‹ Œuvres de DantonChapitre 14 sur 26 · SUR LÀ LIBERTÉ DES CULTES · texte numérisé non relu

SUR LÀ LIBERTÉ DES CULTES

CONVENTION. — Séance du 19 avril 1793.

Rien ne doit plus nous faire préjuger le salut de la patrie que la disposition actuelle. Nous ayons paru divisés entre nous, mais au moment oti nous nous occupons du bonheur des hommes, nous sommes d'accord. (Vifs applaudisse-ment^.^Yergniaud vient de vous dire de bien grandes et d'étemelles vérités. L'Assemblée constituante, embarrassée par un roi, par les préjugés qui enchaînaient encore la nation, par l'intolérance qui s'était établie, n'a pu heurter de front les principes reçus, et a fait encore beaucoup pour la liberté en consacrant celui de la tolérance. Aujourd'hui le terrain de la liberté est déblayé, nous devons au peuple français de donner à son gouvernement des bases éternelles et pures! Oui! nous leur dirons : Français, vous avez lalil)ertê d'adorer la divinité qui vous parait digne de vos hommages, la liberté de culte que vos lois peuvent avoir pour objet ne peut être que la liberté de la réunion des individus assemblés pour rendre, à leur manière, hommage à la divinité. Une telle liberté ne peut être atteinte que par des lois réglementaires et de police; or, sans doute, vous ne voudrez pas insérer dans une déclaration des droits une loi réglementaire. Le droit de la liberté du culte^ droit sacré, sera protégé par vos lois qui, en harmonie avec les principes» n'auront pour but que de les garantir. La raison humaine ne peut rétrograder; nous sommes trop avancés pour que le

pauple puisse croire n'avoir pas la liberté de son culte, parce qu'il ne verra pas le principe de cette liberté gravé sur la ta- Dle de vos lois.

Si la superstition semble encore avoir quelque part aux mouvements qui agitent la République, c'est que la politique de nos ennemis l'a toujours employée ; mais regardez que partout le peuple, dégagé des impulsions de la malveillance, reconnaît que quiconque veut s'interposer entre lui et la divinité, est m Imposteur. Partout on a demandé la déportation des prêtres fanatiques et rebelles. Gardez-vous de mal présumer de la raison nationale; gardez-vous d'insérer un àxlidie qui coatlendrajlt cette présomptiQU iigv^; oapa»* 3ant à l'ordre du iour, 9â<^toe uine espèce de questtcjQ (oréalable SOT lee prêtres, qui yom bmot^ msi yeux de vq« coneitofduft et de U po^térUâ

SUR LIMPOT SUR LES BICHBS.

ct>mEmi(m. ^ SéMêe du 27 ûvHl 1793.

Vous v«a«2. de décréter la mmtioQ bonoMbte 4e » qu'a cra fanre pour le salut puUic 1» dépurteraBut ée rB&^aalt Gé décret autorise la RépuMcpie entière à adopter les mtmes mesures ; car votre décret ratifie celles qu'où tieut de vous faire coouaitre. (On applaudit.) Si partoul tes wÈmes mesures soat adoptées, la République est sauvée; on ne tm« tera plusd'a^tateurs et d'anarchistes les amus ardents de la liberté, ceux qui mettent la nation eu iBOuv«mea(, ^ Vm dira : Honneur aux agitateurs qui tournent la vigueur da peuple contre ses ennemis. {On appéamUt.) Quand le temple de la liberté sera assis, le peuple saura bien le déeorer. Pé« risse plutôt le sol de la France que de retourner smis undnr esclavage ! uïais qu'on ne croie pas que nousd<îvenio(iia.bar« bares s^près avoir fondé la liberté; nous l'embellirons : les despotes nous porteront envie ; mais taot qfue le vaisseau de rËtat est battu par la teaipéte, cequt esta diacua esta deoe^ {Applaudissements*)

On ne parle plus de lois agraires; te peuple est plus Sft^ quesescalouiaiateuTsue le prétendait, et lepeupleeumaase a plus de génieq«[« beaucoup quisecroiantdes grandsbett* mes. Dans un pe«^ple on ne çouipte.pas plus les grands bom» mes que les graails arbres dans une vaste fofét. Oa.aa'uqQe le peuple voulait k loi agraii-e ; eette idéepouriait £airettai^ trc des soupcoos siir les mesures adoptées par le déparie*

ment de THérault; sans doute on empoisonnera ses inten« lions et ses arrêtés; il a, dit-on, imposé les ricbes; mais, citoyens, imposer les riches, c'est les servir; c'est un yéritable avantage pour eux qu'un sacrifice considérable, plus le sacrifice sera grand sur l'usufruit, plus le fonds de la propriété est garanti contre l'envahissement des ennemis. C'est un appel à tout homme qui a les moyens de sauver, la République. Cet ajppel est juste. Ce qu'a fait le département de l'Hérault, Paris et toute la France veut le faire. [On ap^ plaudit.)

Voyez la ressource que la France se procure. Paris a un luxe et des richesses considérables; eh bien, par ce décret, cette éponge va être pressée. {On applaudit.) Et, par une singularité satisfaisante, il va se trouver que le peuple fera la révolution aux dépens de ses ennemis intérieurs. Ces ennemis eux-mêmes apprendront le prix de la liberté ;^ls désireront la posséder lorsqu'ils reconnaîtront qu'elle aura conservé leurs jouissances. Paris, en faisant un appel aux capitalistes, fournira son contingent, il nous donnera les moyens d'étouffer les troubles de la Vendée; car, à quelque prix que ce soit, il faut que nous étoufiions ces troubles. A cela seul tient votre tranquillité extérieure. Déjà les départements du Nord ont appris aux despotes coalisés que votre territoire ne pouvait être entamé; et bientôt peut-être vous apprendrez la dissolution de cette ligue formidable de rois ; car, en s'unissant contre vous, ils n'ont pas oublié leur vieille haine et leurs prétentions respectives, et peut-être, si le conseil exécutif eût eu plus de latitude dans ses moyens, cette ligue serait entièrement dissoute.

11 faut donc diriger Paris sur la Vendée; il faut que les hommes requis dans cette ville pour former le camp de réserve, se portent sur la Vendée. Cette mesure prise, les rebelles se dissiperont ; et, comme les Autrichiens, commea* ceront à se retrancher eux-mêmes, comme eux-mêmes à cette heure sont en quelque sorte assiégés. Si le foyer des discor-

des civiles est éteint, on nous demandera la paix, et nous la ferons honorablement.

Je demande que la Convention nationale décrète que sur les forces additionnelles au recrutement voté par les départements, 20,000 hommes seront portés par le ministre de la guerre sur les départements de la Vendée, de la Mayenne et de la Loire.

— ly» —

âQR LES NOUYBULBS LEVÉES DE VOLONTAIBfiS.

coHVjnmoH* — Séane^ du S mai 1793.

G^est une Têrilé puisée dans l'histoire et dans te cœur bumatii, qu'une grande nation en révolution, ou même en guerre civile, n'en est pats moins redoutaUe à ses ennemis, (On apptaxuHt) Ainsi doue lois de nous effrayer de notre situation, noos n'y devoos voir que le développement de l'éiwr^e nationale que nous pouvons tourner encore au profit de la tiberté. L& France entière va s'ébranler. (On appUmdit) Douze mille iMHnmes de troupes de ligne> tirés de vos armées où ils seront aussitôt remplacés par des recrues, vont B^tcheminer vers la Vendée. Avec cette force va se imndre la tone parisienne. Eti bien, combinons avee ces moyens de puissance les moyens politiques. C'est de faire connaître à ceux que des traîtres ont ^arés, que la nation ne veut pas vers^ leur sang, mais qu'elle veut les éclair» et les rendre à la patrie* (On a^laudiL\ ' Les despotes ne sont pas toi^ours malbabiles dans leurs moyens. Dans la Bdgique, l'empereur traite les peuples avec la plus grande douceur» et semble même flatter ceux qui s'étaient déclarés oontre;iui avec le pius;d'énergie ; pourquoi n'aginons-nous pas de même pour rmdre des hommes à la liberté? Il faut doue créer une commission ayant pouvoir de Êaire grftce à ceux défi rebelles qui se soumettraient volontairem^t avaol l'action dé la force armée.

' Cette mesure prise, il faut faire marcher la force de Paris. Deux choses se sont un moment opposées à son recrutement : les intrigues des aristocrates, et les inquiétudes des patriotes eux-mêmes. Ceux-ci n'ont pas^*,onsidéré que Paris a une arrière-garde bien formidable; elle est composée, de 150,000 citoyens que leurs occupations quotidiennes ont éloignés jusqu'ici des affaires publiques, mais que vous devez engager à se porter dans les sections, sauf à les indemniser de la perte de temps qu'ils essuieront. Ce sont ces citoyens qui, dans un grand jour, se débordant 3ur nos ennemis, les feront disparaître de la terre de la liberté. {Applaudissements.)

Que le riche paye, puisqu'il n'est pas digne, le plus souvent, de combattre pour la liberté; qu'il paye largement et que l'homme du peuple marche dans la Vendée.

Il y a telle section où se trouvent des groupes de capitalistes, il n'est pas juste que ces citoyens "profitent seuls de ce qui sortira de ces éponges. Il faut que la Convention nationale nomme deux commissaires par section pour 6'informer de l'état du recrutement. Dans les sections oh le contingent est complet, ils annonceront que l'on réparera également les contributions des riches. Dans les sections qui dans trois jours n'auront point fourni leur contingent, ils assembleront les citoyens, et les feront tirer au sort.

Ce mode, je le sais, a des inconvénients^ mais il en a moins encore que tous les autres. Il est un décret que vous avez rendu en principe et dont je demande Texécution pratique. Vous avez ordonné la formation d'une garde soldée dans toutes les grandes villes. Cette institution soulagera es citoyens que n'a pas favorisés la fortune

Je demande qu'elle soit promptement orgamsee, et j'annonce à la Convention nationale qu'après avoir opéré le recrutement de Paris, si elle veut revenir à l'unité d'action, si elle veut mettre à contribution les malheurs même de la

patrie, elle verra que les machinations de nos ennemis pour soulever la France, n'auront servi qu'à son triomphe. La force nationale va se développer; si vous savez diriger son énergie, la patrie sera sauvée, et vous verrez les rois coalisés vous proposer une paix honorable. (On applaudit.)

SDR LTNSmRECTIOH DU 31 MAL

GomBirms. - Séance ilu 14jM^ ilU.

Nous louchons au moment de fonder YéritaMement ki liberté française» «n donaaatà la Vmaçe une GonstUution républjcaine. G^est au momeai d'une grande production qiae les norps politiques comme les corps physiques parsussent tenjoui» menacés d'une destructioa prociiaîBe. Nous sommes eotourés d'oroges^ la Cbudre groode. Ëb bien, c'est du milieu de ses éclats que sortira l'ouvrage qui immortalisera la nation française. Rappelez-yo^s^ c«toyens> ce ^i s'est passé du temps de la conspiration de LaCayette. Nous semblions être dans la position dans laquelle nous aous trouvons aujourd'hui, rappelez-ifous ce qu'était alors Paris; tes patriolies étai^t opprimés, "prosctits parCcmt; Doits étions meaitcés des plus grands jzialbeurs; c'est aujourd'hui la méflie posiliooL, il semblie qu'il n'y ait de périls que pour ceux qui ont créé la U^rté. La;&ky6tte et sa lactionfqrent bientôt démasqués : aujourd'hui les nouveaux ensemis du peuple se mai trahis eux-mêmes, ils ont fui» ils ont changé do nom, de qualité, ils ont pris de faux passe-ports. [On ûpplaudiL) Q^ Brissot, ce coryphée do la secte iacpio qui va être étouliée, cet homme qui vantait son courage et soa iod^ence en m'accusant d'être couTert d'or, n'est plus qu'un misérabte qui ^ae peut échapper au glaive des lois, et dont le peuple a déjà fait justice en l'arrêtant oom^ie «a consoirateur. On dit crae rinsurrection

de Paris cause des mouvements dans les uepartements; je le déclare à la face de l'univers, ces événements feront li gloire de cette superbe cité; je le proclame à la face de la France, sans les canons du 31 mai, sans rinsurreclion, les conspirateurs triomphaient, ils nous donnaient la loi. {On applaudit à plusieurs reprises dans une grande partk de r Assemblée et dans les tribunes.) Que le crime de cette insurrection retombe sur nous; je Tai appelée, moi, cette insurrection, lorsque j'ai dit que s'il y avait dans la Convention cent hommes qui me ressemblassent, nous résisterions à l'oppression, nous fonderions la liberté sur des bases inébranlables.

Rappelez-vous qu'on a dit que l'agitation qui règne dans les départements, ne s'était manifestée que depuis les événements qui se sont passés ici. Eh bien, il y a des pièces qui constatent qu'avant le 31 mai, les départements avaient envoyé une circulaire pour faire une fédération et se coaliser.

Un grand nombre de voix. — C'est vrai.

Danton. — Que nous reste^t-il à faire? A nous identifier avec le peuple de Paris, avec tous les bons citoyens, à faire le récit de tout ce qui s'est passé. On sait que moi, plus que tout autre, j'ai été menacé des baïonnettes, qu'on lésa appuyées sur ma poitrine; on sait que nous avons couvert de nos corps ceux qui se croyaient en danger. Non, les habitants de Paris n'en voulaient pas à la liberté d'aucnn représentant du peuple; ils ont pris l'attitude qui leur convenait; ils se sont mis en insurrection. Que les adresses envoyées des départements pour calomnier Paris ne vous . épouvantent pas ; ellessont l'ouvrage de quelques intrigants et non celui des citoyens des départements : rappelez-vous qu'il en est venu de semblables contre Paris en faveur du tyran. (On applatulit.) Paris est le centre où tout vient aboutir; Paris sera le foyer qui recevra tous les rayons dn patriotisme français, et en brûlera tous les ennemis. Je de-

^^'^ manae que vous vous expliquiez loyalement sur Pinsur-

^^ ' rection qui a eu de si heureux résultats. Le peuple voit

„. ^ que ces hommes qu'on avait accusés de vouloir se gorger

3 du sang du peuple, ont plus fait depuis huit jours pour le

uznai^ jjonheur du peuple que la Convention, tourmentée par des

^*^ intrigantà, Ven avait pu faire depuis son existence. {Ap-

^^^' plaudissements.) Voilà le résultat qu'il faut présenter au

^^'^ peuple des départements : il est bon, il applaudira à vos

^^ sages mesures. Les hommes criminels qui ont fui, ont

^^ répandu des terreurs partout sur leur passage; ils ont

^^ tout exagéré, tout amplifié; mais le peuple détrompé

réagira plus fortement, et se vengera sur ceux qui Tout

^^ trompé.

^^' Quant à la question qui nous occupe, je crois qu'il faut

a ^ prendre des mesures générales pour tous les départements ; ^P^*^ il faut qu'il soit accordé vingt-quatre heures aux adminis- Mê^î trateurs qui auraient pu être égarés, sans cependant donner une amnistie aux agitateurs. Il faut que dans les départements où les Communes patriotes luttent contre des admi- ! - . nistrateurs aristocrates, ces administrateurs soient destitués :: et remplacés par de vrais républicains. Je demande enfin,

ri que la Convention déclare que, sans Tinsurrection du 31 mai, il n'y aurait plus de liberté. (On applaudit,) Citoyens, pas de faiblesse; faites cette déclaration soleni nelle au peuple français; dites-lui qu'on veut encore le l retour des nobles; dites-lui que la horde scélérate vient de î prouver qu'elle ne voulait pas de constitution; dites-lui de

prononcer entre la Montagne et cette faction ; dites aux citoyens français : rentrez dans vos droits imprescriptibles; serrez-vous autour de la Convention; préparez vous à accepter la constitution qu'elle va vous présenter; cette constitution qui, comme je Tai déjà dit, est une batterie qui fait un feu à mitraille contre les ennemis de la liberté, et qui les écrasera tous; préparez une force armée, mais que ce soit contre les ennemis de la Vendée. [On applaudit.

Ëtoofléz la rébelliOB de cette partie de la France, et vous aores la paix.

Le peuple, iastrnit sur cette dernière époque de la Révolution, ne se laissera plus surprendre, on n'entendra plus de calomnies contre une ville qui a créé la liberté, qui ne périra pas avec elle, mais qui triomphera avec la liberté, et passera avec elle à rimmortalité. (Fi/)? applaudisse^ menU.Ï

SUR Lk GUERRE.

coN?E]?Tioi9. ^Séane» du iZjiUn 1797.

Le système du comité rem^dit parfaitement l'objet de Thuriot luinanème. Il n*a j^ assez considéré que le peuple français se peut jamais faire de gn^re offenaiTe. Mais quand le gouTemement verra que des puissances ro^ sines font des préparatifs sur nos frontières; quand il aura la conviction que ces préparatifs sont dirigés contre nous, ne doit-il pas Iftclier de les prévenir? Bn théorie, en raison et en justke, L'agcessicm, là, n'est pas une guerre ofEenara. Quand je vois un ennemi qui me coudie en joue, je tire sur lui le -premier, ai je peux, et je ne fais en céa, que me défendre* Voitii doùc un genre de guerre que les puissances ennanies caractériseront peut-être de guerre offensive, mais qui ne aéra que purement défensive^ et que le . corps législatif doit pouvoir déclarer.

Une guerre offensive semit celle où, sans aucune provocation, nous combinerions des attaques inopinées et injustes, dans des vues d'agrandissement de notre territoire. Le corps législatif ne serait jamais secondé dans une telle entreprise. Sans doute, si des puissances ennemies nous ont suscité une guerre injuste, si elles nous ont entraîné à des dépenses énormes, nous pouvons séquestrer momentanément une portion de leur territoire, pour nous indemniser; mais c'est encore au corps législatif à veiller à cet égard aux intérêts de la nation. Cette espèce de séquestre

sera une chose tellement juste et simple, qu*il n'y aura aucune nécessité de convoquer le peuple pour le faire.

Thuriot répliqua et demanda que la déclaration de guerre fût mise au nombre des lois, et, à ce titre» soumise à la ratification du peuple. Danton reprit :

Je demande à expliquer ma pensée, et à proposer un moyen conciliatoire. S'il est possible de combiner la manière de retarder le fléau de la guerre et la rigueur des principes avec la nécessité d'une défense, ce moyen doit s'appliquer à la guerre défensive, car si la guerre offensive est toujours injuste, celle-ci peut quelquefois s'éviter par quelques sacrifices; et ces sacrifices, il n'appartient qu'au peuple de les faire. Supposez que le corps législatif voi dans l'attitude de l'Europe une apparence de guerre, il faut qu'il soit autorisé à faire immédiatement tous les préparatifs de défense ; il faut même, si la sûreté de FEtat Fexige, gu'il puisse porter les premiers coups à l'ennemi, ce que j'appelle un acte légitime de défense contre un ennemi déclaré; mais ces préparatifs, et même ce commencement d'hostilités n'empêchent pas que le peuple ne soit ensuite convoqué pour délibérer sur la nécessité de terminer ou de continuer la guerre. Je me réfère donc à demander que la déclaration soit soumise à une ratification populaire dont le mode sera fixé, et que le comité de salut public soll chargé de présenter la rédaction de ce principcc

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