‹ Œuvres de CrébillonChapitre 42 sur 158 · ACTE IV , SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV , SCENE IV

S*€mpTesier pour revoir Tauteiir de lear misère. Hou, j'ai le coBor enc6r tout percé de lenrs cri« t i*ai cra dans chacun d'eux voir expirer mon fils. De leur salut enfin cruel dépositaire , Essayons si ma mort leur sera salutaire.

Meurs du moins, roi sans foi, pour ne plus résister A ces dieux que ta main ne veut pas contenter.

SOPB&OirTMK.

Dans un si grand projet Totre rertn s*égare : A des crimes noureaux yotre ame se prépare.

Tous mourrec moins , Seigneur, pour contenter les dieux. Que pour tous dérober au devoir de tos vœux.

YouleE-Tous , ajoutant le mépris à l'offense. Porter jusqu'aux autels la désobéissance ?

Youi TOUS offrez en vain pour fléchir sa rigueur; Le ciel veut moins de nous l'offrande, que le cœur. Qn*espérex-Tous , Seigneur ? que prétendez^rons faire ? Aux dieux, à tous, à nous, de plus en plus contraire, Yonles-Tous^ n'écoutant qu'uu transport furieux. Faire couler sans fruit un sang si précieux ? £h ! qui de nous , hélas ! témoin du sacrifice , Voudra de votre mort rendre 9a main complice ? Qui, prêt à se baigner dans le.saugd^ son roi. Voudrait charger sa main de cet horrible emploi ? Qui de nous contre lui n'armerait p^ la sienne ?

fOOMÉirSE.

Je le sais , et n'attends ce ouap que de la mieone.

80PHaOM¥MB.

Eh bienl arant ce coup ^ de cette même main 1. 7

74 IDOMÉN£E.

NoDgex-niâi donc, Seignear, un poi^ard dan* U gein. Dût retomber sur moi le transport qui tous guide» le ne souffrirai point cet affreux parricide. Nulle crainte en ce jour ne saurait m'émouvo&r. Lorsqu'il faut vous sauver de Totre désespoir. Je ne tous connais plus ; le grand Idoménée Laisse à tous ses transports son ame abandonnée. Ce héros , rebuté d'avoir tant combattu , A donc mis de lui-même un terme à sa vertu !

Jetez sur tos sujets un regard moins sév^e :

Ils TOUS ont appelé du nom sacré de père ; De cet auguste nom dédaignant tons les neends , ÀTCz-Tons condamné tos sujets malheureux ?

Abandonnerea-Tons ce peuple déplorable ^ Que TOtre mort Ta rendre encor plus misérablo? Que lui destioes'Tous par ce cruel trépas, Qn'nn coup de désespoir qui ne le sauTe pas ?

inoMBiriE.

Tu juges mal des dieux ; leur courroux éqnitablo S'apaisera bientôt par la mort du coupable ; Je Tab enfin, pour prix de ce qu'ils ont sauvé. Rendre à ces mêmes dieux ce qu'ils ont conserTé. Mon cœur, purifié par le feu des victimes»

Mettra fin à tos maux, mettant fin à mes crimes. Je sens même déjà dans ce cœur s'allumer L'ardeur du fe 'sacré qui le doit consumer.

Chaque pas , chaque instant qui retarde mon ««le , ' Plonge de mes sujets dans la nuit éternelle.

IKe m'oppf6se«doac plus d'inntiles discours ;

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