LE VINGT-DEUXIÈME DIMANCHE APRÈS LA
PENTECOTE.
SDR L4 Rssrmmoii.
Sujet. Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu.
Nous devons surtout à César, c*est-à4ire an prochain , une Jusie restitution des biensque nous hii avons enlevés.
Dmsioii. Rien de plus aisé que de se trouver de\'ant Dieu coupable d'une injuste usurpation, et rien de plus diffidlequede la réparer; première partie. Rien de plus faux que l'impossibilité prétendue par la plupart des hommes de fahre cette réparati<m, et rien de plus vrai que l'impossibilité du «dut sans cette réparation ; deuxième partie. Donc rien sur quoi nous devions plus trembler et plus nous défier de nous-mêmes, qoe sur le si^et de la restitution.
pRBnÈRB PAans. Rien de jJns^ aisé que de se trouver devant Dieu coupable d'une Injuste usurpation, et rien de plus difllcfle que de la r^wrer.
1. Facilité de commettre l'ii^ustice et de se trouver chargé du bien d'autrui. Deux raisons qu'en donne saint Chrysostême : la cupidité qui est en nous , et les occasions fréquentes qui sont hors de nous. La cupidité est insatiable, et veut tdjjoors avoir : de là tant d'artifices qu'elle emploie , tant d'usures , de simonies , de contrats simulés. Ajoutez à cette convoitise les occasions très-fréquentes de la satisliire. Un domestique a le bien de son mattre en. tre le» mains; un marchand négocie, donne et reçoit; un homme est dans. une charge, dans une commission, où il peut prendre à son gré ; un grand a des dettes, et par son crédit peut s'eiempter de payer : ainsi d'une infinité d'autres occasions. Ce qui redouble le péril , c'est que ces occasions si dangereuses, on les recherche, bien loin de les fuir. On veut se procurer certains emplois, on veut avoir certains maniements de deniers. Emplois avantageux selon le monde, mais bien pernicieux pour la consdeuce.