‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 252 sur 287 · SCÈNE IIL AMESTRIS, PHÉNICE · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL AMESTRIS, PHÉNICE

AMBSTKIS.

Je demeuré interdite , et mon âmè abattue Succombe au coup mortel dont ce discours îi^etue/ Quoi! Darius maimoit, e;t par un sort fatal ', • . Il faut que je Tapprenhe encor de son rival ^ D'un rival' qui le plaint et qui le justifie > * ".' Tandis qu'à dé faux bruitis mon cœur le sacrifie ! ■ Ai-je bien pu revoir ce prince si chéri;, . J, t

Sans mie de ses 'malheurs mon cœur iut attendri^ D'un mensonge odiÈeux saris percer le nuage? - Le crime et la vërwTn'ont-ils donc qu'un langage ? Et des cœurs par l'amour unis si tendrement Se doivent-ils , hélas ! méconnoîtré un moment ? ^

A sa vertu du moins j'auroîs^ dû reconrioître Le mortel le plus grand que le ciel ait fait naître : Et cependant, pour prix de sa fidélité , / .

Je l'outrage moi*-même avec indignité !

Je me, joins au cruel dont la fureur l'opprime ! Je pare de mes mains l'autel et la victime !

4o2 XERXÈS.

J'achève d'accabler, au mépris de ma foi ,

Un cœur qui n'espéroit peut-être plus qu'en mm !

Âh I j'en mourrai, Phënice; et ma douletur extr.ême...

On ouvre. Quel objeU c'est Darius lui-même.

Fuyons , dérobons-nous de ces fonestes lieux :

Je ne mérite plus de parottre à ses yeux.

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