‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 70 sur 287 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ATRÉE, EURISTHÈNE, ALCIMÉDON, ^

GARDES

ATRÉE

Avec l'éclat du jouç, je vois enfin renaître

L'espoir et la douceur de me venger d'un traître !

Les vents, qu'un dieu contraire enchaînoit loin de nous ,

Semblent avec les flots exciter mon courroux :

Le calme , si long-temps fatal à ma vengeance ,

Avec mes ennemis n'est plus d'intelligence :

Le soldat ne craint plus qu'un indigne repos

Avilisse l'honneur de ses derniers travaux.

Allez, Alcimédon : que la flotte d'Atrée

Se prépare à voguer loin de l'isle d'Eubée : ^

Puisque les dieux jaloux ne l'y retiennent plus.

Portez à tous ses chefs mes ordres absolus.

i36 ÀTRÉE ET THYESTE.

(A ses gardes. )

Que tout soit prêt. Et voàis, que ron cherche PKslhèiie; Je lattends en ces lieux. Toi , demeure ^ Euristhène,

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