ACTE IV, SCÈNE IV, y S
Facilite plutôt le trépas où je cours.
Veux-tu , par le^ efforts que ton amitié tente , Conduire le couteau dans le sein d*Idamante ? Si je pouvais , bélas ! rimmoler en ce jour , Je croirais rimmoler moins aux dieux qu'à Tamour. Qu'il règne : que sa tête, aujourd'hui couronnée , Redonne à Sopbronyme un autre Idoménée r Que mou fils , à son tour assuré sur ta foi , Retrovre dans tes soins tout ce qu'il perd en moi : Que par toi tous ses pas tournés Ters la sagesse D'un torrent de flatteurs écartent sa jeunesse : Aecontume son cœur à suivre l'éqtdté :
Coaaerve-lni sur-tout cette sincérité Rare dans tes pareils , aux rois si nécessaire ; Soifl enfin 4 ce fils ce que tu fus au père.
Surmonte ta douleur en ceMerni^r moment , Et reçois mes zàieux dans cet embrassement.
SOPHRONTIA , à genoux.
Non, Tons ne mourrez point; votre cceur inflexible Kourrit ftn vain l'espoir d'un projet si terrible. Immoles-moi j Seigneur, ou craignez....
iDoifixris.
Lère-toi i Quoique prêt à mourir, je suis toujours ton roi. Je Téux être obéi ; cesse de me coi^aindre.
Parmi tant de mattieurs, est-ce mol qu'il fautpUindre ? Vois quels sont les toutmens qui déchirent mon c«ar , St , par pit^é du moisi , ItiMe-moi ma fureur.
76 IBOMÉN££.