‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 253 sur 287 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

DARIUS, AMESTRIS, PHÉNICE.

DARrUS.

Demeurez , Amestris, et d'une âme adoucie Contemplez les horreurs dont mon âme est siâsie« Non que te triste objet de votr^inimidé Ose encore implorer un reste de pitié.

Ce n'étoit pas assez qu'on m'eût ravi l'empire : On me ravit encor le seul bien où j'aspire.

J'ai beau porter partout mes funestes regards. Je ne vois qu'ennemis, qu'horreurs de toutes parts. Je ne veux point ici justifier msi^unme ; Je sais par quels détours on a si^ps votre âme : J'aimerois mieux mourir encor plus malheureux. Que de vous accabler d'up repj^ntir afireux.

Pourvu que, dans l'éclat, de la grandeur suprême. Vous ne méprisie2 plus un prince qui vous aime ; Qui, né pour commander un jour à l'univers, S'honoroit cependant de vivre dans vos fers; J'irai , sans murmurer de mon sort déplorable. Terminer loin de vous les jours d'un misérable.

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