ACTE I, SCÈNE VIL 'ijS
Pardonnez ; je sais bien qu'il ne m'est pas permis De prononcer y seigneur ^ eôtçe vpu# ^t vos fils : Mais si jamais de& dieux la no^je^ suprêmei Prenant soin sur un flxHit.de s'emp^indre elle*méipe; Si l'éclat des vertus , la gloire des hauts faits , Le besoin de l'empire et les vœux des sujets ; - En un mot^ si jamais la valeur^ la naissance , Furent des droits , seigneur, pour la toute-puissance, Qui mieux a mérité ce haut degré d'honneur Que celui qu'on en prive avec tant de rigueur ? Je vois de mes discours que votre cœur s'offense; Mais, seigneur, d'un héros j'^itreprends la déftnse. Il a tant fait pour vous, quie Xerxès aujourd'hui Ne doit pas s'o£fenser que je parle pour lui : Heureuse aï l'amour Instruisott la iiatiu*e A le dédommager d'une cmelle injure !
D'un choix qui poui* œ fils vous semble injurieux ,
Madame , je ne dois rendre compte qu'aux dieux.
Quand je ne tiendrais pas de la grandeur suprême
Le droit de dispoter du s^cré e^adème ,
Ma voloiiie.suffîl;) pour.é%dbtir des lois;
Et la terre eu ir^^ptblimlt doit souscrire à mou choix.
Et sur quoif)«ga»TYOii£ que le prinoe Artaxeroe
Soit si peutidign^ csBucor de régnef sur la Perse ?
Darius , je l'avoua , a quel<p)eB &it& de phis ;
Mais son frère a mou ccaur , et n'est pas sans vertus :
Il sait aimer du moins , et c'est vous qu'il adore.
AMESTHIS.
Dieux! qu'est'œ que j'entends?
XERxis.
A son augtiste hymen 11 Êiut vous prépiEirer^ IÇt je me suis chargé^ de, vous Jq dqcjarer-
. AMESTRIS.
Moi , seigneur ?
Xl^RXÈ3.
Oui y madapie : il vous a den^andée; La loi veut qu'à ses feux vous soyez accordée. Vous savez ce qu'impose une si d^etloi. ,
AMESTRIS.
Ainsi sans mon aveu l'on dispose de moi !
On dispense à son gré la grandeur souver;iiine ! La parole des rois i^'est plus qu'une ombre vaine î Frein par qui les tyrans sont même retenus^ Serments sacrés des rois, qu'éies-voos. devenus? Quoi I seigneur, Artaxerce à mon hjrmen aspire ^ Pçu coulent de priver, Darius de l'empire ; Et c'est vous qui, pour prix de tant d'es^loi^&meux. Accablez de ces coupa» un fils si gén^ân^x !
Mais , seigneur ^ c'est en vainxpi'à vpsordxes suprenifeâ Vous joignez uqiq loi qi^ comoaaiMiQ ^9X% rois mêmes : Je. n'ai pas oublié qu'au plust gFMÂ d^ Jbéros Vous promettes ma main pour prix^df^j^^li^^ux. Vous reçûtes ma jGcd pour let dofi diell^^ fN^^iie : La mort, la seule mort<peutiui ravin la. miepne. Il n'est loi ni pouvoir que je craigne en ces lieux : Les promesses des rois sont de» décrets des dieux. Ainsi , dans quelque rang qu' Artaxerce puisse être , Darius de ma main sera toujours le maître.