TROIS FORMES QUADRATIQUES TERNAIRES
Journal de Crelle, t. 57 (1860), p. 871.
(( . . . En posant avec M. Gayley :
.o"=(a, b\ c",f",g%h"){x,y,zY,
j'ai cherché à exprimer le résultant au moyen des vingt déterminants que donne le système
lorsqu'on prend, de toutes les manières possibles, trois colonnes verticales. Pour abréger l'écriture, je les désignerai ainsi :
{abc), {abf), (abg), ...,
de manière que l'on ait par exemple
(abc) = le terme principal ab' c'^ étant toujours pris avec le signe
abc
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EXTRAIT D UNE LETTRE A M. BORCHARDT. lOI
)) Ceci convenu, je distingue dans le groupe des vingt déterminants les deux suivants : {agh) comme premier terme d'un co variant et {bcf) comme premier terme d'un contrevariant par rapport aux trois formes ce, o' ^ d' . Réservant d'en donner plus tard la raison, je me borne en ce moment à développer les expressions de ces deux formes, savoir :
~\-{agli)
xy^
-^{cfg)
yz^-
— (abg) —(bch)
-^(afh) -~{bfg)
zx''- xyz
-f (acf)
-{abf) ~{bgh)
~{bcg) -^(cfh)
-\- {ach) — {abc) -{afg) -i{fgh)
-H ( bcf)
— i^^cg)
-H {abh)
-(bcg) -Mcfh)
-h (ach)
~~{abf) ~{-'i{bgh)
-\-{acf) -^'?.{cgh)
~{abg) — 2 (a/A)
— {bch)
-i-(abc) -Mfgh)
y> Maintenant, si l'on désigne par S/etSF les invariants du quatrième degré de M. Aronhold par rapport aux formes cubiques / el F, le résultant sera
R = SF— ï6S/.
)) Il se trouve donc exprimé au moyen des déterminants du système (A), et l'on voit immédiatement que, si l'on remplace cp, (p^,
(f" par
Xcp -H X'cp'-I- y o" , [jLCp -4- [x'cp' -h |J."cp", vcp H- v'o' -h 'i" ^" ,
il se reproduit multiplié par la quatrième puissance du déterminant
La démonstration suit d'ailleurs du même principe qu'a employé M. Cayley, en remarquant que, si J'on suppose
I dA]
3 dx
3 dy'
3 dz
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U désignant une forme cubique, on aura
/=HU, F== — PU(i).
)) Mais il est un autre point de vue sous lequel on peut envisager la détermination du résultant en recherchant, comme l'a fait le premier M. Sylvester, une expression analogue à celle du discriminant d'une forme cubique. Cette expression remarquable, dont la découverte est due à M. Aronhold, étant 64 S^ — T^, l'analogie que nous voulons suivre conduit naturellement à essayer d'obtenir, par rapport au système des trois formes proposées, deux invariants combinants qui coïncident avec T^ et S^ dans le cas particulier où o, o^, d^ sont les dériA^ées partielles d'une forme cubiqae. Or M. Sylvester a déjà donné une fonction qui, dans ce cas, se réduit non seulement à T-, mais à T lui-même, ainsi l'analogie est à cet égard aussi complète qu'on peut le désirer. Mais il n'en est pas absolument cle même en ce qui concerne l'autre terme du résultant qui, au lieu de devenir S^, se présente comme une fonction linéaire de S^ et T-.
)) Les recherches suivantes conduiront, comme on le veut, à un invariant combinant qui se réduit précisément à S^ ; mais leur objet principal sera surtout de donner un premier exemple de l'extension aux formes à trois indéterminées de méthodes appliquées seulement jusqu'ici aux formes binaires, et que j'ai développées dans un Mémoire du Journal de Mathématiques cle Cambridge et Dublin, i855.
» Je rappellerai d'abord cette proposition dont je ferai souvent usage. Soient /= 7] Vx^y^z^ un co variant et F(^, t,, Q un contrevariant par rapport à une ou plusieurs formes, en opérant avec f sur F de la manière suivante :
on obtiendra un contre variant, et si, d'une manière toute semblable, on opère avec un contrevariant G =: ^Qi'^v]P(^ï sur un
Q 1 r. / Q / sera un covariant.
^ dx^ dy? dz^
(^) Voyez pour ces notations le travail du même auteur publié dans les transactions de la Société Royale sous le titre : A third Memoir upon Quantics.
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