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Cela posé, on aura comme précédemment l'équation
La démonstration complète se déduit de la loi même de formation des déterminants ; mais, comme elle offre peu d'intérêt par ellemême, nous l'omettrons, en insistant néanmoins sur la nécessite de bien se pénétrer du théorème qui va bientôt trouver d'importantes applications.
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II. - De l'iirranaat das polyiicMM hnwnfcftmw da lacond degré et du polyBCBM e^joisL
^>fi nommf: polynômes homogènes du second degré des 0:%\9rHh%iou% telles que
Axs— aBxr — Cr«.
Ajr«— A'^— A'^*— '^ B^5 -r- Q B « — ti B':r^, . . .;
<:e 4ont ces expressions dont nous allons étudier les propriétés, en considérant, comme nous l'avons déjà dit. les cas particuliers les plus simples, et laissant aux élèves à généraliser les énoncés et les démonstrations.
La première que nous allons considérer dans le cas du polynôme à deux Indéterminées seulement
Ax* H- a hxy -h C^>,
consisU; en ce que, si Ton y remplace x e\y par ces formules
X = a\ -h 6 Y, y = a'\-hb'\,
il Hc transformera en un polynôme qui est encore homogène et du second degré par rapport aux nouvelles indéterminées X et Y. (iC polynôme sera ainsi de la forme
XX«-+-2ill>XY-heY«, les corflicients a^ant ces valeurs :
,1 = Aa« H-viBaa'-+-Ca'«,
i«> = \ab -t- \\{ab' -»- 6rt') -h Ga'6',
C = A6« ^iWbb' -^Qb'^,
(aïtto propriété trt's simple conduit naturellement à se proposer la question suivante :
Ktunt donnés deux polynômes quelconques, tels que
\x^ -i- >\\xy - C.v*.
.W-: iiiSXY-. €Y«.
€st-ll toujours possible de déduire le second du premier en y faisant une substitution de la forme
v=a'XH-^»'Y?
Le problème admet-il un nombre fini ou infini de solutions; est-il résoluble en prenant pour les coefficients de la substitution des quantités réelles, les coefficients des polynômes donnés étant eux-mêmes supposés réels?
Notre principal objet dans celte Note sera d'établir quelquesuns des principes qui servent à résoudre ces questions et de montrer comment ils s'appliquent à la Géométrie et à l'Algèbre; faisons aussi observer en passant qu'une branche étendue des Mathématiques, l'Arithmétique supérieure, trouve également son point de départ dans la comparaison des polynômes homogènes du second degré, lorsqu'on suppose que les coefficients des polynômes et ceux des substitutions sont des nombres entiers.
Nous commencerons par établir' qu'un polynôme du second degré à n indéterminées est toujours réductible à la somme de n carrés de fonctions linéaires de ces indéterminées. Observons pour cela qu'en ordonnant ce polynôme par rapport à l'une des indéterminées que nous nommerons x pour fixer les idées, il prendra la forme suivante :
Aj7*-4- iBx -h C,
B étant une fonction linéaire, et C une fonction homogène du second degré des n — i indéterminées restantes. Or, on peut écrire
Xx^-^-'xBt-^C= l(Aa7-4-B)«-H ^(AC — B«),
et mettre ainsi en évidence, d'une part le carré de la fonction linéaire Aar-h B, et de l'autre un polynôme homogène k n — i indéterminées, AC — B*, multiplié par la constante-* Cela posé, on
opérera sur ce nouveau polynôme, comme sur le proposé, et on le décomposera encore en deux parties, à savoir : le carré d'une fonction linéaire et un polynôme à /i — 2 indéterminées. Continuant donc de proche en proche les mêmes opérations, il est clair
44^ CEUVRKS DE CHARLES HBRMITB.
qu'on parviendra à la réduction annoncée quand on aura épuisé toutes les indéterminées. Par exemple, soit le polynôme
on écrira successivement
/= a7*-+-2ar(^-i-z)-4- 7.y^-\- \yz -h -5* = {^x -^ y -+- -«)*-+- j'* -h iLyz^
et il viendra
/= (x-hy -^- z)^-h(y-hz)^^ z^.
Plus tard, cette réduction sera étudiée attentivement; actuellement, nous nous bornons à remarquer qu'elle peut s'effectuer de plusieurs manières, en commençant chaque opération par l'une ou par l'autre des indéterminées, et que, pour arriver effectivement à une somme de carrés, de fonctions linéaires, il peut être nécessaire d'introduire des quantités imaginaires dans les coefficients de ces fonctions. Ainsi, dans l'exemple précédent, il faudrait écrire
Quoi qu'il en soit, et sans insister sur d'autres particularités, nous allons, comme il suit, en tirer la notion de V invariant. Considérons le cas le plus simple du polynôme
\x^-{- iBxy -\- Cy^y
que nous mettrons sous la forme
Ax^-+- iBxy -h G^* = (ax-h ùy^-^ia'x-^ à'y)*.
Cette équation ne suffira pas pour déterminer les quatre quantités a, 6, a', b'; mais il est très facile de trouver, en fonction
de A, B, C, le déterminant
En effet, soient pour un instant
\ X=zax -^byy ^'^ \ Y^a'x-^b'y,
de sorte que l'on ait
Xx*-^ 2 \ixy -+- Cy^ = X*-4- Y«.
THÉORIE DKS POLYNOMES HOMOGÈNES. 443
En prenant successivement les dérivées des deux membres de cette équation par rapport k x et y^ et divisant par 2, il viendra
Ax-+-B>^ = aX-^a'Y, Bx-^Cy=zbX-^b'Y.
Or, X et Y ayant les valeurs définies par les équations (i), on pourra égaler les déterminants relatifs aux fonctions linéaires
A X -h By,
hx ■+- Cy et
aX-4-a'Y,
bX-i-b'Y;
mais, d'après un théorème établi au paragraphe I, le second de ces déterminants sera égal au produit
ou même à
; car, d'après une proposition énoncée au paragraphe I, un déterminant ne change pas de valeur quand on met les lignes horizontales à la place des colonnes verticales. Nous en conclurons la relation à laquelle nous voulions parvenir, savoir :
Or, la fonction des coefficients du polynôme S.x^ •+- i^xy-^Cy^y à laquelle nous sommes ainsi conduits,