PREMIÈRE PARTIE
Ce n'est pas sans un ^essein de Dieu particulier que Jésus-Christ, qui (jevait être le juge de toutes les coi^ditions des ^onunes , a voulu être jugé par des homin^s de toutes (es conditions. Le Juif et le Gentil, dit $aint Chrysostôme, le laïque et le pré- \xe , le pontif? et le magistrat, le sujet et le roi , le peuple et la coi^r , tous l'ont condamné , parce qu'ils Rêvaient toys être jugés par lui ; et quand nous voypns cet Qoyime-Dieii conduit c|o tribunal en Uibunol, ponr éprouver l'iniquité des divers juge- 9Qent9 c|vi monck, dou^ ne devons pas le considérer coiDQte un coupable qui les doit snbir , niais comme un Dieu qui va les confondre. Il parut devant trois difEérents tribunaux, celui de Caîphe, celui d'Uéro^e et oelui de Pilate : celui de Caïpbe où son innocence fia opprimée, celui d'Hérode où sa sainteté fut méprisée, celui de PUate où sa cause fut trahie et abandonnée : celui de Caïpbe que j'appelle le tribunal de la passion, celui d'Hérode que j'appelle le tribunal du libertinage, celui de Pilate que j'appelle le tribunal de la politique. Trois jugements du monde, auxquels Jésus-Christ a bien voulu se soumettre, et dont je vais vous représenter l'ii^ustice : écoutezmoi, s'il vous pktlt.
Les soldats, dit le texte sacré, s'étant rendus maîtres de Jésus-Chii^ , et l'ayant pris dans le jardin, le menèrent d'abord chez Caiphe; et là, les docteurs de la loi et les anciens du peuple étaient assemblés : TenerUes Jesum, dux^ua^t ad Qdpham , principem sacerdotum , ubi scribx et seniotes canvenerunt. ( Matth. , ?6. ) Yoilà le premier