DEUXIÈME PARTIE
n n'est rien de plus rare dans le monde qu'un homme humble et élevé, puissant et bienfoisant^
POUR LA FÊTE DE SAINT JEAN L'ËVANGËLISTE
modeste par rapport à lui-même et charitable à l'égard des autres. Ce tempérament d'élévation et de modestie a je ne sais quoi qui tient de la nature des choses célestes et de la perfection même de Dieu; car Dieu, le plus parfait de tous les êtres, est aussi ]e plus simple et le plus égal : les cieux , dont la sphère est supérieure à celle de la terre , sont , dans leurs mouvements rapides, les corps les plus réglés et les plus justes ; et c'est Texcellente idée que saint Jérôme nous donne d'une sage modération dans les prospérités humaines. Mais ce qu'il y a de plus admirable, ajoute ce Père , c'est avec cette modération uu naturel heureux , ouvert , libéral et obligeant ; de sorte qu'on mette sa gloire à faire du bien , qu'on ne renferme point en soi-même les grâces dont on est comblé, qu'on se plaise à les répandre au dehors, et qu'on ne les reçoive que pour les communiquer. Alors, chrétiens, la faveur du particulier devient le bonheur public, et le favori n'est plus que le dispensateur des bienfaits du souverain; semblable à ces fleuves qui ne ramassent les eaux et ne se grossissent que pour arroser les campagnes, ou comme ces astres qui ne luisent que pour rendre la terre, par la bénignité de leurs influences, beaucoup plus féconde. Or, voilà le second caractère de la faveur de saint Jean : elle a été modeste et bienfaisante; en pouvait*il faire un usage plus saint et plus propre à nous servir d'exemple?
Je dis, modeste par rapport à lui. Voyez, dit saint Augustin , avec qudle humilité il parle de luimême, ou plutôt, voyez avec quelle humilité il n'en parle pas. Jamais (cette remarque est singulière) , jamais dans toute la suite de son Évangile, s'est-il une fois nommé? jamais a-t-il marqué qu'il s'agit de lui , ni fait connaître qu'il eût part à ce qu'il écrivait? Pourquoi ce silence? Les Pères conviennent que ce fut un silence de modestie, et qu'il n'a voulu de la sorte supprimer son nom que parce qu'il n'avait rien que d'avantageux et de grand à écrire de sa personne. C'est ce disciple, dit-il toujours, Bic t$i cUscipuhts iUe ( Joàr. , 21 ) , ce disciple qui rend témoignage des choses qu'il a vues ; ce disciple dont nous savons que le témoignage est vrai : ne croiraiton pas qu'il parle d'un autre que de lui-même, et qu'en effet ce qu'il raconte ne le touche point ? Il ne dit pas : C'est moi qui eus l'honneur d'être aimé de Jésus, c'est moi qui fus son confident, c'est moi qui entrai dans ses secrets les plus intimes; il se contente de dire : C'est ce disciple que Jésus aimait : ZHscipulus quem diiigebat Jena (Id. ) : laissant aux interprètes à examiner si c'est lui qu'il entend, et, par la manière dont il s'explique , leur donnant lieu d'en douter ; disant et publiant la vérité, parce que son devoir l'y engage , maïs, du reste dans la vérité qu'il publie et qui loi est honorable, cherchant à n'être pas connu, et jusque dans son propre éloge
pratiquant la phis héroïque humilité. Si même, sans se nommer, il eût dit : Cest ce disciple qui aimait Jésus, c'eût été une louange pour lui, et la plus délicate de toutes les louanges , puisqu'il n'y a point de mérite comparable à celui d'aimer Jésus- Christ. Mais ce n'est point ainsi qu'il parle ; il dit: C'est ce disciple que Jésus-Christ aimait, parce qu'à être simplement aimé, il n'y a ni louange ni mérite, et que c'est une pure grâce de celui qui aime : voilà comment l'humilité de saint Jean est ingénieuse; voilà comment elle sait se retrancher contre les vaines complaisances que peuvent faire naître dans un cœur les faveurs et les dons de Dieu : que si néanmoins ce grand saint est quelquefois obligé de se déclarer et de parler ouvertement de lui, comme nous le voyons, surtout dans son Apocalypse; ah! mes chers auditeurs , c'est en des termes bien capables de confondre notre orgueil, en des termes que rhumilité même semble lui avoir dictés. Écoutez-les, et dites-moi ce que vous y trouverez qui se ressente, non pas de la fierté ou de la hauteur, mais de la moindre présomption qu'il y aurait à craindre de la part d'un favori : Ego Joannes ,f rater tester. ( ^poc. , 4. ) Oui , dit-il , en s'adressant à nous et à tous les fidèles qu'il instruisait dans ce livre divin , c'est moi qui vous écris, moi qui suis votre frère, moi qui me fsds un honneur d'être votre compagnon et votre associé dans le service de Jésus-Christ : Ego/rater vester. Un apôtre, chrétiens, un prophète, un homme de nûracles, le favori d'un Dieu se glorifier d'être notre frère, et mettre cette qualité à la tête de toutes les autres, est-ce là s'élever et se méconnaître ?
Faveur non-seulement modeste dans les sentiments que saint Jean eut de lui-même , mais utile et bienfaisante pour nous; et c'est ici que je vous prie de vous appliquer et de comprendre combien nous sommes redevables à ce glorieux ap6tre : car n'est-il pas étonnant qu'un homme si grand devant Dieu ne soit entré dans la faveur de son maître que pour nous en faire part, et qu'il n'ait été , si je puis user de cette figure , un vaisseau d'élection , que pour contenir les lumières et les grâces abondante qui nous étaient rés^vée8,:et que Dieu par son ml* nistère voulait nous communiquer? Or, c'est de quoi nous avons l'évidente démonstration, et la voici : car si Jésus-Christ confie ses secrets à saint Jean, saint Jean, sans crainte de les violer et par le mouvement de la charité qui le presse, nous lès révèle ; si Jésus-Christ, comme Fils de Dieu , lui découvre les plus hauts mystères de sa divinité, saint Jean se r^arde comme inspiré et suscité pour en instruire toute l'Église; si Jésus-Christ, comme Fils de l'homme , lui apparaît dans lllede Pathmos , et se manifeste à lui par de célestes visions , saint Jean , animé d'un zèle ardent , prend soin de les rendre pu-
POUR LA FÊTE DE SAIÎST JEAN L'EVANGÉUSTE
bliques, et Teut, pour Fédification du peuple de Dieu, qu'on saehe ce quMI a tu et ce qu'il a entendu dans ées prodigieuses extases : au lieu que saint Paul , apr^ avoir été ravi jusqu'au troisième ciel, avoue seulement que Dieu lui avait appris des choses surprenantes, mais des choses inef£si>le8, et dont il n'était pas permis à un homme mortel de parler, Arcana verba qux non licet homini loqui ( 3. Cor, , 13 ) ; saint Jean , plein de cet esprit d'amour dont il a reçu Ponction , tient un langage tout opposé : Quod vidimus et audivimus^ hoc annuntiamus vo* 6i#, fdetvos soeietatem habeaUs nobUcum. (1. XoÀN. , 1 0 Je vous prêche , disait-il , mes chers en* fants , ce que j'ai vu et ce que j'ai ouï , afin que vous soyez unis avec moi dans la même société; car je ne veux rien avoir de caché pour vous, et tout mon désir est de vous voir aussi éclairés et aussi intelligents que je le suis moi-même dans les voies de Dieu : sans cela mou zèle ne serait pas satisfait; sans cela les hautes lumières dont Dieu m'a rempli ne seraient pas pour moi des grâces entières et parfaites ; c'est pour vous qu'elles m'ont étédojinées, c'est pour vous que j'ai prétendu les recevoir, et voilà pourquoi nonseulement je vous prêche, mais je vous écris tout ceci afin que votre joie soit pleine et qu'il ne manque rien à votre bonheur : Et hxc scribimus vobis ut gaudeatîs , et gcmdium vestrum sît plénum. ( Id. ) Aussi, est-ce à saint Jean que nous devons la connaissance des personnes divines ; c'est lui qui nous a découvert ce profond abtme de la Trinité, où notre foi ne trouvait que des obscurités et des ténèbres ; c'est de lui, selon la remarque de saint Hilaire, que l'Église a emprunté toutes les armes dont elle s'est servie pour combattre les ennemis decet auguste mystère. Par où confondait-on les ariens ? par l'Évangile de saint Jean : par où les sabelUens , les ma- .cédoniens et tant d'autres hérétiques , étaient-ils convaincus d'erreur dans les anciens conciles ? par rÉvangile de saint Jean : c'est saint Jean qui nous a donné , en trois courtes paroles , tout le précis de la plus éminente théologie et de la plus sublime religion, quand il nous a dit que le Verbe s'est fait chair : F^erbum caro factum est. (Id.) Marie, belle pensée de saint Augustin, ne la perdez pas, Marie nous a rendu ce Verbe sensible , et saint Jean nous l'a rendu intelligible : Marie l'a exposé à nos yeux, lorsqu'elle l'a enfanté dans l'étable de Bethléem; et saint Jean Fa développé à nos esprits, lorsqu'il nous a expliqué que le Verbe était en Dieu avant la création du monde , ce que Dieu faisait par hil au commencement du monde, et ce qu'il a commencé à être hors de Dieu , quand Dieu a voulu réparer et sauver le monde. Les autres évangélistes se sont contentés de nous annoncer la génération temporelle dé ce Verbe incarné; mais saint Jean nous a conduits jusqu'à la source de la génération éter- I
nelle du Verbe incréé. D'où vient que le Saint-Esprit nous a représenté ceux-là sous des symboles d'an!» maux terrestres , et saint Jean sous la figure d'oo aigle; mais d'un aigle, dit l'abbé Rupert, lequel, après avoir contemplé fixement le soleil , se platt à former ses aiglons , à les élever de la terre, à leur, finre prendre l'essor, et à les rendre capables de soutenir eux-mêmes les rayons de ce grand astre. Or, en nous fidsant connaître le Verbe, saint Jean nous a révélé tous les trésors de la sagesse et de la science de Dieu, puisque la plénitude de ces trésors est dans le Veri)e, comme dit saint Paul, ou plutôt n'est rien autre chose que le verbe de Dieu même, et voilà l'essentielle obligation que nous avons, en qualité de chrétiens , à ce disciple bien-aimé et fayoru
Mais admirez avec quel ordre ces secrets de la divinité nous ont été communiqués ; c'étaient des secrets inconnus aux hommes, parce qu'ils étaient cachés dans le sein du Père. Qu'a fait Jésus-Christ? lui qui repose , comme Fils unique, dans le sein du Père, il les en a tirés, Unigenitus quiest in $inu FaMs, ipse enarravit ( 1 . Joan. , 1 ) : mais ce n'est pas assez; car ces secrets ayant passé du sein du Père dans le sein du Fils, il fallait quelqu'un qui les allât chercher dans le sein du Fils, et c'est ce qu'a foit saint Jean, lorsqu'il a reposé sur le sein de Jésus-Christ; et parce que saint Jean était lui-même comme un sanctuaire fermé , lui-même , par un saint zèle de notre perfection, nous a ouvert ce sanctuaire en nous révélant ce qu'on lui avait révélé, et en nous confiant ce qu'on lui avait confié : ainsi conclut Hugues de Saint-Victor, saint Jean reposant sur le sein du Fils de Dieu, et le Fils de Dieu dans le sein de son Père, Unigenitus insinu Patris, Joannes in sinu UnigeniU ( Huu. jl S. Vigt.) ; le Père n'ayant point de secret pour son Fils unique, son Fils n'en ayant point voulu avoir pour son disciple bien-aimé , et le disciple bien-aimé s'étant ùàt une loi et un mérite de n'en point avoir pour nous; ces secrets , d'où dépendait notre bonheur et notre salut, sont venus, par une transfusion divine, du Père au Fils, du Fils au disciple , du disciple à nous ; en sorte que nous avons connu Dieu , et tout ce qui est en Dieu.
Excellente idée, mes chers auditeurs , de la manière dont nous devons user des faveurs et des grâces du ciel. Être humbles en les recevant, et en fiiire le sujet de notre charité après les avoir reçues. Prenez garde : être humbles en recevant les faveurs de Dieu ; car si nous nous en prévalons, si nous nous en savons gré, si , par de vains retours sur nous , elles nous inspirent une secrète estime de nous-mêmes, dès là nous les corrompons, dès là nous en perdons le firnit , dès là nous nous les rendons noi»seulement inutiles, mais pernicieuses. Qu'avezvoufl , disait l'apêtre des Gentils , que vous n'ayei
iSO
POUR LA FÊTE DE SAINT JEAN L'ÉVANGÉUSTE
pas reça? ponrqaoi yoiu en glorifiez-rous , comme si yous le teniez de vous-mêmes ? QiHd habes quod non accepisH; si atUem accqpUH, quid gloriaris guasi non acceperisf ( 1. Cor., 4. } Or, supposez ee principe incontestable, quelque avantage que nous ayons reçu de Dieu, il doit être aisé de conserver l'humilité du cœur : car outre que ces feveurs de Dieu, par la raison que ce sont des faveurs, ne nous sont pas dues , et qu'elles ne viennent pas de notre fonds ; outre que de nous-mêmes nous ne pouvons jamais les mériter, et, par conséquent, r[ uc nous ne pouvons sans crime nous les attribuer ; outre que nous en sommes , conune pécheurs , primitivement indignes, la seule pensée que nous en rendrons compte un jour à Dieu, suffit pour réprimer tous les sentiments d'orgueil qu'elles pourraient exciter en nous. Et en effet , si nous faisions souvent cette réflexion , que ces grâces , soit intérieures , soit extérieures , soit naturelles , soit surnaturelles , dont Dieu nous favorise, en nous les donnant ou plus abondanmient qu'aux autres , ou même à Fexdusion des antres ; que ces grâces , dis-je , sont ces talents évangéliqnes qui doivent servir à notre pré* destination étemelle ou à notre réprobation ; que plus nous en aurons reçu , plus Dieu nous jugera rigoureusement ; que ce sera peu de n'en pas avoir fait un mauvais usage , mais qu'on nous en demandera l'intérêt, et qu'un des chefô les plus terribles de l'examen que nous aurons à subir , sera notre négligence à les &ire profiter : si nous méditions bien ces vérités solides et importantes , il serait difficile que la vanité trouvât jamais entrée dans nos esprits. Lecroirez-vous, durétiens?mais ilnedépend point de vous de le croire ou de ne le pas croire, puisque c'est un fait certain et avéré : rien n'a rendu les saints plus humbles que les faveurs et les grâces dont Dieu les a honorés. Cest ce qui les a fût trembler, c'est ce qui leur a causé cette douleur vive et cette confusion sahitaire de leurs relâchements et de leurs tiédeurs. La vue de leurs pédiés les alarmait; mais la vue des grâces qu'ils recevaient continuellement, et dont ils craignaient d'abuser, ne les étonnait pas moins. Or il serait bien étrange que ce qui a été le fondement de leur humilité fût la matière de notre présomption, et que nous vinssions à nous enorgueillir de ce qui les a saisis de frayeur et confondus. Fussions-nous, comme saint Jean, lés âiToris de Jésus-Christ , il ûnt être humble : autrement, de tàyon de Jésns-Qirist , on devient un réprouvé.
J'iyoute qu'il tant être bienfaisant et charitable, en communiquant aux autres les ûveurs qu'on a reçues de Dieu. Youlez-vous, dirétiens , vous appliquer utilement cette maxime? en voici le moyen facile , et maintenant plus nécessake que jamais. Il y en a dans cet auditoùre que Dieu a libéralement
pourvus des biens de la terre, et en cela il les a fàvorisés; car les biens même temporels par rapport à leur fin , qui est le salut, sont des faveurs et des grâces. Mais , du reste , qu'a prétendu Dieu en vous donnant ces biens temporels ? n'a-t-il point eu d'autre dessein que de vous distinguer , que devons mettre à votre aise , que de vous faire vivre dans fabondance, pendant que les autres souffrent? Ahl mes chers auditeurs, rien n'est plus éloigné de ses intentions *, et ce serait Mre outrage à sa providence, de penser qu'il eût borné là toutes ses vues. En vous donnât les biens temporels , il prétend que vous en soyez les distributeurs , et qu'au lieu de les resserrer par une avarice criminelle , vous les répandiez avec largesse sur les pauvres et les misérables.
Tel est l'ordre qu'il a établi ; et cette largesse, surtout dans un temps de nécessité publique comme celui-ci, n'est point un conseil ni une œuvre de surérogation , mais un précepte rigoureux et une loi indispensable : car tandis que les pauvres gémissent, se persuader qu'on puisse fedre ou des épargnes, ou des dépenses dans une autre vue que de pourvoiràleursbesoins;nepasaugmenterraumône à proportion que la misère croît; ne pas vouloir se priver de quelque chose pour contribuer au soula* gement des membres de Jésus-Christ; ne pas rabattre quelque chose de son luxe pour les faire subsister ; être aussi magnifique dans ses habits , aussf prodigue dans le jeu , aussi adonné à la bonne chère et aux vains divertissements du monde, c'est ce qui ne pent s'accorder avec les principes de notre religion; et il n^y aurait plus d'Évangile, si Ton pouvait ainsi se sauver. Souffrez cette remontrance que je vous fais : ce n*est pas seulement par le zèle que je dois avoir pour les pauvres , mais par celui que Dieu m'inspire pour vous-mêmes ; ce n'est pas seulement pour l'intérêt de la charité , mais pour celui de la justice. Voilà ce que saint Jean lui-même vous demande aujourd'hui , pour reconnaître ce que vous lui devez. H veut que vous soyez ses imitateurs ; que , comme il vous a fait part des trésors du ciel , vous fassiez part à vos frères des biens du siècle. Car il a droit de vous dire id ce que disait saint Paul aux premiers chrétiens : il nos vMs spirUva" Ua semhiavimiu, magnum est si nos camalia vestra metamusf ( 1. Cor. , 9.) Quel tort vous faisons-nous , lorsque , après avoir semé dans vos âmes les biens spirituels, nous prétendons recueillir le fruit de vos biens temporels? Si c'était pour nousmêmes , vous pourriez tous en plaindre avec raison ; mais que pouvez-vous donc alléguer, quand c'est pour d'autres , quand c'est pour les pauvres , quand c'est pour vos frères mêmes que nous vous sollicitons ? ilfa$ritiimes# ^ iiof corno/la t^es^ra metomtcs f Adievons, dirétiens> et apprenez enfin comment la &veur où fut saint Jean auprès de Jésos-Christ
POUB LA FÊTE DE SAINT JEAN UÉVANGÉUSTE
n^a point été pour ceux qai n'eurent pas le même avantage ^ une fiveur odieuse : c'est la troisième partie*