POUB LA FÊTE DE SAINT THOMAS, APOTRE
qa'il a cru, ou par un miracle de la grâce iiiii s'est fait en lui , ou par une évidence parfaite qu'il a eue de la réturrectioa de son maître. S'il a cru par un cbangemeot miraculeux gui s'est lait en lui , il n'en faut pas davantage pour me convaincre, car il n'y a que Dieu qui poiu^ avoir été l'auteut d'un pareil miraele; et quand le démon ( ce qui n'est pas ) aurait le pouvoir d'agir immédiatement sur les esprits des boinmes , il n'aurait pas usé de ce pouvoir pour faire croire à saint Tbomas ce qui relevait la gloire de Jésus-Girist, puisque le démon, capital ennemi de Jésus-Christ,biealoin de travailler à sa glaire, travaille de toutes ses forces à la détruire. Il fallait donc que ce fdt Dieu même qui edt changé l'esprit et le oœur de saint Thomas, et qui^ dans un moment, d'opÎDÎdtre et d'inflexible qu'il était) l'eût rendu souple et docile : or , cela seul serait un miracle plus convaincant que tout ce qu'il y a jamais eu de plus miraculeux. Hais non, dûétieas , il n'y eut point proprement de miracle danc la conversioo de saint Jboiaas.J'avoue qu'elle fut surnaturel^ pui»qu'etie procédtcd'uw grice surnaturelle; mais, suppoiéUiBvçurqueJéflus-Christfitàsamï Thomas de SI loanUiBltei ibûi de lui découvrir ses plaies, d« lui permettra Mm tMiqfaet, de lui parler , de lui faire dos rcproehei , de le consoler et de l'iostniire ; supposé, dis-je, tout cela , ce ne bit point une cbosf surprenant* <|im saint Thomas crût; et si noU|i avions fté àHiplac»* quelque ii^crédules que nous soyons, noua «nciovs fvu comme lui. Or, cette évidence delà lésuDeotioiL de JésuB-Chri^ qui disripa en un ÏBil|ant)o«t «a que l'wfldélUé.^vatt formé dennafo dau Fesprit de eftdisoiplft„qui le rempli^ dts InmièRa de btlbl la» flm vivejtet. les plus briltantet; fui,bisant naître nette mtu danisop cqeur, la fit iiissitAt éclater pftr sa bouobe , w plutôt , pour parier «vee saiid Léon, ipii.d'une bowfae iiifidèje tir|[ oette excellente oonfeesion : i)çtniam nmu et Oau vMw ; Mon Seigneur et OMKiJMeu : voilà ce que j'appelle le renràde de notte AurMulité; «ar qui ne croi' rait pas à un tém«(puge que la seule force de la vérité ooBnuesnsdM à oetui, Ktême qui la combattait avee plus d'obstination? Quand saint Piul, après sa eonv«sioii,préduitlenoinde Jésus-Christ dans les qrnagogoet, CJÊentare dit^'il confondait les Juifs, C'o>i/tmde6a//urf«of.' pourquoi? parce qu'ayant été Il perséeuleur déclaré duiwm de Jésu^ph^ist, les Juifo ne pouvaient ni récuser, ni r^er |e témoignage qu'il readait en&veur decet HommerDieu. Carvous le saves, leur diaait-il, mes frères, de quelleiMBiàre j'ai vécu dans le judaïsme, et avec quel «teèf de fureur je Esisais la guerre àcette nouvelle ÉgUie que je neonnais ai^ourd'bui pour !'£gltse dt Dieu. U est vrai, j'étais infidèle comme voua, et plus rafadie atii lumières de la grice que wui; mais c'est pour cela que Dieu a jeté les yeux
sur moi , et que Jésus-Christ a voulu exercer envers is miséricordes , afin que je devinsse un exetnli vous obligeât à croire en lui. Oui , c'est lui-
qui m'a parlé, et qui , par le plus étonnant de es prodiges, m'a mis dans la disposition où ne voyez, qui m'a abattu pour me relever, qui 'euglépourm'éclairer, qui, de blasphémateur ^ts, m'a fait son apStre, et qui , pour répa-
des outrages qu'il a reçus de moi , veut maiat que je lui serve de témoin auprès de vous. Ces ss, dJE-je, dans la bouche de saint Paul, avaient trtu toute divine ; et saint Luc ajoute que c'éssez qu'il assurât que Jésus-Christ était le : , pourfermer la bouche à tous les ennemis du hrétiea : Con/undebal Judxos affirmaiu guohic est Ckrisba. {Mt., 9.) Orje dis cela même nt Thoitias : pour confoi)dre l'incrédulité sur :t de la résurrection, et par conséquent de la lé de Jésus-Christ , saint Thomas n'avait qu'à Qtrer, et qu'à dire hautement : C'est moi qui ittais cette résurrecticn, mol qui ai fait foir 'opposition à la croire, mais qui suis aujourforcé ,de la reconnattre, et ^ui ne veux plus q|ie pour l'a publier : il m'en coûtera la vie ; Lrop t»ureux si, par l'effuston de mon sang, i rendre à upé si sainte vérité le témoignage lui dois : ce témoignage m'attirera la haine de ma nation;, mais je compterai pour rien d'être i à toute la haine du peuple , pourvu que j'an-
la gloire de mon Dieu. Encore une fois , qui it inspirer à cet apâtre des sentiments si gé- I? était-cç préoccupation, étalt>«e intérêt, » renversement d'esprit? on plutât n'est- il pas it que ce ne fut rien de tout cela? et puisque version de cet apâtre ne peut être expliquée disant que c'a été l'effet, mais l'effet inconteset palpable de la vérité qu'il avait vue, que este-t-il à souhaiter davantage pour l'alTermistdenotrefoi?
i-seulement la fpi de saint Thomas est un aritqui nous convainc, mais une l^n qui nous it ; et qui , après nous avoir réduits à la nécese croire, nous apprend encore ce que nous S croire. Car, comme remarque Guillaume de
par une seule parole, ce grand saint est dee théologien, le docteur, le maître de toute ié,aéclaircila foi de tous les siècles, a dissipé I les tépèbres dont la malignité de l'hérésie dems la suitedes temps obscurcir nos principaux res. Et prenez garde, en effet, mes chen urs , ce qui fait l'essentiel et le capital de notre est de croire que Jésus-Christ est Dieu ; sans ointdeidiristianisme, sans cela, pomt de relisans cela point de grice ni de salut. Fussionsdes anges de lumière, fussions-nous des hommes de miracles , si nous ne confessons 1> dir