SCÈNE PREMIÈRE
ATRÉE, EURISTHÈNE, ALCIMÉDON, ^
GARDES
ATRÉE
Avec l'éclat du jouç, je vois enfin renaître
L'espoir et la douceur de me venger d'un traître !
Les vents, qu'un dieu contraire enchaînoit loin de nous ,
Semblent avec les flots exciter mon courroux :
Le calme , si long-temps fatal à ma vengeance ,
Avec mes ennemis n'est plus d'intelligence :
Le soldat ne craint plus qu'un indigne repos
Avilisse l'honneur de ses derniers travaux.
Allez, Alcimédon : que la flotte d'Atrée
Se prépare à voguer loin de l'isle d'Eubée : ^
Puisque les dieux jaloux ne l'y retiennent plus.
Portez à tous ses chefs mes ordres absolus.
i36 ÀTRÉE ET THYESTE.
(A ses gardes. )
Que tout soit prêt. Et voàis, que ron cherche PKslhèiie; Je lattends en ces lieux. Toi , demeure ^ Euristhène,