‹ uvres de Dante AlighieriChapitre 33 sur 106 · LE PURGATOIRE. CHANT VI · texte numérisé non relu

LE PURGATOIRE. CHANT VI

Cette belle âme fut prompte, rien qu'au doux nom de sa terre natale, à faire fête à son concitoyen;

Et maintenant tes vivants ne peuvent être sans guerre, et ceux-là qu'une même muraille et qu'un même fossé renferment se rongent les uns les autres.

Cherctie, misérable, autour de tes rivages, et puis regarde dans ton sein si une seule partie de toi-même y joiût de la paix.

A quoi sert-il que Justinien ait rajusté ton frein, si la selle est vide ? Sans lui la honte serait moindre pour toi.

0 race qui devrais être obéissante et laisser César s'asseoir sur la selle, si tu comprenais bien ce que Dieu te prescrit.

Regarde comme cette bête est devenue rétive pour n'avoir pas été corrigée avec les éperons , depuis que tu as mis la main sur sa bride !

0 Albert de Germanie, qui abandonnes cette bête, devenue indomptée et sauvage, et qui devrais enfourcher sei arçons.

Qu'un juste jugement tombe du ciel étoile sur ton sang , et qu'il soit nouveau et évident, tel enfin que ton succes- «eur en ait peur.

Car, éloignés d'ici par la cupidité, vous avez souffert, toi et ton père, que le jardin de l'empire fût déserté.

Homme sans soin , viens voir les Montaigus et les Capu- Jets, les Monaldi et les Filippeschi, ceux-ci déjà tristes, ceuxlà pleins de soupçons.

Viens, cruel, viens voir l'oppression de tes nobles, répare leurs négligences, et tu verras comme Santaiiora esl en sûreté;

Viens voir ta Rome qui pleure, veuve délaissée, et le I ianl jour et nuit : « Mon César, pourquoi n'es-tu pas avec moi? i>

Viens voir comme on s'aime, et si nulle pitié pour nous De t'excite, du moins aie honte de ta renommée.

0 «iimmo Giove, Gtie foili 'o terra, per noi criciftMO.

I^t s'il est permis de le dire, ô souverain Jupiter* qui fu3 sur terre pour nous cruciûé, tes justes yeux se sont-ils tournés ailleurs?

Ou est-ce une préparation que, dans l'abîme de tes conseils, tu fais à quelque grand bien inaccessible à notre pré* '^oyance?

Car les terres d'Italie sont toutes pleines de tyrans ; k plus vil, s'il entre daiis un parti, aussitôt devient un Ma^ cellus.

Ma Florence, tu peux être contente de cette digression; elle ne te touche pas , grâce à ton peuple qui s'applique à être si sage !

Plusieurs ont la justice dans le cœur, mais leur cœur est lent à la décocher, afin de ne pas tirer l'arc imprudem- Tient ; et ton peuple a la justice sur le bord de ses lèvres.

Phisieurs refusent ailleui-s les charges publiques ; mais ton peuple, plein de sollicitude, répond, sans être invité, aux chaiges de la loi, et crie : « Je m'y soumets ! »

Donc sois joyeuse, car tu as bien de quoi, tu es riche, tu as la paix, tu as de la prudence. Si je dis vrai, l'effet ne mr dément pas.

Athènes et Lacédémone, qui firent les antiques lois, et furent si remplies de civilisation , donnèrent dans l'art de bien se conduire un petit exemple.

Auprès de toi qui fais de si subtils règlements, que ceux qu'en octobre tu files n'arrivent pas jusqu'à la moitié de novembre.

Combien de fois dans ces temps, dont tu peux te souvenir, as-tu changé les lois, les monnaies, les offices, les coutumes, et renouvelé les membres de ta cité?

Ahî si tu veux te le rappeler et si tu vois la lumière, tu le verras semblable à cette malade qui ne peut trouver une [losilion sur la plume,

Mais qui, en se retournant, tâche de se ^carantir de la 'iuuleur.

lE PDBGATOIRE. CHANT VII. 321

CHANT VII

Virgile se fait connaître à Sordello, de MaBtone, qui se prosterne et emhnjje ieg genoux de son concitoyen. — Sordello apprend aux poètes qu'on ne peut gravir de nuit le mont du Purgatoire. — Ensuite il leur fait voir des Négligent qui, retenus par les honnecrs et le pouvoir, ont lardé à se repentir. — Asii» din» ooe prairie couverte de fleurs, iis attendent le moment de se purifier. — Henri i'.inglet«rre, le marquis de llontrerrat.

.Vprès que les salutations courtoises et joyeuses eurent été répétées trois et quatre fois, Sordello se retira d'un pas en arière et dit ; « Qui êtcs-vous ?

— Avant que se fussent dirigées vers cette montagne /es âmes dignes de monter à Dieu, mes restes furent ensevelis par Octave.

» Je suis Virgile, et pour aucune autre faute je n'ai perdu le ciel, sinon pour n'avoir pas eu la foi. » Ainsi répondit mon guide.

Tel celui qui voit tout à coup devant lui une chose dont il s'émerveille et à laquelle il croit et ne croit pas, s'écrie : a Elle est, elle n'est pas; »

Tel parut Sordello; ensuite il baissa les cils, et humblement s'approcha de Virgile, et le prit dans ses bras à l'endroit du corps où le moindre s'attache au plus grand *.

a 0 gloire des Latins, dit-il, par qui notre langue a montré ce qu'elle pouvait! ô éternel honneur du lieu où je suis né!

» Quel mérite ou quelle grâce à moi te présente? Si je suis diçne d'entendre tes paroles, dis-moi si tu viens de l'enfer, et de quelle enceinte.

— C'est par tous les cercles du royaume des douleurs, répondit Virgile, qu'ici je suis venu; la vertu du ciel me mène, et je viens avec elle.

V Ce n'est point pour avoir fait, mais pour n'avoir pas fait, que j'ai perdu de voir le haut soleil que tu désires et qu j trop tard me fut connu.

Ove il minor •*appiglla«

» Là- bas est un lieu* attristé non par des tourment», maissciilomcnt par les téncbrcs; les plaintes n'y résonnent pas conimo des cris, mais comme des soupirs.

» Je me tiens là avec les petits innocents mordus par les ients de la mort, avant qu'ils eussent été purifiés du péché originel.

» Je me tiens là avec ceux qui ne se revêtirent pas des trois saintes vertus*, et qui, exempts de vices, connurent les autres vertus et les suivirent toutes.

» Mais si tu le sais et si tu le peux, donne-nous quelque indice par lequel nous puissions venir plus tôt là où le Purgatoire a sa véïilablc entrée. »

Il réi>ondit : « Nul endroit particulier ne nous est assigné; il m'est permis d'aller au-dessus et alentour; partout où je puis aller, je m'attache à toi comme ton guide.

)) Mais vois comme déjà le jour décline, et aller là-haut pendant la nuit c'est impossible; donc il est bien de penser â un Don gîte.

» lies âmes sont là vers notre droite, réunies à l'écart ; si tu y consens, je te mènerai à elles, et ce n'est pas sans plaisir que tu les connaîtrais.

— Comment cela? fut-il répondu; celui qui voudrait monter de nuit, en serait-il empoché par un autre? ou serait-ce qu'il n*en aurait pas la force ? »

Et la bon Sordello promena son doigt sur la terre en disant : (c Vois cette seule raie , tu ne la passerais pas après le soleil parti.

» Ce n'est pas qu'autre chose puisse t'empêcher de monter que les ténèbres nocturnes; mais celles-ci, par l'impuissance où elles vous mettent, arrêtent la volonté.

» On pomTdit bien avec elles retourner en bas et niarchei sur la côte en errant alentour, tandis que l'horizon tient le jour caché. »

Alors mon seigneur, comme émerveillé : « Mène-nous

* Let Limbes.

* Les vertus lb*5ulogalf

LE PURGATOIRE. CHANT Vil. 329

donCj dit-il, là où tu dis qu'on peut avoir du plaisir à demeurer. »

Nous nous étions un peu éloignés, quand je m'aperçus que le mont creusait en lui-même une vaille semblable aux mllées qui sont ici-bas.

a Nous irons, dit l'ombre, là où la côte forme en ellc- Tnême un giron, et là nous attendrons le jour nouveau. »

Entre la montée et la plaine était un sentier tortueux qui aous conduisit au flanc de la vallée, là où la pente est moins rude qu'au milieu et expire.

L'or et l'argent fin, la pourpre, la céruse, le bois indien, brillant et poli, la fraîche émeraude au moment où on la rompt, auprès des herbes et des fleurs de cette cavité, seraient vaincus en éclat, comme le moins est vaincu pai* le plus.

La nature n'v avait pas étalé seulement ses peintures, mais de la suavité de mille odeurs elle formait aussi un mélange inconnu.

Là, je vis assises sur la verdure, et parmi les fleurs, des âmes qui, du dehors, ne s'apercevaient pas à cause de la vallée; elles chantaient Salve regina.

« Avant que le soleil finisse de se coucher, commença le Mantouan, qui nous avait menés ici, n'exigez pas que je vous guide vers elles; ,

» De celte butte vous connaîtrez mieux les gestes et le visage de toutes tant qu'elles sont, que dans la vallée môme et déjà dans leur compagnie.

» Cet esprit assis plus haut que les autres, qui a l'air d'avoir négligé ce qu'il devait faire, et n'ouvre pas la bouche au chant des autres,

» Fut Rodolphe l'empereur *. 11 pouvait guérir les plaie* dont l'Italie est morte, de sorte qu'il est trop tard pour qu'elle se ranime par un autre.

» Le second qui, en le regardant, le réconforte, gouverna

Père de lempi-reur Albert que le poëlc a ù twèÊmtoi lDteri)ellè d»uf •Iropk^ à l'Ilalie.

ia terre où naît l'eau que la Moldava porte dans l'Elhc et l'Elbe dans la mer.

)> Ottocar* fut son nom, et dans les langes il valut mieux que Venceslas, son fils, avec toute sa barbe, lequel se vautre dans la luxure et l'oisiveté.

n Et ce camus qui consulte avec tant d'intimité celui dont la figure est si bienveillante, mourut en fuyant et en flétrissant le lis*;

» Regardez comme il se bat la poitrine ! Voyez cet autre qui, en soupirant, a fait de la paume de sa main un lit pour sa joue ',

» Ils sont le père et le beau-père du mal de la France. Ils connaissent sa vie grossière et vicieuse, de là vient la douleur qui les aiguillonne.

» Celui qui paraît si membru * et qui s'accorde en chantant avec cet autre au nez mâle ", porta ceinte autour de lui la corde de tout honneur;

» Et si après lui était resté roi le jouvenceau qui derrière lui s'assied, sa valeur eût bien passé de vase en vase,

» C'est ce qu'on ne peut dire de ses autres héritiers; Jacques et Frédéric ont bien les royaumes, mais nul d'eux ne possède le meilleur de l'héritage.

» Rarement voit-on remonter dans les rameaux l'humaine probité; et il le veut ainsi celui qui nous la donne, afin qu'on la lui demande.

» Mes paroles s'appliquent à cet esprit dont le nez est si fort, non moins qu'à Pierre, cet autre qui chante avec lui, et qui cause déjà les lamentations de la Fouille et de la Provence.

» Autant la plante a dégénéré de sa semence, autant (piui

* Ottocar, roi de Bobéiii«.

* Philippe le Camus, rot de France et fils de baml Lnuis.

• Honri de Navare.

♦ Pii-rre HI, roi d'Aragon.

•" Cborles I*', roi des Ueux-Sicile» et comlc de ProveoM.

LE PURGATOIRE. CUANT Vii^. 33d;

que Béatrice et Marguerite) Constance * se vantée encore de Bon mari.

» Voyez le roi à la vie simple s'asseoir là tout seul, Henri d'Angleterre ». Pour celuirci, de meilleurs rejeton? soni sortis de ses rameaux.

y> Celui qui, plus bas, est étendu parmi eux et regarde en haut, est Guillaume, le marquis, pour lequel Alexandre et ser guerriers

» Font pleurer Montferrat et le Canavesan*. »

CHANT VIIL

ht Êtii Tsmn, les Âme* dont parle le cbaot qai précède eoteoiMBt ue hjmaft. — Annet d'épées flamboyantes, descendent denx Anges, gardieni de U ^aliëe. — Puis, survient un serpent que chassent les deox BspriU célei^s. — Goand ■ilaspina prédit à Dante son prochain exil.

Déjà c'était l'heure qui ranime les regrets dans ceux qiù naviguent, et attendrit leur cœur le jour où à leurs douxamij ils ont dit adieu;

L'heure qui blesse d'amour le nouveau pèlerin s'il entend an loin la cloche qui semble pleurer le jour près de mourir.

Quand je commençai à ne plus entendre, et à regarder une des âmes qui, debout, demandait de la main à être écoutée.

Elle joignit et leva les deux mains, flxant ses yeux vers l'orient, comme si elle avait dit à Dieu : « Je ne désire aucun autre. »

Te lucis anle * sortit si dévotement de sa bouche, et avec des notes si douces, que cette hymne me força de m'oublier moi-même.

■ Goosuooe, époQte de Pierre Ul ; Béairtee et Hargncritc, 6Ues de Oérenger ▼, comte de Provence.

» Fib .le Richard.

* Guillaume, marquii de Mcnlfcirat, àoùt la Bort exciu «ne guerre eolM t^-s fila et les lialiiiaiili d'Alexandri*.

* HjmM.de saint Ambrois*.

Alors les autres âmes, doucement et dévotement, la sidrirent pendant l'hymne entière, ayant les yeux fixés sur lei roues célestes.

Ici, lecteur, dirige tes yeux sur la vérité, car le voile est à présent d'une trame si subtile, que certes il est facile de le pénétrer.

Je vis ensuite cette troupe gentille qui, en silence, regardait vers le ciel, et demeurait comme dans l'attente, humble et pâle.

Et je vis sortir d'en haut et venir en bas deux anges avec deux épées flamboyantes, brisées et privées de leur pointe.

Vertes comme les petites feuilles nouvellement nées étaient leurs robes, qui, agitées par les plumes vertes de leurs ailes, flottaient par derrière et jouaient au vent.

L'un un peu au-dessous de nous vint se poser, l'autre descendit sur le bord opposé, de sorte qu'au milieu se trouvait la foule des âmes.

On distinguait bien en eux leur tète blonde, mais sur leur face l'œil s'égarait, comme une force qui par trop de tension s'amortit.

« Tous deux viennent du giron de Marie, dit Sordello, pour garder la vallée contre le serpent qui va venir à l'instant*. »

Moi donc, qui ne savais pas par quel chemin il devait venir, je me retom-nai, et, tout glacé, je me tins serré contre les épaules fidèles de mon maître.

Sordello dit encore : « Maintenant, descendons près des grandes ombres, et nous leur parlerons ; il leur sera trèsdoux de vous voir. »

J'avais descendu, ce me semble, trois pas seulement, lorsque j'en vis une qui me regardait comme si elle eût voulu me reconnaître.

11 y avait (juelquc temps déjà que l'air se i embrunissait, mais non tellement qu'il n'éclaiiât entre ses yeux et les miens ce que d'abord il leur cachait.

' Syaabole d€ la tenlatioo.

LE PURGATOIRE. CHAST Yin. 333

n vint vers moi, et moi j'allai vers lui : noble juge ! ô Nino * ! que j'eus de plaisir à voii* que tu n'étais point parmt les coupables!

Nous n'oubliâmes entre nous aucune belle salutation. En* suite il me demanda : « Depuis quand es-tu venu au pied de la montagne à travers les ondes lointaines ?

— Oh ! lui dis-je, c'est par les lieux tristes que je suis venu ce matin ; je n'ai pas encore perdu la première vie, bien que j'acquière l'autre en allant par ce chemin..))

Et à peine ma réponse fut-elle entendue, que Sordello et lui* reculèrent comme des gens frappés d'un subit étonnement.

L'un se tourna vers Virgile, l'autre vers une âme qui était assise, et il criait : « Viens, Conrad, viens voir ce que Dieu a voulu par sa grâce ! »

Puis il se tourna vers moi : « Par cette reconnaissance particulière que tu dois à celui qui tient si bien cachée sa source première, qu'il n'est point de gué pour y arriver :

ï) Quand tu seras par delà les larges ondes, dis à Jeanne, ma fille, d'intercéder pour moi près du lieu où l'on répond aux innocents*.

» Je ne crois pas que sa mère m'aime encore, puisqu'elle a quitté les bandeaux blancs ' que la malheureuse doit un jour regretter.

» Par elle s'apprend bien aisément combien dans une femme dure le feu d'amour, si l'œil ou le toucher souvent ne le rallume.

» La vipère qui est dans l'écusson des Milanais ne lui fera pas une aussi belle sépulture que la lui aurait faite le coq d<,' Gallura, »

Il pai'lait ainsi, et sur tout son extérieur était imprimé le

' Nino, dn la maison des ViscoaU de Pite, jng« de Gallura en Strdaigoe, c'Uil

la tète dn parti Guelfe.

' Dcus pcccalnrci non audit. (8. JEAN.)

' Les voiles de demi, trlon l'usage du temps. Béatrice d'Esté s'ëtait reatriëe •

•u!< a» (lp» Yiscoiili de Miiau

signe de ce zèle droi'. qui brûle avec mesure dans le cœur.

Mes yeux avides s'élevaient vers le ciel, là on les étoiles Bonl plus lentes, comme les parties de la roue les plus proches âe l'essieu.

Et mon giu^e : « Cher fils, que regardes-tu là-haut? »

Et moi à lui : « Je regarde ces trois flambeaux par lesquels le pôle est là- bas tout ardent *. »

Et lui à moi : « Les quatre brillantes étoiles* que tu as vues ce matin sont descendues là-bas, et celles-ci sont montées où étaient celles-là. »

Comme il me parlait, Sordello l'attira à lui, en disant . « Vois-tu là notre ennemi ? » Et il allongea le doigt pour qu'il regardât derrière.

Dans cette partie du petit vallon qui n'a point de clôture était un serpent, peïit-ôtre celui qui donna à Eve la nourriture amère.

A travers l'herbe et les fleurs venait le méchant reptile, tournant de temps à autre la tête vers son dos, se léchant comme une bête qui veut se lisser.

Je ne vis pas, donc je ne puis dire comment se raui-ent les autours célestes, mais je les vis bien l'un et l'autre en mouvement.

Sentant l'air qui se fendait sous 1l!s ailes vertes, le serpent s'enfuit, et les anges remontèrent à leur place en volant d'un vol égal.

L'ombre qui s'était rapprochée du juge loi-squ'il l'appela, ne cessa pas un moment de me regarder durant tout cet assaut.

« Que le flambeau qui te mène là-haut trouA e en ta volonté autant de cire qu'il en faut pour parvenir à la montagne émaillée, »

Coinmença-t-elle à dire; « si tu sais quelque nouvelle du Val di Magra ou de la terre voisine, dis-la-moi, car je fus grand dans ce pays.

' Les trois vcrlMs tlicolopalos.

* Les quatre vertus canlinales, ou morales, qui sont la Prudcnr«, la Justice, U Force et la Tempérance.

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