SUR LA MORT DE CRÉBILLON
i^uEL spectacle est offert à mon âme éperdue ! Que vois-je ! dans mes sens la crainte est répandue. Est-ce ici le séjour qu'habite la Terreur?
Est-ce ici du Néant là demeure fatale ?
Quelle nuit inferrtale Enveloppe ces lieux des Toîles de l'horreur !
La lugubre clarté de cent torches funèbres, Plus tristes mille fois que ces noires ténèbres , Vers un temple odieux gmde mes pas errants.
Un marbre ensanglanté couronne ses portiques ,
Dont 1^ débris antiques Semblent braver encor les menaces dû temps.
Sur un autel d'airain la Mort , la Mort assise, Tient pour sceptre une faulx que la Fureur aiguise : A ses yeux est ouvert lé livre dès (festins.
De ses arrêts secrets' ministres redoutables,
Les Douleurs lamentables Entraînent à ses pieds la fôtde des humains.
Et ce fier potentat qui , gonflé d'arrogance, Accable l'univers du poids de sa pfuissancè ; Et l'esclave eourbé sôus le faîx dès travaux. Tout est en un instaht disparu dans rabîme;
Tout dti néant victime , Périt également dans le fond des. tombeaux.