonnements Je pourrai aemarqaer beaucoup de dociHne, beaucoup d'esprit; et cependant j'en serai peu touché, parca<y»e le cesor n'y aura point de part. Deox ou trois mou q«n partir«laii da eieur m^en feroieat plûè comprendre et ptaa sentir que mua ses discours, té eoncIttM dottt avec le saint roi David : Heureux ceux à fai aota évi»eignex vùttë* wtàm aos viMBs> é mait Ma» (P$. 93)! T4^ut dépourvus qu*tts peu* venc étred*aiHemv des tatenks et des dons de k «Mtare, vùuirevidet Un kmtpiméuitHéM et Uotptemeê (Aip«« 1 0). A quoi f ajoibienii cmninè saint Augsstia i Miloi! tei ignatwin'9\ai/imemt ^ se $ûnctr fient, iem-^ pm'imt k M; ei t|oâs, tome teme hoM éluda «f loaf nette sài^otr, no\£k TÊMim ùux^dmàert rtm}t du refjjamnt de Dkk, et ê€iu»ent même nôas naics mefmus en dmger de toàiber dtm teàême itemei. • .Hais n'f à-t-il pu eo des Saînks at de très (grands Saints parmi les 8n¥tiiilB? lé sais qn^H y en à eu , et c}est saint Paul lui-même qui nous afipraiid qne fimiaémUi dans son Église, non sèulemeht des apdtunl aides prophètes, mais des docteurs qui Tout édairée, et qQî^ en Té- QÙiinmt , sont parvcnarà la plaé haute sainteté. Daonons & leur vast)» ei pœiuiide éradiuon toute la leuange qui loi est due; mais do reste, eardona-Bous de croire que ce fût là ce qni ]e$ emretenoU dans une imioh si Ultime avec Dieu. Qaand il s'agissoit de traiter q.vec ce sonve* rsan maître et d*aller à lui, ils dépûsoient, pour ainsiCre, toute leur sdeoce, at , Uso hiin de l'appeler à leur secours, i(s en AiÂgnoieÊH tuUte ide^, et cupûgnoiént que, par un souvenir milme involontaire^ die ne iroubite Isa dwines opérations de ta grâce. Tontce qii*ila sa* voieni atera, calait d'adorer avec treoriileBMnt) de sfabatsser sans la
376 SHiMjqTâ ÉVANOâUQUE DANS LA DÉVOTION*
maÎD tome pwmitd d« fiWg^qr, <k é'aiiàiiitir en prëseoce de cMt redoutable Aajt^té, de ceiiieeipier» d'admirer^ de aTafiectioniiery d*ai« mer. Ils n'amenl besoin potr eeb nrd'an génie soUine, nid*an tn» \aila«sido, ni de curieuses recherches, ni de pensées ingénieuses et subtUi^; mais il ne leur falloit qu'une simple. consîdéniUon, qo'nne foÎTive, qu'un cœar droil. Ainsi , tout savants qo'ik étoient, ils con* servoiént devant Dieu et dans les choses de Dien tonte la simplidié évangélique. Quoique savants, ils n'étoient point de ces prodenls et de ces sages à qui le Père céleste, suivant la parole du Fils de DieSt n caché ses adorables mystères; mais ils éioien^du nopibrede ces petits à qui Jésus-Christ donnoit un accès Bi fiaciie auprès de sa personne, el qu'il a spécialement déclarés héritiers du royaume de Dieu. . Voilà comment ils approdioieni de Dieu , remplis du métie sentiment que le prophète Jérémie lorsqu'il s'écrioit : De quoi mis^je eoi^ jmhkf Seigneur^ et que puiê'jef Je ne sut» qu'un enfunt, et à peine saisje prononcer une syllabe (Jkbbh., i) ! Mais il me semble que Dieu leur répondoit intérieurement à chacun, comme à son prophète : Non^ ne dites point que vous ne swe» rien^ et que vous n*ites qu^un enfant. Parceque vous ne vous regardes pmnt autrement devant moi , c'est |N>ur cela que je vous comblerai de mes dons oélesies, que je vous at* tacherai à luoi , et que je m'attacherai à vous ; que je vous aKlmettrai à mes entretiens les plus familiers, que je vous révélerai les secrets de ma sagesse, et que je vous mettrai dans la bouche de dignes exprès* sions pour les annoncer : car, c'est aux petits, et auxplus petits, que ces faveurs sont réservées..
Soyons de ce nombre iiavori , et conselons-nous ai nous sobums privés de certains mérites personnek et de certaines qualités qui bril* lent aux yeux des hommes. La adence sans la chaljté peut ôtre plut nuisible qu'utile à on savant ,'parQèqu'eUe enfle; mais la charité saim la science peut seule nons suffire pour notre |[^pre sanctification, parceque de son fonds et par eUe-méme, elle édifie. Or cette cbarilé ai sainte et si sanctifiante, nous pouvons Tavoir sans être ponrvtu de grands talents naturels, ni de grandes eonuoisaviees. Nous pouvons même, dans l'état de cette enfance spirituelle, l'avoir plus aisément et la conserver plus sûrement, puisque nous soouBea moins exposée à In présomption de l'orgueil , et moins sujets à noua évanouir dans nos pensées : Voyez^ mes Frères, disoit l'Apôtre aux Goiinlfaiens, qneUe est votre vocation : il n'y en a pas en beaucoup parmi vous qui fussmu sages selon la chair, ou puissanu, ou nobles; mais ce quipassepour insensé devant le monde. Dieu ta choisi pour eonfonire kê sages; ttee qui est foikS et^méprisable devant le monde. Dieu fa ehmi pour cou* fimdre ce qu'il y a de plus fort et de plus grand , afin , conclut le docteur des Gentils, que nul homme n'e^ de quoi se glorifier {L Cor., i), s'auribuant à soi*même ce qui ne vient que de Diea, et qui n'appartient quà Dieu. Un homme versé dans les sciences on di?tnes on hu*
DÉFAUTS A ÉVITER DANS bA DÉVOTION. i77
mailles a plus liea de erûdre qa'noe iecrèce complaisaBce ne lui fasse dérober à Dkn la gloire de certaiaes liimières, de oertaines vues, de oertaines diapoaiUoBS de Famé, dont la grâce est Tuoique principe. Quoi qu'il en soit, suivons l'avis du Sage, cherehoiu Dieu dam la nmpUeUi de notre €eeur{Sap., i). Apprenons à Taimer , à lui obéir, à le servir, à nous sauver : voilà ce qu'il nous imporle souverainement de savoir; voilà tout Chomme^ selon le terme de rÉcrhure, et par oon-* sëqoeut voilà la grande sdenoe de l'homoie, et où toute autre science doit se réduire.
UéFADTS A iviTSa DAMS LA niVOTIOK, £T FAUSSES CONSÉQDJElfCBS QPB L£ LlBERTIIfAGE SN PaÉTEKO TIB&B.
Que la nature est adroite, et qu'elle sait bien ménager ses intérêts! Elle les trouve partout , et jnsqne dans les choses qui paroissent les plus opposées. Nous pensons à nous defoire d^une passion : que fait la nature? en la place de cette passion, elle en substitue une antre toute contraire , mais qui est toujours passion , et par conséquent qui lui platt et qui la flatte. On donne à Torgueil , à l'f nvie de dominer et d^inirignér, à Timpétuosité naturelle , à la malignité , à l'iàdolence et à l'oisiveté, ce qu'on ôie aux antres vices; et de Jà divers caractères de dévotion /plus aisés à remarquer qu'à corriger. Dévotion fastueuse et d'éclat , dévotion intrigante et dominante, dévotion inquiète et empressée , dévotion zélée pour autrui sans l'être pour soi , dévotion de naturel et d'intérêt, dévotion douce et commode.
-1 • Dévotion fastueuse et d'éclat. Car on aime l'éclat jusque dans la retraite , jusque dans la pénitence , jusque dans les plus saints exercices, et dans les œuvres même les plus-humiliantes. Celle-ci peutrétre ni celle-là ne^ se seroient pas retirées du monde , si elles ne l'avoient fiait avec édat, et si cet éclat ne les eût soutenues. Et depuis qu'elles ont renoncé au monde et embrassé la dévotion , peut-être ne se rendroiént-elles pas si assidues au soin des pauvres ou au soin des prisonniers , si elles ne le faisoient avec le même éclat, et si dans ce même éclat elles^ n'avoient le même soutien. Bien d'autres exemples pourroient vérifier ce que je dis. Ou s'emploie à des établissements nouveaux , qui paroissent et qui font bruit dans le monde. On y con* tribue de tout son pouvoir, et Ton fournit amplement à la dépense. De relever les anciens qui tombent , et d'y travailler avec la même ardeur et la même* libéralité , ce ne seroit pas peut-être une œuvre moins méritoire devant Dieu , ni moins agréable à ses yeux ; mais elle seroit plus obscure , et Ton n'auroit point le nom d'instiiuteur ou d'institutrice. Or, cet attrait manqiiant , il n'est que Irop naturel et que trop ordinaire qu'on porte ailleurs ses gratifications , et qu'on se laisse attirer par l'éclat de la nouveauté. Mais, dit-on , cet édat sert a édifier le prochain. Sur cela je conviens que l'éclat alors seroit bon , si Ton B*y redierehoit que Fédification publique ; mais il est fort à
m 9£fauts a ^nm dans u DÉvoiiopr.
crai94re qv'o* né a'y cb^Miie «oeor^ f^kis soi-mtee. Hé quoi 1 fiat« i| dQDcqffiuer toutes ces boanfs (Buvres? Non, reteaec4e8 font» qnpmàracMoii, mais étudiez-rvouf à ^n rectifier lin temiait.
â. Di^yotion ititnsdiKe et domûuiDte. En oestantduitriQUerdansif IPQO(Je e( d y vouloir domiaer, on y^ut intriguer et dominer dais k^ p^irii de la dévotion. Car il y a dan^ la dévotion nAaie différents partis ; et ^*il n*y en a voit point, et que runiformté des aentimenta fAl f^nti^re , sans diapoto , sans c^mifS^iation , sans oooaaîon de renuer ei de s'ingérer en mille affaires et mille menées , il e$t à croire qva bieb des personnes , surtout parmi le sexe , n'auroient jamais été dévotes ni voulu l'être. Le crédit qu on a dans une secre dont on devient ou le chef, ou l'un des princîpaui agents; l'empire qu'on exerce sur les «^prits qu*pn s^ su prévenir en sa fj^vei^r, et qui prennent fivetieléin^nt Içp jmpf étions qu'on leqr donne ; lauforilé av(Çp laquelle pu les gott* vern^ et on les fait entr^ daps (OMtes ses vues ef toutes aes pratiques; fç plaisir âatt^uir d'être Tapie 4^ fisseipblé^, ^ délibératio9s , dé ipu^ les conseils et de toqtes (es réioluiions; le soûl pjaisir même d*^- Ypip qqplgué part ^ tout cejat et 4'y ^^re compté pour quelque chos^, Ypilà cp qui touche un c(sur vain ^ .^fp;^teur de la domination » vojl^ sop otjçi : tou^ le reste n'est proprement que raccossojre et qu^up|^ spacieuse appfirence.
i* Dévotion iqquiètç et empressée. Marthe^ Marlhe^ vous vous m^ quiète^ et vous vous meUcz en peine de bien 4es choses (Luc.» lp)t disoit le Sauveur du monde à cette sœur de Madeleine, voyant qu ellô Si*e)^l)arrassoit de trop de soins pour le recevoir dans sa maison , et pour lui témoigner son re specu C'étoit sans doute une bonne œuvre qi) ^Ilç faisojt t puisqu'il s*agissoit du Fils de Dieu ; mais dans tou|e^ ^P9 œuvres, et particulièrement dans nos œuvres de piété. Dieu vçut tpujours que nous conservions le lecueillement iniérieur, qui ne peut Sfiçr^ s'accx>r(|er avec une ardeqr si vive et si précipitée. Car dan)( le3 cjîpses de Dieu , coipqie partout ailleurs , il y a. de ces vivacités ec (|e ce^ empressements qu'il f^ut modérer. G'estle car^içière de certains esprits, qui n'entreprenneqf ni ne font presque.^tnais rien d*unsei» r^ssjs et avec tri^nquillité : de sorte qu'on les voit dai^s un mouvement Pjçrpé^iiel , et que , pour quelques démarclies qui suffiroient , ils ea ppt cent d'Inutiles. lU croient agir on cela avec pitis de mérite de« v^bt pieu; pfais souvent, sans qu'ils s'aperçoivent , s*y méle-til beauçoiijp ie tempérament , et quelquefois môme une secrète complaisance au rbqd de l'ame. Car toutes cçs manières et toutes ces agjtaitions e%r tçrieure^ pni je ne sais quel air d'importance , dont le cœur se (aisae gisement flatter. C'est 1 œuvre de Pieu, disent-ils, et malheur à celui q^i la\f r oeuvre de Dieu négligenmeni (Jbréh., 48) ! ^e l'avoue , et je Uû^i ^Mssi bien qii'eux : mais sauf négliger Toeuvre de pieu, on peut s y cpipporter fivec plus d*attentioh ^ Dieu mémOt :p^ t^ 49 i*écplr Ij^ction, gvep pipjpsde disâipaiioq. ^é\ pqurroj^|e Içjif demander,
tn v^ préeifMl^jiîoBS et Uhj« fOsti'OflUeBja préieBoedeDiea? Vont le* chercbeï bovf dt^ voua» ec irout le quittez aa*dedaiM (}a voat-ndmes.*
4. Pdvoliop fiél^e, juais foi-t zélée pQur autre! et très peu pour sai«. Dffwie que telle feoiaie a levé l'étfaidard de la dévotion , il âpoible* qui^e spii devfi|u# jiupeocaMat et que toua lea auiree «Mut det péf^Murs rea^lu die défauts. Elle donuera daii$ un jour eeut avis, et dans toute une année elle n'en voudra. pas recevoir un seul. Quoiqu'il en soit, nous avons du zèle, et le zèle le plus ardeat, mais sur quoi? sur quelques abus assez légers que nous remarquons, ou que nous nous figurons dans des subaUernes* et dans des étais qui dépendent dé< uQus. Voilà ce qui nous occupei sans que jamais nous* nous occupioni> des véritables abus de notre état, dont nous ne somtnes pas exenptS| et qiii quelquefois son| énormes» Cependant on inquiète desgensi on* les fatigue» on va même jusqu'à 1^ accabler. Le %:Qpbète di^it : Mon skèh me dévore (Pêabn.i ^); mais combien de préieadni zéla«H teurs ou zélatrices pourrotent dire : Jfen xè/i?* au lieu de me iliuon»moi-m4mc, dévore la autres^
6. Dévotion de naturel» d*inelinatiou » d'intérêt. Le îrai caractère* 4e la piété est d'eccommoder nos inclinations et nos di>sirs à la dévo^ tîon ; mais l'illusion la plus commune et le désordre presque universel est de vouloir au contraire accommoder la dévotion à tous nos désira e| à toutes nos iqclinajioDs. De là vient que la dévotion se transfiguré, eu toi|tes sortes 4^ formes; mais surtout à la cour elle prend toutes If s qualités de |a cour. La cour (ce que je ne prétends pas néanmoina être une règle générale), (a cour est le séjour de Tambiiion : la <^ta>tjon y 4evient ambitieuse; la cour e^t le a^our de la politique : Ia7é« lion Y devient ariificieuse et politique; la eour est le st'jour de rhypocrisie et de la dissimulation : la dévotion y devient dissimulée et cachée ; la cour ebt le séjour de la médisance : la dévotion y devieni critique à ('excès et médisante : ainsi du reste. La raison -de ceci est que dans la dévotion même il y a toujours» si Ton n'use d'une ex^ tr^me vigiiapce, qnel»tue cbose d'bftinain et un fonds de notre nature oorrqmpue qui s'y glisse et qui agit imperoepliblemeat. On est pieux^ oit l'on croit l'être ; mais pn t'est selob ses vues» mais on Test selon ses avantages personnels et temporels» mais on Test selon l'air contagieux du Bion4e^ que l'on r^pire sans cesse. C'est-à-dire qu'on l'est assez pour pouvoir eq quelque maqière se porter témoignage à soi-même de l'être, et pour en avoir deyant le monde la réputation ; maisqu'oB^ Test trop peu pour avoir devant Dieu le mérite de l'être véritablement. Sainteté de ({our» sainteté la plus eminente qimnd elle est véci-* ta()|^, parcéqii'eile a pIns^>bsta^î^surmonter et fdus de.sacrifioee à ^fe; maû^qM^^ s^ciV^s ^4^h!^ ' ^^ comiue il faut pgur oekk f^'il^mqlir jhoi*l9Ag)el f|u%. Tevi^VVa 4^«r trouve 4l'accommoden i^fifi^ts f ^ 49 (^1^ pour éparguerlRi^^ . ^