SCÈNE IIL
THYESTE, PLISTHÈNE, THÉODAMIE, THESSANDRE, LÉONIDE,
THYESTE, ftpcrcerant Plisthèoe.
Que voisrje? Dieux puissants , après un si grand bien,
Non , Thyeste de vous ne demande plus rien.
Quoi I prince, vous vivez ! Eh ! comment d'un perfide
Avez-vous pu fléchir le courroux parricide ?
Que faisiez-vous, cher prince? et dans ces mêmes lieux
Qui pouvoit si long-temps vous cacher à nos yeux?
Effrayé des fureurs où mon âme est livrée ,
Je vous croyois déjà la victime d'Atrée :
Plistliène dans ces lieux n'étoit plus attendu.
Je l'avoue, à mon tour je me suis cru perdu j
J'allois tenter...,
PLISTHÈNE.
Calmez le soin qui vous dévore; Vous n'êtes point |)erdu, puisque je vis encore. Tant que l'astre cHl jour éclairera mes yeux , Il n'éclairera point votre perte en ces lieux. Malgré tous mes malheurs , je vis pour vous défendre* De ces bords cependant fuyez sans plus^attendre; Et, sans vous informer d'un odieux. secret, Croyez'en un ami qui vous quitte à regret..