MADRIGAL
Elle est à moi, si parfaitement toute»
Qu'eUe et nul autre en elle n'ont plus rien, Et je n'aurai moins tort d'en faire doute , Qu'elle à penser qu^on puisse être plus sien. Aucun ennui n'a su troubler mon bien ; Rien qui m'afflige et rien que je redoute ; Hors qu'il me peine à me trop souvenir D'un qu'il l'avait pour maîtresse choisie, Et rien que mal n'a pu d'elle obtenir; Mais mal et bien m'en doit appartenir, Et du passé je suis en jalousie.
POÉSIES. Ml