SCÈNE IL
ATRÉE, EURISTHÈNE.
ATRÎëE.
Enfin ce jour heureux, ce jour tant souhaité. Ranime dans mon cœur l'espoir et la fierté.
Athènes , trop long-temps Fasile de Thyesie , Éprouvera bientôt le sort le plus funeste :
Mon fils, prêt à servir un si juste transport, Va porter dans ses murs et la flamme et la mort.
EURISTHENE.
Ainsi, loin d'épargner l'infortimé Thyeste, Vous détruisez encor l'asile qui lui reste I Ah ! seigneur, si le sang qui vous unit tous deux N'est plus qu'un titre vain pour ce roi malheureux , Songez que rien ne peut mieux remplir votre envie Que le barbare soin de prolonger sa vie.
Accablé des malheurs qu'il éprouve aujourd'hui , Le laisser vivre encor, c'est se venger de lui#
ATHÉE
Que je l'épargne, moi ! la^sé de le poursuivre. Pour me venger de lui que je le laisse vivre ! Ah ! quels que soient les maux que Thyeste ait soufferts, U n'aura contre moi d'asile qu'aux enfers :