‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 75 sur 287 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

ATRÉE, PLISTHÈNE, EURISTHÈNE, THESSANDRE, gardes.

ATREE.

Prince-, cet heureux jour, mais si lent à mon gré. Presse enfin un départ trop long-temps différé ; Tout semble en ce moment proscrire un infidèle. La mer mugit au loin , et le vent vous appelle : Le soldat, dont ce bruit a réveillé Fardeur , Au seul nom de son chef se croit déjà vainqueur; H n'en attend pas moins de sa valeur suprême , Que ce qu'en vit Élis , Rhodes , cette isle même : Et moi , que ce héros ne sert point à demi , J'en attends encor plus que n'en craint l'ennemi. Je connois de ce chef la valeur et le zèle , Je sais que je n'ai point de sujet plus fidèle : Aujourd'hui cependant souffrez sans murmurer Que votre père encor cherche à s'en assurer.

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