‹ Œuvres de CrébillonChapitre 64 sur 158 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

THÉODAMIE, LÉONIDE, PLISTHÈNE, TUESSANDRË.

PLiSTBilfE , a Thessandre.

Mais non, c'est ^étrangère. Ah ! qu'est-ce quejevoi, Thessandre? un soin presian sei|ible occuper sonamt.

WVBP

îi6 ATRÉE ET THYlSTË.

( à Thêodamie. ) Oà portez-Touf vos pas?iiiecherclie2-rooà,iladam4f Du trouble où je tous toU ne pvM-je être éclairci f

THÉODJLMXB.

C*est TOUS même. Seigneur, qoe je cberchaie iei. D*Athèiies dès long-tempi embrassant la conqaAte« On dit qu*à s*éloigoer TOtre flotte s*àppréte ; Que , chaque instant d*Atrée excitant le courroux ,- Pour sortir de Cbalcys elle n'attend .qae tous. Si ce n'est pas tous faire une injuste prière. Je viens vous demander un raisseau pour mou père< Le sien, tous le savez , périt presque à vos'^eux; £t BOUS n'avons d'appui que de vous en ces lieax. Tous saovAtes des flots et le père et la fille } Achevez de sauver une triste famille.

PLISTHÀSK.

Voyez ce que je puis ; voyez ce que je dois.

D'Atrée en ce climat tout respecte les lois : Il n'est que trop jaloux de son pouvoir suprême. Je ne puis rien ici, si ce n'est par lui-même* Il reverra bientôt ses vaisseaux avec soin , £t du départ lui-même il doit être témoin.

Voyez-le. Il vous souvient comme il vous a reçue Le jour que ce palais vous offrit à sa vue; Il plaignit vos malheurs , vous offrit son appui : Son cœur ne sera pas moins sensible aujourd'hui; Vous n'en éprouverez qu'une bonté facile.

Mais qui peut vous forcer à quitter cet asile ? Quel déplaisir secret vous c-hasse de ces lieux t

ACTEI, SCENE VI. 117

MoB amour tous rend-il ce séjour odieux ? .

Ces bords sont-ils pour vous une terre étrangère ? Wj rcTcrra-t-on plus ni tous ni votre père ?

Quel est son nom , le vôtre ? où portez-vous vos pas? IVe connaltrai-je enfin de vous que vos appas ?

THKODAMIX.

Seigneur, trop de bonté pour nous vous intéresse. Mon nom est peu connu ; ma patrie est la Grèce; Et j*ignore en quel lieu , sortaut de ces climats , Mon père infortuné doit adresser se» pas ?

PLISTHÈITE.

Je ne vous presse point d'éclaircir ce mystère : Je souscris au secret que vous voulez m*en faire» Abandonnez ces lieux , ôtez-moi pour jamais Le dangereux espoir de revoir vos attraits ; Fuyez un malheureux; punissez-le, Madame, D*oser brûler pour vous dé la plus vive flamme ; Et moi , prêt d'adorer jusqu'à votre rigueur, J'attendrai que la mort vous chasse de mon cœur ; C*est, dans mon sort cruel, mon unique espérance. Mon amour cependant n*a rien qui vous offense , Le ciel m'en est témoin ; et jamais vos beaux yens K'ont peut-être allumé de moins coupables feux : Ce cœur, à qui le vôtre est toujours si sévère , N'offrit jamais aux dieux d'hommage plus sincère^ Inutiles respects! reproches superflus!

Tout va nous séparcf ; je ne vous verrai plus. Adieu , Madame, adieu : prompt à vous satisfaire » J« reviendrai pour vous m'employer prèf d'un père :

ti8 ATREE ET THYEStE.

Quel qu^en soit lé succès, je tous réponds da moius. Malgré votre rigaear, de mes plus tendres soias.

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