SCÈNE VIL
XERXÈS, AMESTRIS.
XERXès.
Madame , quel(|Uè amour qui puisse vous séduire , D'un secret sur ce point j'ai voulu vous instruire. L'orgueilleui^ Darius^ dépouillé de ses droits^ N'a plus rien a prétendre au rang de roi des rois. Artaxerce aujourd'hui^ paré de ce grand' tiu^e^ Du sort de l'univers est deyenu l'arbitre.
Je vois à ce discours votre cœur s'émouvoir : Mais d'un profond respect écoutez le devoir ; Et , de quelque douleur que vous soyez atteinte , J'interdis à vos feux le rqp^^op^iç et la plainte. Surtout;! si Darius vous est cher aujpurd'hui^ Cachez-lui des secrets qui ne sont pas pour lui.
A;tt£STRlS<
Ah ! seigneur ^ pard<^iiL62»^ à« traBsj^OTi qui m'i^te. En vain à mon amouf la plainte es^ iftierdke : Après le coup affreux dont noua irnppes mon cœur j Rien ne peut plus ici contraindre ma douleur. Qu'elle éclate à vos yeux cet*e dotdeur mortelle A qui vous imposez une loi si cruelle; ■ Juste ciel ! se peut-il qu'un fils victorieux^ Votre image, ou plutôt l'image de no» dieux, Soit privé par vous seul de l'honneur de prétendre A ces mêmes états qu'il sait si Inen défendre?