‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 4 sur 287 · SUR LA MORT DE CRÉBILLON · texte numérisé non relu

SUR LA MORT DE CRÉBILLON

i^uEL spectacle est offert à mon âme éperdue ! Que vois-je ! dans mes sens la crainte est répandue. Est-ce ici le séjour qu'habite la Terreur?

Est-ce ici du Néant là demeure fatale ?

Quelle nuit inferrtale Enveloppe ces lieux des Toîles de l'horreur !

La lugubre clarté de cent torches funèbres, Plus tristes mille fois que ces noires ténèbres , Vers un temple odieux gmde mes pas errants.

Un marbre ensanglanté couronne ses portiques ,

Dont 1^ débris antiques Semblent braver encor les menaces dû temps.

Sur un autel d'airain la Mort , la Mort assise, Tient pour sceptre une faulx que la Fureur aiguise : A ses yeux est ouvert lé livre dès (festins.

De ses arrêts secrets' ministres redoutables,

Les Douleurs lamentables Entraînent à ses pieds la fôtde des humains.

Et ce fier potentat qui , gonflé d'arrogance, Accable l'univers du poids de sa pfuissancè ; Et l'esclave eourbé sôus le faîx dès travaux. Tout est en un instaht disparu dans rabîme;

Tout dti néant victime , Périt également dans le fond des. tombeaux.

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