I -^ </s A* am X -t- . . . -I- /ij A-'" amx
Tous les coefficients dans ces» diverses formules sont des fonc-
lions rationnelles et entières de Ar^, et Jacobi a donné pour leur détermination, dans le cas où n est impair, le théorème suivant :
Soient
sim ama? = — -T. sin am(/w7) = -7- et U = 77-»
P p^ Q étant des polynômes entiers en w; si Von fait
ces deux polynômes satisferont à C équation linéaire aux différences partielles que voici :
dz u^(n^ — I ) w» ^ -h ( n» — i)(oLu — lu^) -j-
au
d^z dz
Sur les intégrales de seconde et de troisième espèce.
On y est amené par la considération de l'intégrale
/ F(sinainj", cosamir, lamx)dûr,
où F désigne une fonction rationnelle quelconque, et qui va maintenant nous occuper.
Soit, comme précédemment,
u = sin ain:r, V = cos am j?, w = Aamx.
On reconnaîtra d'abord qu'elle peut être réduite à la forme
où A, B, C, D sont des fonctions rationnelles de la quantité u. Il en résulte que la première partie
A dx H. - II. i3
194 uei'VRKS DE CHARLRS HRRMITB.
demande seule un examen attentif, car, à l'égard des deux sui
vantes, l'intégration s'effectuera par les règles relatives aux radi
eaux carrés du second degré, en prenant u pour variable indé
pendante, et la dernière se trouvera même ainsi ramenée auik^^n fonctions rationnelles. C'est donc seulement dans rexpressioiEm^
/ Kfix que l'on peut s'attendre à voir résulter de l'intégration de^ -:$
fonctions nouvelles, et que les considérations suivantes vont mettrei^e effectivement en évidence.
Soit
ç et ^ désignant des polynômes entiers; en multipliant partj/(— ii ^=) les deux termes de la fraction et faisant
ç(i/) <K— U) = 4>( i/«) H- u ♦|(a«), on décomposera l'intégrale proposée dans les deux suivantes :
dont la seconde se ramène encore aux radicaux du second degré. » puisqu'en faisant //^ = t elle devient
vAi — 0(i— A*o
Il y a donc seulement lieu de s\)C(*uper de la première, qu'on fera
dépendre, en décomposant en fractions simples 1—^» de terme tels que
ou hien
r u^" tUi r (tu
J /( I - "* H I — X - M^ ) , / (I — a M* )/' ^{\ - M*) n — A:*mM
el ees lermes .sont eux-mêmes réductibles, comme on va voir, aux ca> les plus siuiples de // = i , /> = i .
THÉORIB DK8 PONCTIONS KLLIPTIQUB8. IQS
Partons en premier lieu de la relation
du'*^ / ;
-- = mw"»-i v^(i — a*)(i— .A:«a«),
qui différentiée donnera
dx-^
= m ( m — I ) a"»-* — /n* ( i -h A-* } m"» -h aw ( m -h i ) A:* w"»-^*.
în intégrant par rapport à x les deux membres de cette équation, )n trouvera celte formule de réduction
^— =zm(m—i) / a'«-*^ — m*(n-A:*) l u"'dx'^m(m-^\)k^ j W^-^-^dXy
qui montre comment de proche en proche on ramènera l'intégrale proposée où m = 2 /i, aux seuls cas de /2 == o, /i = i .
Le premier donne un terme proportionnel à la variable, et c'est le second qui conduit à un nouvel élément analytique, dans la théorie des fonctions elliptiques.
En introduisant comme facteur constant le carré du module, nous poserons
Z(x) = I A"' sin* am j:<ir,
ce sera ce que Ton nomme et ce que nous appellerons dorénavant la fonction de seconde espèce.
Partons en second lieu de la relation
. ,J\-^k^ 3A«\ r dx
. ^« r dx
qu'on trouvera identique par la différentiation. Il est clair que, de proche en proche, elle fait dépendre le cas le plus général des trois suivants où Ton suppose /? = — i,/? = o,/?=i.Le premier nous ramène à la fonction de seconde espèce, le second donne un terme
proportionnel à la variable : c'est donc seulement le dernier qi met encore en évidence une fonction nouvelle, que nous étudit rons sous la forme
l — OLU*
au lieu de
r €ix
J l—OLU*'
En faisant
OL = k* sin* ama,
A = — T- A'* sin ama cos ama Àama, 2 da
nous poserons
'*" k^ sin ama cos ama Àam a sin* amx.dx
I — A:* sin» ama sin'ani^r
et cette expression sera désormais pour nous la fonction de troisième espèce.
I. — Expression par ^{x) des inié^^rales de seconde et de troisième espèce.
Nous avons précédemment établi la relation suivante :
Sin ama7(sin' amx-\- \) -H o z = d -— ,
dx B* ( iT )
on les coefficients A et B s'expriment par ai et a2 en posant
, . - AND ^s*" ama,
sin am ai (sin* ama, H- A) 4- B -j =0,
aoLi
. . 4 , D rfsinama,
sin amas (sin* amasH- A) -f- B ^ = o.
aaj
Soit
et, par suite,
aj = o ;
d'après la condition
on trouvera
B = o. A= — sin* ama,
el, par conséquent,
sinain:r(sin> amx — sin> ama) = G — ^ —---. — ^^ — ->
Déterminant C en faisant ^ = 0, il viendra enfin
e»(o)H(ar-ha)H(ar — a)
sin' am^r — sin' ama =
A:e*(jr)e«(a)
Cette relation importante prend, si Ton change a en a + i¥J ^ celte nouvelle forme
I — A:* sin* ama sin« ama? = — -rr— — , ,^,, -y
à laquelle on parviendrait encore d'une autre manière en employant l'identité
I H{x -\- a)\li X — a) . , . ,
T TTi T-; : = sin am(a: H- a)sin am(a? — a)
sin* ama: — sin* ama
~ I — A:* sin' ama sin* ama?
EUle donne, en prenant les logarithmes de deux membres,
log(i — A:*sin* ama sin* ama?) = log6»(o) -4- log0(a?-+- a)
-h loge(ar — a)— «îlogeCa?) — !2log8(a),
et de là on tire immédiatement, en différentiant par rapport à a et en intégrant ensuite par rapport à x^
k^ sin ama ces ama A ama sin* ^mxdx
I — A:* sin* ama sin' ama?
tJ(a) '1 o(ar-+-a)
c'est l'expression analytique découverte par Jacobi de la fonction de troisième espèce. En divisant par^ et supposant ensuite a = o, on en déduit
k^ sin* ikmxdx = Z(x) = l^x — ■
e(a-) où l'on a posé
^ . . . ^k .. 0 . lit ^
I — -y.Ç -»- •/ çr» — A ^» 4- '2 ^'
c'est l'expression donnée également par Jacobi de la fonction seconde espèce et qui va nous conduire aisément à ses propriéi fondamentales.