MO DÉFAUTS A ÉVITER DANS LA DÉVOTION
6. Dévolion dooce^ oisive, eommode. Ob dk , eo te rettrant des af« iaires du monde, et se dùnnant à Dîea : Pourquoi tant de monvemeiits et tant desoins? Tout cela me lasse et mlmporlune; je veux vivre désormais en repos. Erreur : ce n'est point h Fesprit de la piété; mats c'est un artilice de ramour>propre, qui se cherche soi-même jusque dans les meîlienrs desseins. Il* veut partent a^oir son compte, et être à son aise : en quoi il nous trompe. La sainteté de cette vie est dans le travail et dans la peine» comme celle de l'autre est dans la béatitude et dans la paix.
Que le libertinage, instruit, aussi bien que nous, de ces ^^ements dans la dévotion et des antres, les condamne, nous ne nous en pl^ndrone point , et nous ne l'accuserons point en cela dlnjnsiice. Mais de quoi nous nous plaignons, et avec raison , c>st que le libertin abuse de quelques exemples particuliers, pour en tirer des conséquences génér(des au dëaivantafre de toutes les per^onnes vertueuses et atlcii' nées aïKt œuvres de piété. De quoi nous nous plaignons, c'est que le libertin prenne de l» sujet de décrier la dévotion, de ta traiter avec mépris, de l'exposera la risée publique par de Indes et descandaleuses plaisanteries. De quoi nous nous plaignons, c'est que le libertin veuille ée là SA persuader qu il n'y a de vraie dévolion qu'en iiiée, et que ce n'est dans la pratique qu*un dehors trompeur et un faux nom; De quoi nous nous plaignons, c'est que le libertin exagère tant les devoirs de la dévolion , et qu*il affecte de les porter au degré de perfection le plus éminent^ afin que, ne voyant presque personne qui s'y âève, il puisse s'autoriser à conclure qne tout ce qu'on appelle gens de bien niVifH^t pas mieux la plupart que le commun des hommes. De quoi, ooiy nous plaignons, c'est que par-là le libertin ôte en quelque sorte, aux prédicateurs, et à tous les ministres chargés de l'instruction des' fidèles, la liberté de s'expliquer pnUiquement sur la dévotion, d'en prescrire les règles, d*en découvrir lesillusions, de peur que les mondains n'empoisonnent ce qn'ils entendent sur cette matière, et que leur malignité ne s'en prévale.
Cependant le monde pensera tout ce qu'il lui plaira , et il raillera tant qu'il voudra ; nous parlerons avec discrétion , mais avec force, et nous ne déguiserons point la vérité dont nous sommes les dépositaires et les interprètes. Nous imiterons notre divin mai re, qni n'usa de nul ménagement à l'égard des scribes et. des pharisiens, et qui tant de fors publia leurs by|A>crisies et leurs vices les plus secrets ; nous exalterons la vertu, nous lui donnerons toute la louange qa*elte mérite, nous reconndtrons qu'elle n'est point bannie de la terre et qu'elle règne encore dans rÉgltse de Dieu*; mais en même temps, pour son honneiir et pour la réformatkMie ceuiMBémes qni la professent , nous ne craindrons point de^^Hkr iMltératiôns qu'on y fait: nous démêlerons dans cet or ceVjPfy a de pur, et tout cequ'dd y met d'alliage. Plaise aa ciel que nbele^ns ament bien reçoea et- qn^otf en
ALLIAMCE D£ LA PIÉTÉ Kt DE LA GBAMMCDll. »i
profile! c'esl aolfe inUation ; ma» nMooaqae en t^ia scMidaliaé, qn'U »'ÛDpuie à lui-iiiâme son scandale.