ACTE I, SqÈNE I. 2i
Electre cependwt n'en est pas moins coupable : Le vertueu]^ Itys^ k travers ma douleur , •
iTen a pas moin» trouvé le chemin de mon cœur. Mais Arca$ ne vient. point ! Fidèle en apparence , Trahlt-41 en secret le swn dç ma ven^^eance ? Il vientt Sds^urons*nous.
éi^ectre/arcas.
ELECTRE
Pleine d'un juste eiïrqk, Je me plaignois déjà qu'on me manquoit de foi ; Je craignois qu'un ami qui pour moi ^'intéresse N'osât plus.... Mais quoi ! seul ? .
AHCAS.
Malheureuse prinççss^^ Hélas ! que votre sort est digne de pitié !
Plus d'amis; plus d'espoir.
ÉLJICTRÏ.
Quoi ! leur vaine amitié , ' Après tant de serments. , . .
AHCAS.
Non, ^n'attendez rien d'elle.
Madame 9 en vain pour vous f ai fait parler mon zèle : Eux-mêmes, à r^§ret, ces trop prudents amis S'en tiennent au secours qu'on leur avoit promis. « Qu'Oreste , disent-ils , vienne par sa présence « Rassurer des amis armés pour |a vengeance.
:ti6 ÉnBCTEK.: f
<f Son fils , même avant eux ^ devoit ici se rendre.
« C'est se perdre , fif ^ ei^ ^^éeir0^en entreprendre;
« Bientôt de nos projets la mort seroit le prix. »
Bailleurs^ pour achever détg^adétilèûts esprits^
On dit que ce guerrier, dont la va}eur fimeste
Ne se peut comparer qu'à la valeur d'Oreste ,
Qui de tant d'eaiielnis' d^ivre ces^ts ^ / f * * *
Qui les a saui^sr «eul pan Teffiirv idevaon htM ^ ' '
Qui , chassant les deux rois <]e Corinthe et d'Athènes >
De morts et de i^o^raot^ vient de. Gq^yJn]^*lK>^ plaipaes ,
Hier , avant la nuit, parut daii« ce palais;'
Cet étranger qu'Égisthe a combla .de'Hen&its ^ '
A qui ce tyran doit le salut de sa »fille ^
De lui, d'Itys, enfin de toute sa famille^
Est un rempart si sûr pour vos persécuteur»^
Que de tous nos amis il a glace.les cœurs.
Au seul nom du tyran que votre âme déteste.
On frémit; cependant on veut revoir Oreste.
Mais le jour qui paroît me chasse de ces lieux :
Je crois voir même Itys, Madame , au nom des dieux ^
Loin de faire éclater le trouble de votre âme.
Flattez plutôt d'Itys l'audacieuse flamme ,
Faites que votre hymen se diffère d'un jour :
Peut-être verrons-nous Oreste de retour.
ELECTRE
Cessez de me flatlter d'une espértance vaine-. Allez ; lâches an^ qui trahissez ma hai»e ;