LA VIE DE PARIS
En se cherchant il semble qu'on s'évite.
On rentre chez soi trés-content,
Quand un portier intelligent De part ou d'autre a sauvé la visite.
On a beaucoup d'amis, mais c'est sans liaison ; Bref, le choix étant nul dans la foule indiscrète Qu'on adopte sans goût, qu'on quille sans façon. De visages nouveaux sans cesse on fait emplette. Et c'est ce qu'on appelle ici tenir maison.
On entre en scène à dix-huit ans,
Dans le monde on se précipite :
Une fenune vous prend, vous promène et vous quitte. Bientôt mon grand enfont à ses pareils déplaît ; L'homme forme le fruit, et le vieillard le haït. Que devenir? Errant é l'aventure,
Isolé dans le tourbillon, La liberté du jeu lui paraît la plus sûre ;
11 s'y livre d'abord par ton ; Et, le désœuvrement entraînant Thabiiude,
A trente ans vous voyez un sot.
Qui, pour avoir vécu trop tôt.
Gémit dans le chagrin et la décrépitude.