Noire propre intérêt : autant dTAmes qae rnsm
ANALYSES DES SEBMONS.
mu , ce Mut «obot da protoctean qoe nom tToni dut le ciel. Uaii à DODS ibaadmaoïu cw Imes , Dkn permrt- 'tra que noua loyoïu noiu-iiiétaes nn joar déUaite.
TBOisrt>E FiBTU. Être di^oté i Bccoarir 1m Ihm* dn purgatoire, et m te terrtr pou cela qnedemoTeiu inelScacet , c'eit un désordre aoitl comnina qn'U cet déptonble daiM le chrlttûDlniie. On ne Uau pu d'tTolT pour le* morU qadqDe t^Aé ; mail, 1 . pUU lÛrile et InlhietaeaK i 3. ftM d'otteBlaSon el de btte ; 3. piité tonte païenne ; t. piété qnl,qiiiAiiKchrtUenDe, ne produit qne detœnnet moMei el nne mérite.
I. Mété atérOe el InfraclDeaw. Beaucoup de larmet et pen de pritrei:ti'ettmbiie SOT tf antre» qn'on ledécb*^ abttdDinent du vtbt de prier.
3. Piété d'ottentalioa et de faate. On ne pense qa'k l'exlériear dei deroln fimébret) BDicérteMilet d'en denl.elc.
3. Piété tonte ptlenna. Elle n'a qne la cfaair et le ung pour objet, nui (j^r dam leiTiieidelafol.
4. Plélé 1(01, qootqoe chrétleoM, ne prodait que des œoTTet mortel et nm mérite. On prie , mais lani Mre en ploe aree D(ea. Toot ce qne doui btuni alon lont dei centre! mortel powDoiiHDéaMi ; hul-Q l'étonner qn'ellee le aotent cnoore jdni poor lei autru ÎExeeploDi néaDni(dni de celle lifie le ncrifiee de la mené. Indnlgaice ponr lea morts qa'on pent gagner par la OHnmanlon, après l'être pDiifié par le laerement do la péoitenoe.
SiuBr. Nmu txKU ecAorbnu à tu pat recevoir m vain la grâce d» IHnt; cor IHen »ow dU hrtwéwé dam rÉerilure,Je poui al exaucé au lempi /aeorabte , etjevotu aiaidéaufourdiitaluLOrvoleHiwtJttttianl ce len^/Mxtrable, eolei eeijowt de talvt. Xt lempi fc>onUe pour nooi, c'est ce lempi d'indnlgeoce el de JnbUé.
DinsioN. Ce qne c'hI qne la grtee do Jnbilé ; première partie : ce qui est oéceMiire pour aTcar part à la grice do Jubilé ideaxibme partie : ce qne doit opérer dans nous la des grice du JuUlé;tniliièQie partie.
pnnntxB piitii. Qa'eil-ee qnela grflce dn JubDé? Ces! proprement la rémbrion de la peine temporelle qni rate k lobir an pécbenr iprts qne ion péché Inl eit pardonné. 11 faut dialiogoer deui choies dans le péclié , la conlpe el la peine. La coulpe oe peol être remiieque par le sacrement de péoiteiKe,on parla contrition parbite; mais par une grâce ipéciale, Dlea remet la peine en Tertn de l'indnlgeoce etdaJubaé.
En vab) les héréllqoea prétendent qne tXea ne ranet jamais la conlpe on rolTeme, sani remettre la peine; et que Jésns-Christ ayant saUsCalt {dduonent ponr nons , tonte autre satisbction leiait Inutile et dimlnnerait marne Je mérite do sacdRce de la croli : car, 1. 11 ne bnt que i'csemple de MoIie et de Daijd ponr nooi ooDTaincre qne Dieu, en pardooDanlmAroe le péché, seréserre encore le droit de ponir lemporelkment le pécheor ; 3. Q est ériduit, par le témoignage de saint Paul , qne noa talisbcticKU doi- YKit <tre Joinlee t ediea de Jésm-Chriit : Àdhnpleo ea futs désuni poulanum Chritli, in carne tnea.
Tenani-noni-en donc toqjonn fc la même {nvpodtlon, qne Dieu , par l'indulgence et le jubilé, nous remet la poioe ~e qnl était due k noi pécbéi, et dont l'exacte
qoant crtte prorocsa
délient tw la 1er
dont saint Paul et
usé; pouToir pareil
péluéei dans le mo
gUiser mr cela des abus dana le christianltiDe : mais outre
que rËgilM les a corrigés, l'abns mËme du Judalgencee
est nne preuve de leur Térilé et de leur lainteté, car, sdoa
TertnIlJen , on n'abnae qnede ce qui est bon , et oo ne pro-
biK qne ce qui est saint
Hais ai qnol le Jubilé eiMl dîA&enl de cei indulgeneei qne nons appekmi pténitouf I. Ceit aoe Indulgence beaaconp plus soIemMUe; i. c^eat une indnlgean benocoop plBi priTilégiée; 3. c'eit nne indulgenoe beaneonp [Ins lâre. Recerona-la donc areo reqtect, aTce recoonai»tance elacUon de grâces, et arec tonte l'obéiiianoe de la fbl.
DEoiitn rxRTiB. Quelles dlipoiltiona lont néeeuafrei pour aToir part i llndnlgenee dn JuUléP l. £tre en étal dogrlce,TolUIadiqH>sltioobabltneIle:3. accomplir iei ceuTrei prescrites par la bnlie , «tàlâ h dispodtion actuelle.
I.Ëtre en état de grâce : car nndnlgence estime farenr qui ne s'accorde qu'aux Joslea et an amis de Dieu : d'où BuiTent trois conséquences : la preniiire,qa'il fantdooe renonceràtont péché; la seconde, qn'il suffit donc d'avdr la conscience chargée d'un seul pécbé mortel ponr être incapable de gagner l'indulgence du Jubilé , et qoll safBt mJtne d'être coupable d'un seul péché YâiM qu'en ne déteste pu, ponr ne la pouvoir gagner dans tonte ion étendue ; ta troUiinie , qull but donc (traTTalment contrit et pénlleDl. De là jugeons combien il j en aura peu qnl partidperont k cette grice du Jubilé.
De là même eondooM encore qn1I n'est d(»e pv tral tinellndulgence, et par conséquent le Jubilé, antantiMa la pénitence, alnd qne lea liéréttqaes nous l'ont reproché, ni que ce S(^ même on relâchement de la pénitence ; pniiqne le Jubilé suppose la pénitence et ce qu'ilya de plus difficile dans la p&kitence , qui est la conver^n do cœur : et pniaqne c'est au même tonpi le moUrie plus engageant pour eicîteT les pécheurs a hlre dé digne* frnita depéni* tence. Ceef an contraire dani la doctrine des béréthinee qnerondécouTre le relâchement TisibieetranéanUsiement de la pémtence : car n'est-ce pas l'anéantir que de la réduire à un ihnple acte de Toi , et de la d^wniller, comme ont fait lea anteo» du ichlime , de toutes les cninei bo> luDiantes, laboiiensee et péiûbleaP
ï. Accomplir Im cravrei preicrites par la bnlle, qnl Knt,l.lac(aifMeIon,S. l'anmAne, 3. lejeane, «. ItHaile dM Ëgliie* , 5. lei prièrei ordonnées, e. la coromunkn. Admironi la bonté de notre Dieu , qui Tentbien, àdetdlei conditiooi , se relâcher de tons ses droits.
TBouitn PUT». Que ddt opérer en nom la grâce dn Jubilé? le renoDTellement Intérieur de nos penonnii; renonreHement qui ne ddt conniler ni en vains projets, ni en des idée* vignei , m^ dam une réformation entiên de nos mceor*. Sans cela le JuUlé n'est qu'une pure cér^ moule : et qne sera-ce en effet autre cboie pour tant de chrétiHii t OD let rcna tdt après le Jubilé qu'Ui étaleiit auparavant.
Ifah tona lei temps ne Kot-lli pu bons pour ImaUler
dont ks iniiiis ^ J^sos-ClirUt <«t été percées , je iw croM
point qa'il toit reesoidlé : NUi vldero, non credaim. Qutiième prfaidpe de rincrédaltté : oo Teot ju^er de toal parles sens, comme si les sens étaient joges compétents des mystères de Dieo , et qnlls ne fussent pas SQjets à mille
Olosions. Mais la foi noos âèye an-dessos des sens, et Doos M ainsi pénétrer jQsqoe dans les seci«ts de Meo les
ph» cachés : qoatrième et dernier acfintage. Beau qui
«on vidensnt, et credidenmL DBUxiftn PAETIB. La foi de saint Themas est le remède
de notre inoédoUlé. Distingnons trois états oè la foi de cet apOtre peot être considérée : le premier, ok U ra professée bantemeM; le second , oè n ra prêehée aposloiiqoe^ ment ;*le troisième, où il l'a consommée saintement Qr, dans ces trois étato, la foi de ce grand saint sert à guérir
notre inadélité.
1. n ra profBSsée hautement, lorsqnll reconnut Jésor Christ pour son Seigneor et son Dien. Or, pnisqae saint Thomas a cm , non derons croire. Car ce n'est point par feiblesseqn'n a cm, ce n'est point par légèreté, ce n*est point par one ayengie déférence an sentiment et an rapport
des antres, n ne fut qoe trop âoigné de telles disposita».
Cest donc par la seule évidence de la Térité : et «pii ne croirait pas au témoignage d'un homme obligé de se rendre à la seule force de U vérité qn'U combattatt? Ainsi saint Paul convainquait-il les Juifii par son propre eiemple. Mais non-seulement la loi de saint Thomas estnn argument qui nous convainc; c'est encore une leçon qui noos instruit : de quoi? du point le plus essentiel de la religion, qui est la divinité de Jésus-Christ. Vous êtes, lai dit-il, mon Seigneur et mon Dieu : Domifiw me» ef Dei» me».
2. U ra prèchée apostoliquement. Jusque dans la région la plus hitérieure de rinde , o6 il a soumis è rÉvangOe des milUons dlnUdèles. Or, ce succès de rAvangUe a toi^onrs été considéré des Pères comme une des plus faicontestables preuves de notre foi. Du reste, nous croyons les mêmes vérités qu'il prêchait : heureux si nous en foisons les règles
de noire vie!
3. n Fa saintement consommée par son martyre, n a sig^ de son sang le témoignage qu'Q rendit en ftveur delà foi. Quelle conviction pour [nous! mais en même temps quelle instruction ! Est-ce ainsi que noos sommes disposés à défendre notre foi? Du moins Phonorons-nous et la soutenons4ious par notre vie?
POUR lA FÊn ME SlOOr JÊTIKNIIE.
SojET. Etienne, plein de grâce et de force , faisait des prodige* et degrands miracles parmi le peuple.
Voilà en deux mots le précis de tout ce que nous avons à considérer, et , autant qu'il noos est possible, à imiter dans la personne du glorieux martyr saint Etienne.
DrvisiO!!. Etienne a été plein de grâce dans l'accomplissèment de son ministère, et cela seul est un miracle de sainteté dont Dieu s'est servi pour commencer à former les mœurs du christianisme naissant : première partie. Etienne a élé plein de force dans la consoDunatlon de son martyre, et cela seolest, non pas un prodige, mais plusieurs prodiges ensemble qui ont obscurci tout l'édat et toute la gloire des vertus do paganisme : deuxième partie.
PaEmtRB PÂRTiK. Etienne plein de grêce dans l'accom* pUssement de son ministère. 11 était diacre, et même le premier des diacres de l'Église. Charge honorabte, mais
ANALYSES DES SBRITOKS.
quiTengigeait à deux choses : l'une, d'administrer lef biens de rÉgttse, dont il était par ofRce le dispensateur; rautre, de gouverner les veuves, qui, renonçant an monde, se consacraient à Dieu dans l'étet de la vidnilé. Charge oh la safaiteté même trouvait des risques è courir; maisoii Dien vmrilait que samt Etienne, par sa probité et par sa sn* goise , servit d'exempte è tous les siècles future.
1. Connue dispensateur des biens de rÉgKse , Éttenna était reoponsabte de sa conduite è Dieu et aux hooMMS: première épreuve de sa vertu , oh paratt sa proMte et toofs la grêoB dont il ftat rempU ; car dans un tel nrinistère , qn*j a-t-il de phis difficite que de conserver devant Dien toat te mérite d'un parfiiit désfaitéressement , et d'en avoir ànvint les hommes tonte te répntatten? Td Ait te àouMe avantage de saint Éltenne; et qu'A serait k souhaiter qon les biens eodésiastiqnes ftesent de nos Joon afaisi diepcttsés!
% Comme directeur des venves qui vivaient séparées do monde, Etienne était chargé de lem conduite : antre épreuve Men dangereuse ; cv è quels périls, à quels db* court et à quels soupçons n'est'On pas exposé dans nn emploi oh Ton est obligé de traiter souvent avec les personnes do sexe? Que n'en coûte-t-fl point à saint Jérôme? mais parhhton jamais de satet Etienne qu'avec respect et avec éloge? n n'y a que te probite , et te probité reconnue, qui puisse être de te sorte au-dessus de tous les Jogemente dm monde ; et voUà te fririt de te grâce dont Etienne eut te plé> nihids. EiMur, ti noos prétendons, surtout dans un slède comme celui-ci, échapper è te malignité du monde par une autre vote que par celle d'une exacte et constente régularité.
A cette probite se trouva Jofaite une sagesse tonte divtoe. Pour en être persuadé, il n'y a qu'à lire ce htam discoure qu'il fit aux Juifs; et ce qu'il leur disait, à combien de chrétiens ponrraî^on encore te dire : Dura cervioe et indreumciiis eordibus et aurihus , vos semper Spiritui Sancto resistitis.
DBOxiteR vàxm. Etienne ptete de force dtus te coasommation de son martyre. Deux nUractes où il a teit édnter cette force : miracle de pattenoe dans toutes les ciroonatances desa mort; mhacte de charité enven les anteon
de sa mort
f. Mhade de patience dans tontes les circonstances da sa mort C'a été te premier martyr dont rexempte a fortifié tous les autres , mais qui , marchant è teur tête comme lenr chef, avait besote d'une {dus grande force. Il a souffert de Ions les genres de martyre un des phis cruete; et, au milieu de son tourment, il conserva toute te paix de son âme. Et nous , que voulons-nous souffrir? Saint Etienne n triomphé des tourmente et de te mort, et tous les jonn nous sommes vaincus par te mollesse et par les douceurs detevte.
2. Miracle de charite enven les auleun de sa mort Nonseulement il leur pardonna, mais il pria pour eux, et avec plus de zèle que pour hii-même; car en priant pour taimême, il se tenait debout, mais en priant pour ses bourreaux U fléchit les genoux. Dans une telte charité, qucBa force! Aussi Dieu l'éoonta-Ml; et de te vint te oonversicm de Saul. Un des signes les plus certains de notre prédestination bienheureuse, c'est cette charité envers nos ean^ mis. Pardonnons , et Dieu nous pardonnera.
ANALYSES DES SERMONS
MUA LA FÉIB BB tAIirr nkJX VÈfktIGÉLUftE.
SwCT Pierre, te reUmmant, vit venir aprè» lui le dUeciple que Jéeuê aimait, et qui pendant la cène s'était reposé sur son sein.
La plus glorieuse qualité de nint Jean a été d'être le disciple bîen-aimé de Jésos-ChrisI ; et par son exemple il noos apprend comment nous deyons participer nous-mêmes à on STanlage si précieux.
Division. La IkTeur des grands a communément trds défeuto essentiels. Elle est liôoste de la part du maître qui la donne, orgueillense et fière dans la conduite de celui qm la possède, et odieuse k ceux qui n'y parviennent pas. Mais k fiiTeur spéMe dont Jésus-Chiist agratifié saint Jean, eut trois caractères tout opposés. Elle a été parfaitement juste dans le choix que Jésu»Christ a fait de cet «pêtre : première partie. EUe a été solidement humUe et bienfaisante dans la manière dont cet apôtre en a usé : deuxième partie. Elle n'a rien eu d'odieux à l'égard des autres disciples , auxquels cet apôtre semble avoir été préléré : troisième partie.
PBEMitaB PAMiB. Favcur parfoitement juste dans le choix que Jésus-Christ a ibitde saint Jean, 1. parce que eet apôtre a été vierge; 2. parce qu'il a été fidèle à Jésus- Christ dans fai tentation.
1 . 11 a élé vierge , et qui ne sait pas combien la virginité platt à Jésus-Christ, quiest la pureté môme? Comme donc le Sauveur des hommes votdnt avoir sur la terra une mère vieige, ne noos étonnons pas qu'il ait voulu pareillement avoir sur la terre un fcvori vierge, et que ce soit fail qu'il ait ûût r^Maer sur 800 sefau