Première partie. U gloire du corps de Jésus-Christ
^est Ravoir été donné à l'Élise dans le saint sacrement de FAutel. n était juste que Jésn^CMittrevaillât à honorer sa
diair,etdeox raisons l'yobHgealenttl.nionneurquMl avait ^tàcetle chair de contracter avec elle une alliance si
étroltedMssonfacamation;2.1es humiliations extrêmes à quoi 0 Favail réduite dans sa passion. Or, c'est dans la divme eucharistie qu'A l'élève Jusqu'à être l'aliment de nos âmes; et que, toute malérieUe qu'eUe est , fl loi donne la vertu de vivifier nos esprits.
Après cela Ikut-U s'étonner que Jésus^hrist nous ail proposé son corps à adorer dans nos temples? car nous l'y adorons, disent sahit Ambroise et saini Aogusthi : deux témoignages bien puissants contre les hérétiques. Cest pour cela même aussi que TÉglise a insUtué cette fête, que noos célébrons à rhonnenr do corps de Jésus-Christ.
Mais pourquoi celte cérémonie, de porter en pompe le corps du Ffls de Dieu? C'est 1. en mémoire de ce qu'A se porta lai-même, quand il distribua à ses apêtres sa chah* et son sang; 2. en action de grâce de ce qu'il aUait luimême autrefois parcourant les villes et les bourgades; 3. pour lui fhire une réparaUon authentique des opprobres nu U souflHt dans les rues de Jérusalem, lorsqu^il fut traîné
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•fl
de tribunal en tribunal54.poorlollldrehoniiear, dft le cit
surl'hérédedanslesacrementdesoocûitisjft. poorklMn comme une amende honorable de tant d-outrages' mi'il â ^v^ ^if^* "*^ ^^' ^ «miuralsdîr^ ^ I eoc^ Qijeue doit donc être, pendant cetti octave, reccnçtion d'mw âme fidèle? d'eotrer dans tes 8«jtoenlsd.n£gH^ ^^ ,^^^^
nédempteor.
DwntaB mm La gMi« de rÉglte, e'ert d'avoir
n^Ji!^',*^ *'"*' P»' ». »• <I«*«n« est honorée d.
E^^r**^"*""*"^ '' »• «!»'««•«« honorée de M.
«rtwhai. ei de» lta>iliarité h ph» Mine; 3. qu'eUeeet
<n«me boMrte de rmitai ta plos pMfctte arec loi. pni». qoe ceMen-homme, par le moyen de son «acranent. awittaiBt fldèfc», qui aont le* membre* de rÉgliie U
!?"' *f*««» •" «« : <<dl«nent «n» dan. la pewée de. Fin», reodMTlMieegt povr nous comme imenteiidon da myâtèrederineamation; 4. qu'elle eat enfin noniriede Mn ooip. et de «m ung adorable.
De tout ced mu devon. remporter deux MBiimenU : I. « Kqwet et de vénération pour rÉgliM: 3. de cèle I»«riiino«eBoe et la potelé de no. «orpe. Respect et v«riératioa pour l'Église ; car pooTons-nous Ilionorer a.- ««aprèe<iueiégu«^3liri8tra tant Iwnorée? Cependant
c«t nooMuéme. ton. iMjoaraqnl ladé«honoron..Zèl« pew^l innocence et la pnreté de no« oorp«, pai»ae en
vertu de k commonion, il» deriennentle» MBCtoaiw. Tf. ^ .**'«* ■»«>«• *• MM»«hrbtméme; Qoelie indl-
gatédooe et quelle borreor, de ie« proltoer par de. exe», nonteox!
STO LA CONCEPTION BB LA VIEBGE
Stoet. Jacob/ut père de Joseph, Vépoux deMarie, de laquelle est néJéttu qtiCon appelle Christ Voflà le plus M éloge de Marie; Tdlà ce qoi rend sa concepUon noo-seolement si gloricose, mais si sainte L Eglise prétend honorer aojourd'huî la ffice qui la sanctifia dès le moment qu'elle fut conçue, et c'est de là que noM^ons tirer de solides instructions pour nous.
DmsMMi . Marie, parle privilège de sa conception , pleine, nacnt victorieuse do péché , noos fUt connaître, par one règle toote contraire, l'état malheoreox oh noos a rédoits
le péché: première partie. Marte sanctifiée par la grâce de •a coDceptioD, noos feH eonnattre l'heoreox état où noos âommes élevés par la grâce de nohre baptême : deoxième partie. Marie fid^ à la grikse de sa conception, noos fUt oonnatire, par son eiemple, robligation indispensable qoe noos sTons de ménager et de conserver la griU» euTerln de laqœlle noos sommes tout ce qoe noos sommes : trôl. sième partie.
PnEMiÈns pauto. Marie, par le priTilége de sa conception, pleinement victorieose do péché, noos Adt eonnattre, par one règle toote contraire , Pétat malheoreox où noos a réduits le péché. Tous les autres STantages qoe poorait avoir Marie dans sa conception , n'eussent rien été aox yeox de Dieo sans la grâce, et Keo & ce moment ne la considéra, ni ne restima, que parce qu'elle lui parut dès lore revêtue de la grâce. De là comprenons, 1. quel est le fond de notre misère, d'avoir été conçus bore de la grâce, 2. quels en sont les effets, puisque par là nous neos
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troaTOQS malbeoreosement sojeU àtoos les désordret que traîne après soi le péché d'origine.
Ce n*est pas assez; mais 1. le comble de notre misère, c'est qae, toat humiliante qn'elle est, elle ne nous humilie pas; 2. l'excès de notre misère, c'est que, toute déplorable qu'elle est, nous ne la déplorons pas ; 3. le prodige de notre misère, c'est qu'au liea]de la déplorer, nous nous aveuglons tous les jours jusqu'à nous en féliciter et nous en glorifier; 4. l'abus de notre misère, c'est que nous en tirons même avantage, jusqu'à nous en servir oooune d'une excuse dans nos péchés, et jusqu'à nous en prévaloir contre Dieu; 5. la malignité de notre misère, c'est ipie le péché où nous avons été conçus , bfecte dans nous tout ce qui vient de Dieu et tout ce que nous avons reçu de Dieu : 6. rabomination de notre misère , c'est que , non contents d'être enfants de colère par nature, nous le •ommes et nous voulons bien Tètre pas notre choix; 7. rabomination de désolation dans notre misère , c'est qu'outre le péché de nos premiers parents, qui est retombé sur nous, nous suscitons encore tous les jours dans le christianisme de nouveaux péchés originels , pires que celui-là , et d'une conséquence pour nous plus pernicieuse.
DEDxièxE PARTIE. Marie sanctifiée par la grâce de sa conception, nous fidt connaître l'heureux état où nous somnoes élevés par la grâce de notre baptême. Cette grâce que reçut Bfarie dans sa conception, 1. sanctifia sa personne ; 2. rdeva le mérite de toutes les actions de sa vie. Grâce qui sanctifia la personne de Marie, et qui par là même la disposa à être la mère de Dieu , en la rendant digne de Dieu ; grâce qui releva le mérite de toutes les actions de Marie, puisque la mère de Dieu, dans tout le cours de sa vie, n'a pas fait une seule action qui n'ait tiré son prix et sa valeur de cette première grâce.
Ainsi , par proportion, la grâce de notre baptême 1 . sanctifie nos personnes, 2. répand sur nos actions un mérite qui les rend dignes de la vie étemelle que nous devons posséder en Dieu. Elle sanctifie nos personnes, en nous élevant jusqu'à hi dignité d'enfontsdeDieu. Quel avantage f voilà le t^tre qui foil notre véritable grandeur. Elle répand sur nos actions un mérite qui les rend dignes de la vie étemelle : car en vertu de cette grâce , nous devenons les héritiers de Dieu et les cohéritiers de Jésus-Christ ; et toutes nos bonnes œuvres , consacrées par cette grâce, nous donnent on droit certam à la gloire céleste.
Tboisième paetib. Marie fidèle à la grâce de sa oonception nous fiiit connaître, par son exemple, l'obligation indispensable que nous avons de ménager et de conserver la grâce par où nous sommes tout ce que nous sommes. 1 . Marie , quoique exempte de tonte faiblesse et confirmée en grâce dans sa conception, n'a pas laissé de fuir le monde et la cormption du monde; 2. Marie, quoique conçue avec tous les privilèges de l'innocence , n'a pas laissé de vivre dans rausténté et dans les rigueurs de la pénitence ; 3. Marie, quoique remplie du Saint-Esprit dès l'instant de son origfaie , n'a pas laissé de travailler ; et, sans mettre jamais de bornes à sa sainteté elle a toujours été croissant en vertus et en mérites.
1. Marie a fui le monde, quoique le monde n'eût rien pour elle de dangereux; et nous, pour qui n est si contagieux , nous le recherchons , et nous prétendons que Dieu , pour nous y soutenir malgré notre faiblesse, fasse des mir»cles.
2. Marie a vécu dans la pénitence, quoiqu'elle eAt éiéeoBçue avec tous les privilèges de Thmocenoe; et nons, pécheurs, nous voulonsgoûter tontes les douceurs de U vie
3. Marie, quoique pourvue d'une grâce surabondantA, s'est néamnoins toiqoars appliquée à croître en vertus et en mérites; et nous, ai qui la grâce laisse toujours on ai grand vide , quelque peu de biea qat nous fassions , noae nous en tenons là.
Compliment au roL
1^ son L'AimoilGUTION M Là TDBIGB.
9^an.ÀhfsMarUditàV€mffe:Jè$uêslasen>amiBém Seigneur ; qu'ti me Mtfait selon votreparole^
C'est en conséquence de cette réponse et de ce coixseii» tement de Marie, que le Fils de Dieu descendit de ta gloire etsincaraa dans les diastes entrailles de cette viergn.
Divisioif. Marie conçut le Verbe de Dieu, et par l*hiimilité de son cœur, première partie ; et par la pureté ds son corps, deuxième partie.
PRBinÈRE PARTIE. Msric couçut Ic Verbe de Dieu par l'humilité de son cœur. Cest l'humilité, dit saint Augoa. tin, qui , de la part ie Phomme , doit être la première et ressentielle disposition aux conmiunications de Dieu : ai donc Dieu choisit Marie pour sa mère , préférablement à toute autre femme, c'est qu'elle lui parat seule dans l'état de cette humilité parfaite qu'il demandait
Et en effet, remarquesaint Bernard, un Dieu qui lui-même était sur le point de slmmilier jusqu'à l'excès en se revêtant de notre diair, devait avoir des complaisances infinies pour rhumiliié. Maïs qu'y eutil donc de si singulier dans l'humilité de Marie? 1. Ce fut une humilité iolnte à la plénitude du mérite. On la salue comme pldne de grâces. Gratta plena; et elle répond qu'dle est la servante do Seigneur : Ecce ancilla Domini. 2. Ce f^t une humilité dans le comble de l'honneur. Un ange lui vient annoncer qu'elle sera mère de Dieu, Eeee concipies; et elle ne se donne que le titre de servante de Dieu : J^cce ancilla JDt^ mini. Or, voilà ce qui ravit le ciel ; voilà ce qui achève de déterminer le Verbe de Dieu à sortir du seia de son p^ pour se renfermer dans le sehi de BAarie. Tandis qu'elle s'humilie devant Dieu, le FUs de Dieu s'anéantit en eOe; Sfuinanivit semsHpsttm.
De là apprenons l'W-^.iiilité. Une mère de Dieu humble , un Dieu anéanti , quelles leçons pour nous ! Sans l'humilité il n'y a ni christianisme, ni religion, puisque sans rhucnilité n n'y aurait pas même d'incarnation ni d*Homme-Dleiu n est vrai que Thumilité est une valu assez inconnue à la cour; mais c'est pour cela même qu'il faut l'^f^rêcher, afin de Fy fahe connaître. Cependant , peut-on être humble et grand tout à la fois? En pouvons-nous douter depuis que le Fils même de Dieu a pu devenir humble en den>enrant Dieu , et depuis que Marie a pu être la plus humble de tontes les créatures, en devenant la mère de Dieu? Oui, on peut être humble et être grand; et Tavantage même des grands est de trouver dans Phumilité de quoi sanctifier leur condition , et de trouver dans leur condition de quoi rendre leur humilité plus sainte et plus prédeuse devant Dieu.
Deuxième PAanE. Marie conçut le Verbe de Dien par la pureté de son corps et par sa virgim'té. he prophète avait prédit que le Messie naîtrait d'une vierge; et il était , dit saint Bernard, de la dignité d'un Dieo, en se
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komme , d'avoir ime mère Tierge » puisque toute aatre eo» eeption que cdie-là eût obscurci Fédat et la gloire de sa ^inilé. Aussi , sek» la belle réflexion do même saint Bernard, toot ce mystère se passe entre Dieu, on ange et Marie, qui nous marquent autant de caractères différents de la plus perfidie pureté. Que de?ons-noos conclure de là? que Dieu étant par lui-même la pureté essentielle» il fallait et une pureté angâique, et une pureté Tirginale, pour oon* certer entre Dieu et l'homme cette ineflkUe union qui s'est accomplie dans le Verbe lUt diair.
; Dieu mèmey dans ce mystère, donne la préférence à la pureté Tirginale, en choisissant une mère Tierge, et lui dé« putant un ange qui n'est auprès d'dle que son ambassadeur. Ne nous en étonnons pas , poursuit saint Bernard , puisque la pureté de cette Tîerge était d'un mérite qui relevait audessus de celle des anges : car les anges sont purs par nature et par privilège de béatitude et de gMre ; mais Blarie l'était par choix et par vertu. Et jusqu'à quel pohit Fétait-dle? 1. Jusqu'à se troubler à la vue d'un angB;efretde sa vigilance pour conserver le trésor de sa virginité ; 2 . jusqu'à être prête à renoncer à la maternité divine, plutôt que de cesser d'être vierge; effet de sa constance pour ne pas perdre le trésor de sa virginité. Or c^est cela même qui engage Dieu à lui donner son Esprit : Spirihu SancHu superveniet in le; et à venir hrf-même dans die pour s'y faire chair: Ver» hum earo/aetum est.
Après cette ailianoe merveilleuse qu'un Dieu a contractée avec notre chair, qud soin ne devons-nous pas avoir de maintenir nos corps dans une pureté inviolable; et pouvonsnous trouver étrange que saint Paul et les Pèresaient témoigné une horreur spéciale pour rimpnreté? Le mystère de rincamation donne à ce pédié un caractère de malice tout particulier.
11* son L'iiaHmaiTioif in ia vnotGB.
SuiET. Xe Verbe $*est/ait chair, et il a demeuré parmi
^ noue,
* (Test le grand mystère que câèbre FÉ^se. Mystère de la bonté et de la charité de Dieu envers les hommes; mystère* qui, tout incroyable qu'il parait, a été cru dans tout le monde. H s'agit dans ce discours d'en donner une connalslance aussi parfaite que nous pouvons ravoir. i ) Division. Trois aOiances merveilleuses. Alliance du Teibe avec la chair par rapport à Jésus-Christ, qui devient Henne-Dieu : première partie. Alliance du Verbe avec la ehair par rapport à Marie, qui devient mère de Dieu : deuxième partie. Alliance du Verbe avec la chair par rapport à nous, qui devenons enfants de Dieu : troisième
IMortie.
'"PnanteB partie. Alliance du Verbe avec la chair par rapport à Jésus<3hri8t, qui devient Homme^Heu. Miracle que la foi nous révèle, et d'où il s'ensuit que la chair de rbomme , considérée dans la personne du Bédempteur, est vraiment la diair d'un Dieu , et qu'elle est entrée en possession de toute la gMre de Dieu. Delà vient encore que dans Mu8<airist , entre la chair et le Verbe , a n'y a rien eu de divisé, et que ce qui était vnii de Fun, par une communi- MtioB d'attributs , l'est aussi de raotre. Parce que la chair de Jésa»*Christ a été passible , nous disons que le Verbe de Dieu a sooflèrt ; et parce que le Verbe est égal à Dieu, nous ne eraignoiis point de dire que la chair de Jésns^Airist est àladroitedeDIeD.
Trois hérésies : 1 . de ceux qui ont combattu la divinité de Jésus-Christ; 3. de ceux qui n'ont pas voulu leconnattre rhumanité de Jésus-Christ; 3. de ceux qui, reconnaissant la divinité et l'humanité de Jésus^Hirist, ont seàle-
ment nié l'union de rune et de rentre, telle que le Saint- Esprit l'a A^, et telle qu'elle subsistera toijours. Dogmes impies, que rÉgKse a frappés de ses anathèmes.'
nest donc vrai que le Verbe de Dieu s'est règlement MX chair; et puisque la chair de ce Verbe &it homme est la diair d'un Dieu, jugeons avec quel sqjet saint Paul a prononcé un si terrible arrêt contre ceux qui la reçoivent indignement dans la communion. Qudle épreuve Marie fit-eDe d'elle-même avant que de consentir à l'faicamation de ce Dieu-Romme dans son sein? Faisons de nous la même épreuve pour nous disposer à la communion pascale.
DKUxiàm FARTiB. Alliance du Verbe avec la diair par rapport à Marie , qui devient mère de Dieu. Alliance que l'hérésiarque Nestorius ne voulut pas reconnaître , refusant à Marie le titre de mère de Dieu. Biais on sait avec quel zèle l'Élise prit les intérêts de cette vierge, et comment elle arrêtadans le concile d'Éphèse que le titre de mèrede Dieu serait un terme consacré contre l'hérésie nestorienne, comme cehii de consubstantiél^ l'avait été an concfle de Nicée contre Fhérésie arienne.
Ainsi nous croyons que Marie est véritablement mère de Dieu , et c'est sur cette maternité divineque sont fondés tous les honneurs que nous lui rendons. Nous n'en faisons pas une divinité, mais sans Fâever jusqu'à Dieu , estfl du reste unegrandeur eon^arableàcdle de cette mère deDieu ? CoBiidéroii !■ eent deux rapports, rm à Dieu, rentre aux hommes :1. Marie, mèrede Dieu, c'est le preinler rapport; 2. Marie mère de IHeu , devenue par là même la médiatrice et comme la mère des hommes, c'est le second. Or quelle gloire lui doit revenir de run et de rentre?
1. Marie , mère de Dieu, ta virginité et la maternité jointes ensemble, quel prodige! UnDieu dépendant d'unevierge en qualité de fils, quelhonneur pour cette vierge!
a. Marie, mère des hommes, puisque tous les hommes sont non-seulement les firères, mais les membres de oe Dieu-Homme qu'elle a porté dans son sein. De là, médiatrice et protectrice des hommes. Adressons4ious donc à die avec confiance ; ce ne sera pas en vain : mais nous en reo» vrons ce que tant d'autres en ont reçu.
TBOuiàn PAMR. Alliance du Verbe avec la diair par rapporta nous , qui devenons enflints de Dieu. Car le Verbe divin n'a pu se revêtir de la chair de rhomme , sans contracter avec les hommes la plus étroite affinité; et du moment qu'il nousa ainsi unis àlui, en sorte que nous ne faisons avec lui qu'un même corps, nous pouvons dire dans on sens propre et réd , que nous sommes enfknts de Dieu. Sur
cda, voyons 1. ce que nous devonsàDieu, 2. ce que nous nous devons à nous-mêmes.
1. Ce que nous devons à Dieu comme enfSuits de Dieu; l'obéissance à ses ordres, et le xèle pour sa gloire. Sans cda, que sert4l de l'appeler notrePère? Si cette obéissance et ce lèle nous doivent coûter, ils ont^encore plus coûté à Jésus-Christ.
2. Ce que nous nous devons à nous-mêmes comme enfante de Dieu : ne pas dégénérer de cette glorieuse qualité
par une conduite qui nous en rende Indignes.
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P* foi fcà PimancAnoH M L4
SufBT. Le temps de la purification de Marie étant accompli selon la loi de Hoîse , ils portèrent Fen/ant à Jérusalem pour le présenter ofu Seigneur.
TmI fl€k M frft mIm la loi , el noof ippraid «oninM&t nom devQM autu Mê^eu eiwafer la loi de Dion.
DiTWiii. Eb « 4M Hariê obéit à la loi y DOM tfMfOos la ooaftMJon éb BOtro orfaeil qii t'élèTO contre k loi de Men: preoiiè^ partie. BnceijDeMarieattnpealetoateelee iillhmitft ilft h M j nm tniuimt h TirTi'*r t tf m ^ nr iMliebelé^se^éceiingeaaBioiiidre effivtqailfout MMpMfgBNlerlaloidaDieo : deaiième partie.
pBBotaui r ABOB. 8Bee<^MarieobéilàlaloiyBoo8 troaTOBt la 4»BfiMion de noire orgueil ^ i'âàra ooBir» la loideDle«.IIoaeBOBaélevoM«OQtreeettelaidifiBe, 1. oarimo révolte de ooBor, a. par ob afnaglwneitf d'esprit : •r, robéisêanoe de Marie eonfoiid ai^oard'hQi roi et feutre.
I.BéfeiledeooBBr» lorwpie Bout diiOBS oooune Teage rebelle : iVon setviam; Je se veux point me sonmertre. Ceet surtout lepéebédes grands. Mais sont^ls plos grands que ne Tétait la Bière de Dien? Nonoenlenieat eOe se son- Diet À la loi yOiais elleysoaoMteoBfilSye'estMire on Dieu. Belle leçon et pour les grands et pour leapelila. Pourquoi OB Dlea-boiBne sifet à la loi? peur tous ûûre entendre, grands du monde, robUgrtien où Toos Mes do vivre dans un parAittass^letlissMnsatau loisdeDieu. OM%atit>n q^^Mftlf^ pour trois raisons : 1. parée cpie plus vous êtes grands, plus vous êtes capables de rendreà Dieu lliommage qui lui est dû en qnalité do eenveniin légisialour; 2. parée que Dieu ne vous a distingués dans lo monde que pour le gioiifier de la sorte ; parée que Dieu y en vous plaçant au-dessus du commun dM hommes, a prétendu vous proposer au monde comme des modèles de robéissanoe que nous lui devons. Je dis plus : pourquoi une mère de Dieo , et par son ministère un Homme-Dieu, soumisàlald? Pour trois autres raisons qui vous regsrdent, vous que le Seigneur a réduits au rang des petits : 1. pour vous consoler de l'état ob vous êtes; 1. pour vous instruire de la manière dont vous devez obéir aux bommespour Dieu , et à Dieu dans les hommes ; 3. pour confondre vos désobéissances à la loi de Dieu, lorsque vous avez tant de soumission aux lois des honunee. Il est vrai que rassqiettissement où BOUS tient la loi de Dieu, nous paratt gênant ethumfllant : mais Jésus- Ohrisl et Marie s'en koA une ivoire. Après cela laissonsnous entraîner à l'esprit du monde, ennemi de toute loi deDient
2. Aveuglement d'esprit, quand nous cherchons des prétextes pour nous décharger du fltfdeau de la loi de Dieu. Jé8os<;hrist et Marie s'y soumettent, quoiqu'ils eussent on droit incontestable de s'en dispenser : Dieu , dit saint Augustin , n'ayant pas voulu que notre religion , dont Jésus et Marie jetaient alors les premiers fondemenis, oommençât par une dispense. C'était néanmoins une dispense légitime , et presque toutes les nôtres sont fausses ^ abusives. Sttiftje obligé à cela? dit-on , estH» un commandement absolu pour moi? Ce n'est point ainsi que le Sauveur du monde et sa sainte uière se sont retranchée sur ^obligation, et c'est une règle qui va à BOUS faire violer les lois les plus indispensables. Biais ne nous y trompons pas, car Dieu «I Jugera tout autrement que nous.
DEUxiàni PABTiB. En ce que Marie surmonte tmitea Ih dUBcultés delà loi, nous trouvons la condamnation de notre Mcheté qui se décourage au moindre effort qu'il feot 6jre pour gsrder la loi de Dieu. Nous nous figurons que cette loi
exige trop de nous , t . parce qu'dle nous engage à nous dépoulBer en mille occasions de ce que nous avons de plus cher; 3. parce qu'elle nous prive de certaines joies et de certaines douceurs de la vie à quoi nous sommes attachés ; 3. parce qu'elle nous ordonne en bien des renôodlres de renoncer k un certain honneur mondain dont nous nons piquons. Mais àoelB, j'oppose trois Ioçobs que noua ftit aujourd'hui Mario.
I^randère leçon : Marie n'a qu'on fils; ef poor ae mettroàUlei, elle se résout à le sacrifier. Ce que avons de plus cher eet-il comparsbie k ce Diea-boiiMBe? Souvent même ce que bous avons de plus cher n'èst-U pas pourno«slaso«cedemillepeines?Quelsmotilflse |iroposa Marie en présentant son fils?qulBllo le sacrifiait à IMen, qu'elle fléchissait la colère et la justice de Dieu, qu'elle attirait sur elle les fiiveurs de Dieu. EntrosM dans les mêmes sentiments,et rien ne nous ^xiùlera.
Seconde leçon : Marie, pour garder la loi , sacrifie tontes les jdes de son âme. ^méon hu prédit qu'en conséquenee de roblatlott qu'elle fsit de son fils pour être Immolé sur la croix, elle sera percée d'un §^e do douleur, et d^ die ressent tout ce qu'elle resseotira alors. Devons-nous refusa* après cela de sacrifier à la loi de Dieo des joies anssi vaines que las ndlres, des joies que nous sacrldoos tous les jouis au monde, et à quoi VosiptH do pénitence nous oblige de renoncer. i
Troisième leçon: Marie, pour accomplir U loi, sacriOe jusqu'à son honneur, puisqu'on sa purifiant elle parait de même condition que les autres femmes. Or, la loi de Dien ne nous engage à rien de si humiUant ; mais tous les jours néanmoins nous l'abandonnons pour un faux honneur, eC pour contenter une folle ambition.
Compliment an roi. *
II* SUR LA puamciiTioif tm la viercb.
SciET. Le temps de la Purification de Marie étant ac* compli , selon la loi de Moïse , ils portèrent Ver\fant à Jérusalem pour le présenter au Seigneur.
Deux mystères exprimés dans ces paroles, la purification de Marie , et la présentation de Jésos-Clmst Tirans-ca les firuits de sainteté qu'ils peu vent produire dans DOS coenia.
Division. Jésus-Christ dévoué et consacré à Dieu , nous approid k connaître Dieu : première partie. Jésus-Christ offert et immolé pour nous, nour ai^rend à nous connaître nous-mêmes : deuxième partie.
Paniàna part». Jésus-Christ dévoué et consacré à Dieu, nous apprend à connaître Dieu, 1. comme souveratn Seigneur^ 2. comme sonne de tous les biens; 3. eoBune vengeur du péché.
t. Comme sonverahi Selgnenr. Si Marie présente Jésos- CUrist , c'est pour honorer la souveraineté de Dieu, acte qu'A était porté dans la loi : Gmtaerei'moi chaque premier^né; car toutes chotes m'ùppartiennent. Il faUaift que la loi de grâce donnât à cotte cérémonie toute sa perfection : comment? en ofliraat à Dira, dans la personne de Jésus<;hri8t, un premier-né au-dessus de tous les autres; cTest-à-dire, 1. un premlemé qui représentât tous les hona^ mes dont il est le chef; 2. un premier-né égsl à Diea, ei
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TraiDîea. Delà comprenons qnel est le souTerain empire de Dieu , et de là même jugeons «piel est le désordre de l*lu>mme qui veut vivre à Tégard de Dieu dans Tindépendance : Indépendance qu'afTectent surtout les grands ; indépendance qui Tient dans les uns d'un oubli général de leurs devoirs ; dans les autres, d'un excès d'amour-propre; dans ceux-ci, d'un esprit d'orgueil; dans ceux-là, d'un fonds deliberllnage/Que nous prêche an contraire Texeni" pie de Jésus-Christ? une dépendance entière de Dieu : tel est le premier fruit que nous devons retirer de cette solennité. Je ne suis pas à moi , mais à Dieu ; donc je ne dois vivre que pour Dieu : c'est dans cet' esprit que tout chrétien a dû se présenter a^jourdThtil devant les autels pour faire à Dieu un sacrifice parfait de lui-même.
2. Comme source de tous les biens. Les Juifs offraient à Dieu leurs premiers-nés en mémoire du bienfait signalé qu'ils avaient reçu , lorsque Dieu , pour les délivrer de fesclavage de Pharaon, avait fait périr dans une seule nuit tous les premiers-nés d'Egypte; et Jésus-Clirist qui était la lin et le consommateur de la loi, est aujourd'hui ofTert comme premier-né de tout le genre humain, en action de grâces des obligations faifinies que nous avons à Dieu. De sorte que ce Sauveur des hommes est 1. le modèle de notre reconnaissance envers Dieu ; 2. le supplément de notre reconnaissance envers Dieu ; 3. la perfection de notre reconnaissance envers Dieu. Mais au lieu de cette reconnaissance, quelle est notre ingratitude ! nous méconnaissons les bienfaits de Dieu , et nous en abusons. Cependant nous lui en rendrons compte; et s'ils ne servent pas à notre sanctification , ns serviront à notre damnation.
3. Comme vengeur du péché. Jésus-Christ est offert à Dieu comme la victime du péché, et c'est id, aussi bien que dans sa circoncision, qu'il paraît sous la forme de pécheur, ou qu'il se substitue en la place des pécheurs : du reste, celte oblation de Jésus-l^hrist ne nous dispense pas du devoir de la pénitence; au contraire; elle doit nous y exciter en nous faisant voir combien Dieu hait le péché , et jusqu'à quel point il doit être haï et puni par nous-mêmes : mais c'est ce que nous ne voulons point comprendre.
Deuxième partis. Jésus-Christ offert et immolé pournous , nous apprend à nous connaître nous-mêmes. Rien de plus nécessaire que celte connaissance de nous-mêmes : et en particulier, rien de plus utile que la connaissance de notre vraie grandeur. Or, ce mystère nous découvre 1. notre excellence , 2. notre dignité.
1. Notre excellence, c'est-à-dire ce que nous valons dans restime de Dieu. Pouvons-nous l'ignorer en voyant Jésus-Christ livré pour nous? Voilà , homme , ce que votre Ame et votre salut ont coûté à Dieu. Tellement qu'il y a de la proportion entre votre salut et le sang d'un Dieu, entre votre Ame et la vie d'an Dieu , entre vous-même et la personne d'un Dieu. Cela supposé, quel est notre aveuglement, d'abandonner le soin de cette Ame et de ce salut! Le FUs de Dieu disait autrefois : Quel échange rhomroe donnera-t-il pour son Ame? mais nous pouvons bien dire à présent : Pour quel échange fhonnme ne doonerait-il pas son Ame , et ne la donne-t-ii pas tous les jours? Or, c'est ce prodigieux aveuglement que Jésus-Christ est venu guérir.
2. Notre dignité , c'est-à-dire ce que nous sommes par la vocation et par la prédestination de Diea; car, en eon- •éqneoee de cette rédemption que le Saoreur des hommes vient de oommsneer en se présentant pour nous , nous ap*
partenons spécialement à Dieu. Appartenir anx hammetv c'est un esclavage qui nous humilie; mais appartenir à Dieu , c'est un état de liberté qui nous relève en nous dé» gageant de la servitude du monde et de l'enfer : deux conséquences que tirait l'apôtre de ce principe : Empti estis pretio magno; Vous avez été achetés à un grand prix. 1 . Glorifiez donc Dieu, et portez-le dans vos corps en vous revêtant de la mortification de Jésus-Christ; 2. ne vous en. gagez donc plus dans la servitude des hommes, servitude si pernicieuse pour le salut , et même si dure pour la vie présente. Appliquons-nous à nous-mêmes cette parole de révangile de ce jour : Sanctum Domina vocabitur : car, selon le sens qu'elle exprime, nous sommes chacun le saint du Seigneur, c'est-à-dire que nous sommes totalement dévoués au Seigneur.
Compliment au roi.
m* SUR LA PURmCATION DE Là VIEHGB.
SoJiT. Le Ump$ de la purificatimi de Marie étant a§» eompli selon la loi de Moise , ils portèrent l'enfant à Jénualempour le présenter au Seigneur. •
Cest ainsi qne nous devons nous présenter nous-mêmes à Dieu.
Division. Jésus-Christ se présente à Dieu pour reconnaître et pour honorer le domaine de Dieu : domaine essentiel qne nous devons reconnaître, comme Jésus-Christ, par une sincère oblation de nous-mêmes; première partie: domaine universel que nous devons reconnaître , comme Jésus-Christ, par une entière oblation' de nous-mêmes; deoxième partie : domaine étemel que nous devons reconnaître, comme Jésus-Christ, par une prompte oblation de nous-mêmes ; troisième partie.
PRuiàRB PARTiB. Domalno essentiel que nous devons reconnaître , comme Jésus-Christ , par une sincère oblation de nous-mêmes. De tons ^ tributs que nous devons à Dieu comme an souverain Seigneur, celui par oh nous disthiguons Dieu comme Dieu , c'est cette oblation de nous-mêmes ; car nous ne nous devons nons-mêmet qu'à Dieu : voilà rimpo^ tant devoir qne Jésus-Christ nous enseigne dans ce mystère. Il sait que le domabe de Dieu son Père a été violé , et il en Tient réparer la glohre : comment? en s'offrent lui-même. Mais que sert de nous offrir ainsi nous-mêmes, puisque nons appartenons déjà essentieflement à Dieu en qualité de créatures ? U est vrai , nous appartenons d'une feçon à Dieu par la nécessité inséparable de notre être : malt conmie H nons a faits libres, nous pouvons d'ailleurs ne lui pas appartenir par le choix injuste et crhninel de notre volonté. Or, il veut qu'en nous présentant nous-mêmes à lui, nous lui appartenions volontah«ment, comme nous lui appartenons d^à nécessairement : voilà ce qui fait en quelque sorte la perfection de son domaine, ce qui fait st gloire et la n6tre.
Qu'est-ce proprement qne nouMnêmes, et qu'entendons» nons par nons offrir nous-mêmes? Cest offrir notre cceur, qui est comme notre premie^né. Dieu veut ravoir; il en est Jaloux, et 11 te mâlte bien : serons-nous assez injosles pour te lui refuser? Nous loi avons dit cent fois que nous lui donnions ce cœur; mais par te péché nous te loi avons ravi : et pourquoi? pour une paasion qui nous doroinaiL FaisoBi-lui te SMrifice de cette paasioa, et U nous oomltea de sesgrAees.
Vous me direi : Mais cette pasakm est criminelte; eom-
ANALYSES DES SEBHONS.
ment donc ToftHr à Dien? Yotd le miracle de la grâce : c'est que ce qui Boof rend crimiDels aert à nous sanctifier ^ le sacrifice que nous en ftisoDS. Âindy fl ftnit 00 que nons soyons saints pour noos ofiHr à Dien, on qn'en nous of- Ihôit à Diea nous de^enioiis saints; car noos le derenons en effet, pnisqoe s'offHr à Dien sincèrement et de bonne foi , c'est se sanctifier. H n'en est pas ainsi à Tégard des grands; on peut se donner à eux, et n'en être pas roeilleur : à qnd antre mettre doisje donc plutôt me consacrer qo'àDieo?
Dku&ièib partib. Domaine oniversel que noos derons reconnaître , comme Jésos-Clirist, par one entière oblalion de nons-mèmes : car le mérite de la rdigton, dit saint AnAroise , est de Mre à Dien Foblation de soi-même dans mie étendoe proportionnée à celle do domaine de Dien. Jésos^lhrlst s'offre à son Père sans réserre, Jusqu'à s'engager même k loi sacrifier tout son sang et sa fie. Et si noos Toolons oser de réserre arec Dien , c'est qoe noos ne connaissons pofait encore assez bien le domaine de Dien d'one part, et de rentre la tyrannie do monde :1e domaine de Dieo de qol toot dépend; la tyrannie do monde, qid prétend qo'on loi sacrifie toot, et poor qol en effet noos n'épargnons rien.
ATons-noos Jamais bien pénétré le sens de ces paroles qne Dien dit à Moïse, et sor quoi est fondée la cérémonie de ce Joor : Mea sunt omnia; Toot est moi? Toot est k Dieo, parce qn'il estPauteorde toot, parce qo'flestle consenrateor de toot, parce qo'll dispose de toot De là apprenons comment noos derons être àDleo; et tootelbis comment y sommes-noos ? noos occopons^ioos de loi ? agissons-nons pour loi? noos soomettons-noos à loi et à ses iM'dres?
Yooloir retenir qoélqae diose et le refbser à Dieo , c'est B^aToir plos poor Dieo cet amoor de préférence qui le met à la tête de toot ; et ne le pas aimer de cet amoor de préfàence, c'est se rendre Indigne de sa grâce : Toilà ce qoi arrête tant de oonTendons. Un pécheur voudrait se d<mner k Dieu; mais ce qui le retient, et ce qui fait éranouir tous ses projets, ce n'est souvent qu'on seul point Disons à Dieu comme David : Lœhu obtutl universa : Cestavec Joie, Seigneur, que Je tous offrirai toutes choses : pourquoi? Tu dominaris omnium; Cest que toutes choses TOUS appartiennent.
Troisième partie. Domabe étemel que nous dcTons reconnaître, comme Jésus-Christ, par une prompte oblation de nous-mêmes. En conséquence de cette éternité de domaine, O n'y a pas un moment où nous ne devions être à Dieu, puisqu'il n'y a pas un nxnnent où nous ne dépendions de Dieu. D'où saint Thomas conclut qoe riuMnmey dès le premier instant qu'il connaît Dieu, est obligé de raimer et de s'élever Ters lui ; et c'est en ce sens que saint Augustin disait k Dieu : Beauté si ancienne , je vous ai aimée trop tard, Cest encore par cette règle que les prophètes ne demandaient pas moins à l'homme qu'une éternité de culte et d'adoration; c'est-à-dire un culte de toute la Tie.
Jésus-Christ nous donne là^essus un grand exemple. Dès sa plus tendre enfiuice n se présente à son Père; mais nous, nous Toolons être à Dieu : quand ? tOQjonrs poor FaTenir, et jamais pour l'heure présente. Est-ce là honorer Dien , ou n'esta pas l'outrager ? Mais que fera-t-O ? il nous méprisera à son toar, et il noos priTera de sa grâce; en
sorte qoe nous ne rcTlendrons Jamais à luL CdaDÀnmote ne doit pas désespâ-er ceux fpii Jusqu'à présent ont passé
de longues années sans se donner à Dieu ; car il y en a en, après tout, qui, malgré d'ausd longs retardemento, oui
été appelés et reçusdeDiea;maisaussi,commelly ena plusieurs à qui Dieu n'a pas fait la même miséricorde, c'est ce qui doit instruire et saisir de frayeor ceux qui» a^^t on âge moins STancé, sont en état de consacrer à Dien les prémices de leurs années. Ne différons donc pas ; nmi^ oTfitms-nous, comme Jésus-Christ, de bonne heure, et par Marie.
Compliment an roi.
V SUR L* ÂSSOMPTIOlf DE Là TUBCB.
Sur. tÊttrieaehoiHlamemeunparUituiiiêhti sera
point éiée.
Ce mystère de Fassoroption de Marie est par excellenoe le mystère de sa gloire; mais si nous ssTons bien nous
rappliquer et en profiter, il n'est pas moins le mystère de notre espérance.
DiTiSfOR. Nous donnons communément dans deux er* renrs sor le sojet de la gloire de Marie : Fone regarde les moyens par où elle y est parTenoe, et l'antre, les STautages qui nous en doiTent reTenir. Or, Toyons, pour noos garantir de la première erreur, quel a été le Tral prindpe de la béatitude de Marie ; première partie : Toyons , pour nous préserver de la seconde , quelle est la mesure du poavon- de Marie; deuxième partie. Voilà de qool exdter toat à la fois et réj^ notre espérance.
Premi&re piiRTiB. Quel a été le vrai principe de la béet*^ titnde de Marie, c'est-à-dire pourquoi Marie est-elle au. Jourdliui glorifiée dans le dél? est-ce parce qu'elle a été mère de Dieo? Non; mais ,«1. parce qif die a été obéissante et fid^e à Dieo ; 3. parce qo'eUe a été humble devant Dieu . 1. Parce qu'die a été obéissante et fidèle à Dieu. Cest ainsi que le Sauveur du monde s'en dédara , lorsque cette femme de l'Évangile lui ayant dit , Bienheureua: le sein qui vous a porté I il lui fit cette réponse : Mais plutôt » heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la' mettent en pratique ! Par où fl donnait à entendre, reprend^ saint Augustin, que c'était Tobéissance et la fidâité de Marie qoi faisait son bonheur, et non pas la maternité divine. Or, ce qui faisait alors le bonheur de Marie, c'est ce qui a (ait depuis sa gloire dans le del. Avoir été mère de Dieu , c'est un bonheur qu'a reçu Marie ; mais avoir étéfidèle à Dieu, c'est un mérite ; et Dieu, dans sa mère même, ne couronne que le mérite.
2. Parce qu'elle a été humble. Cest en ce sens qne saùit Ambroise prend ces paroles de Marie : Quia respexif humilifatem ancillœ suce; ecce enim ex hoc beatam me iicent omnes generationes : Parce qoe le Seigneor a jeté les yeox sor la bassesse de sa servante , et qo'il a été tooché de raveo qo'elle en fiUsait , poor cela, et poor cela spécialement, eDe sera béatifiée. Les anges, dit saint Bernard, voyant Marie monter an ciel avec tant de pompe » eorent bien lieo de s'écrier comme les compagnes de l'Épouse : Quœ est ista P Qui est cdle-d ? mais on eût bien pu leor répondre ce que saint Paul disait dn FOs de Dieu : Quodautem ascendit, quidest, nisi quia et descendit? Elle est élevée, parce qu'die s'est abaissée.
Voilà , encore nne fois, ce qoe le Sauveur du monde a cooronné dans Marie, sans considérer en ancune torle
ANALYSES DES SERMONS
qu'elle était sa mèro : pourquoi? parce qa'en la oouroih aaoty fl n^Sgissait ni en fils, ni en homme, mais en Dieo et en juge souTeraîn. Ainsi Fayait^l d^ tnûtée par aTance ani noces oe Oana et en d'antres oocasiong. On peut dire néanmoins d'ailleors que sa maternité a contribné 4 8a.béatitnde : comment? en ce qn'eDe a en, comme mère de Dieo , de plus grandes grftoes dont elle a rempli la mesure par sa fidélité; en ce que sa maternité a rdiaussé le prix de son humilité : mais toujours est-il Trai que la cause pro* diaine de la béatitude de Marie n'a point été sa maternité difine , et que c'a été seulement sa fidélité , d'une part, et de rantre son homOité.
Puissants motifs, 1. pour exciter notre espérance : Marie ne parvient à la gloire que par le même chemin qui nous est ouTert k tous ; 2. pour nous inspirer un saint mépris de tout ce qui s'appelle distinction et grandeur dans le monde ; ce n'est point par là que nous mériterons la gloire du ciel; 3. pouf noua &ire mèsoe peu compter sur certaines grâces , qudque d'un ordre sumaturd , k moins qu'elles ne soient soutenues par la sainteté de notre Yie.
DEDxiiin PART». Quel est dans le dd le pouToir de Marié pour nous secourir? 11 est certain que nouspouTons saintement et utilement invoquer la mère de Dieu ; car on sTadressait bien à elle loraqifeDe était sur la terre, et l'on employait bien sa médiation auprès de Jésus-Christ pour obtaihr de lui des grâces : maintenant qu'elle est dans le ciel, pourquoi le youdrait-on moins? U Est^ qu'elle ne Toudrait plus s'intéresser pour nous? mais dans le del sa charité est plus ardente que jamais : 2. est-ce qu'eOe ne peut plus nous sesiwr^? mais dans l'étal de sa gJMre, s^ rait-elle moins pdHKite qu'elle ne Fétail parmi nous, et dans ce lieu d'exil? 3. est-ce qu'dle ne connaît plus nos hesoins, et qu'elle n'entend plus nos prières? mab les anges, à qui Dieu a confié nos personnes, nous entendent bien; 4. est-ce que Fusage de l'IuToquer blesse llionnett de Dieu? erreur pitoyable; car nous l'inToquons, non comme celle à qui il appartient de donner la grâce , mais comme celle qui peut nous l'obtenir. NouspouTons donc inroquer Marie, et ce droit de recourir à die est un des plus fermes appuis de notre espérance. Nous arons dans cette Tierge, 1. une ayocate toute-puissante auprès de son Fils, qui est notre juge; et quand nous Pappdons toutepuissante , ce n'est pas à dire qu'elle soit au-dessus de son Fils, mais qu'elle peut tout obtenir de lui , et par la préâBodnence de sa dignité , et par le mérite de sa personne ; 3. une mère de miséricorde pour les pécheurs, puisque c'est aux pécheurs mêmes qu'elle est en qudque manière redeyable de toute sa gloire.
Voilà notre espérance : mais qud en est Fabus? c'est que nous osons nous promettre de la protection de Marie, 1. des glaces chimériques et impossibles; 2. des grâces possibles , mais miraculeuses; 3. des grâces, s'il y en avait de tdies, incapables de noos sanctifier, et beaucoup plus capables de nous pervertir; 4. des grâces selon notre goût et les désirs corrompus de notre coeur. Or^ ce n'est pohit pour cda que la mère de Dlea est puissante. Espérons en elle , mais que notre espérance sdt juste et réglée. 1^ Prière à la Vierge.
n* POUR L4 FÂre ns L'ASSOIIPTION, SUR LA DÉVOnON A
LA VIERGB.
SojBT. JéiHs entra dans une htmrgadêf et une/emme le reçut dafu sa maison.
Cette femme , selon le sens que l'Église donne à Févan gile de ce jour, c'est Marie qui reçut dans ses chastes entrailles le Fils de Dieu : et c'est ^e-méme aussi qui est aujonrdliui reçue par cet Homme-Dieu dans le s^oor de la gloire. N'entreprenons point d'expliquer avec quelle pompe die entre dans le del : mais voyons queHe doit être sur la terre notre dévotion enyers cette glorieuse mère.
Dnnsioif . Trois devoirs en quoi consiste la dévotion à la Vierge : l'honorer, mais l'honorer judldensement; première partie : llnvoquer, mais llnvoquer. efficacement; deuxième partie : rimiter, et limiter rd^ieusement; troisième partie.
Premèrb partie. Honorer Marie, mais l'honorer judicieusement. S'il peut y ayoir parmi les personnes adonnées au service de la Vierge quelques dévots indiscrets, il fout aussi convenir qu'il peut y ayoir parmi ceux qui censurent les dévots de la Vierge, des censeurs ^discrets. Us se sont plaints, 1. qu'on rendait des hommages à Marie comme à une divinité ; 2. qu'on lui donnait des titres d'honneur qui ne lui appartenaient pas, surtout ceux de médiatrice et de réparatrice; 3. qu'on lui attribuait de nouveaux privilèges qui ne nous étaient réydés ni dans l'Écriture ni dans la tradition. Examinons ces plaintes; et de là même tirons des règles sûres pour honorer discrètement la rebe du del.