‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 7 sur 21 · If · texte numérisé non relu

If

^\0 LETTRBS.

par, là coBfiottrè de quelle vitesse le pokls coni'* "mence à se mouvoir eu descendant; mais je crois cette expérience moralemeM impossible.

La gageure dont vou^» avoit écrit M. Rio ' n'est pas eacore finJe, mais vaut autant que finie, car* le délai qu'on lui a donné pour faire imprimer ses défenses n'est qu'afin de faire zûieux voir son ignorance^ qui est si extrême, que B. et P. sont des ArchJmède^ à comparaison. Je voudrois que vous entendissiez le flamand , afin de vous en envoyer l'bistoife, qui sera imprimée dans quelques mois.

Toutes les parties du mouton ou marteau , etc. , agissent en même temps, et non comme des sol-^ dats qui tirent l'un après l'autre : mais le temps qu'il faut pour aplatir une balle est afin que les parties de cette balle changent de situation, ce qu'elles ne peuvent faire en un instant, et selon que les parties des corps frappés requièrent plus ou moins de tempâ pour changer de situation et obéir au coup. Ils peuvent être frappés avec plus d'effet sur un coussin ou sur une enclume et avec un marteau de bois ou de fer, etc.; en sorte que ces proportions changent en infinies façons.

' « Kiveh , pluMt que Rio. *>

* Car l&t aféÙJTs n'ont déféré à donmer leur éwit que sur ce fue ce hadin a promis de /aire imprimer ses défenses, ce qu'on setoit bieh aise quitftt , afin que tout le monde pût mieux nfoir sa sottise ; mais je ne crois pas qWil le fasse ^ et passé huit ou quinze jours on ne lui donnera plus de délais. Toutes les parties...

^ LEi'TRBS. 2\ t

Le monivemaot îles missiles Vanésttilil V comme vous écrivez, à cause qu^il se communique aux par-* ties de l'air qu'ils rencontrent , et aussi à celles d6 la matière subtile qui les repousse en bas; et le même est d'un boulet de canon : mais je ne voî$ ' pas qu'on puisse savoir de là combien l'air est moins dense que ce boulet ; car on ne peut expérimenter combien il transfère de son. mouvement aux parties de cet air.

L'bistoire de la fille de la Basse-Bretagne est digne d'avoir été racontée par le sieur N. ", caf c'est assu* rément gne fable. Pomr l'Italien ' , il faudroit voir la cbose, pour en bien juger; mais comme vous l'écrivez, je dtrois qu'il doit avoir un trou sous le menton , qui lui est resté de quelque blessure , et q«e c'est par là qu'il fait passer ces jiqueurs» Pour les convulsions «de k se^r d'un de vos religieux^ ce n'est rien sans doute'de surnaturel , et les méde* cins la doivent guérir*. Je ne fixh croire que ce que vous me mandez des parties de la pierre. d'aimant de Gborcz ^oit général, à savoir que les parties séparées lèvent beaucoup plus de fer à proportion que le tout , mais bien que que^ue partie de cette

• « PlBtit» r^

y ** Le èiweur itaiien. » •

4 u Guérir. Pour mot, encçre que je ne sois pas dùctenr^ je ne êèsespé^

rerws pas pour delà d'y trouver renf-ède , mais il faudroit être sur les lieiht ,

et ifoir le sujet. Je ne puis... »

pierre se sera trouvée beaucoup meilleure que le reste. En frappant d'un marteau sur le bassin d'une balance , il est certaia qu'on doit commencer à soulever autant pesant en l'autre bassin que le coup * a dé force; mais ce commencer à soulever est insensible ou presque insensible, et incontinent après qu'il est commencé à soulever, le coup perd sa force.

Je n'ai point ouï parler de l'Anglois qu'on vous a dit promettre plus que l'ordinaire pour vider les marais de ce pays ; mais il se trouve partout assez de gens qui promettent sans effectuer ".

Pour celui de Grenoble , qui promet les longitudes , et donne de nouvelles distances du soleil , il fâudroit voir ses raisons pour en juger. Vous envoyerezce qu'il vous plaira de moi à M. Cavendisch, seigneur anglois dont vous m'écrivez; mais je vous prie que ce soit donc avec la glô3e, que je ne vous écris jamais que fort à la hâte , ni à dessein qu'autre que vous le voie'. Je suis, etc.

1 « Effectner. // n a fait ici 'grdnd froid qu'environ en mène temps quà Paris ,etâa dêgtU depuis douze ou quinze jours , nonobstant que le 'vent soit quasi toujours venu tt orient , ce qui est rare en ce pays ; et aujourd'hui il a fort neigé etfait encore assez froid. Pour... >.

» «Vole. Et il faut, s'il nfoul^plait , être exact à bi^n t^anserire ces choses de mathématiques, ou plutétf^c le point faire, car souvent une lettre changée gâte tout; et dés choses qui ne sont déjà guère bonnes paroitroient encore plus mauvaises étant mal écrites. Je suis marri de Vaceiient qui est arrivé à M, de Beaune, mais je ne m'étonne point de ce qu'il iC est pas encore à bout de son entreprise, car je sais qu'elle est très difficile. Voilà la réponse à tous les points que j'ai trouves en dos quatre dernières lettres , dont j'ai reçu les deux dernières en même jour. Je suis de tout mon cœur, etc. ii mars 1640.»

LETTRES. .*n3

AU R. P. MERSENJVË».

( Lettre 38 du tome II. )

Mon révérend père ,

Quoique j'aie reçu tiroir» de vos lettres depuis ipa fiernière , je n^y trouve pas toutefois assez de matière pour remplir cette feuille : caria première, du quatrième mars, ne contient que l'observation des déclinaisons de l'aimant, qui variant en Angleterre, avec un raisonneoient qu'un loathématicien que vous ne nommez point a fait sur ce sujet, lequel raisonnement est fort bon pour en découvrir la cause à l'avenir ; mais si vous attendez que je vous dise par provision ma conjecture, comme je ne crois pas que les déclinaisons de l'aimant viennent d'ailleurs que des égalités de la terre, aussi ne croisje point que la variation de ces déclinaisons ait une autre cause que les altévations qui se font en la masse de la terre, soit que -la mer gagne d'un côté et perde de l'autre, ainsi qu'on voit à l'oeJl qu'elle

* « Cette lettre est de x64o> et écrite depuis le ao mars, poisqneDescjrtes y répond à une lettre écrite «le ce joat : je la crois donc écrite le i*"" avril. »

âl4 LETTRES.

fait en ce pays , soit qu'il s'engendre ^'un côté des mines de fer ou qu'on en épuise de l'autre , ou soit seulement qu'on ait transporté quelque quantité dé fer, ou di3 brique, ou d'argile, d'ui> côté de la ville de Londres vers l'autre : car je me souviens que voulant voir l'heure à un cadran où il y avoit une aiguille frottée d'aimant, étant aux champ's proche d'un logis qui avoit de grandes grilles de fer aux fenêtres, j'ai trouvé beaucoup de variation en Taiguille, en m'éloîgnant nlême à plus de centpa^ de ce logis , et passant de sa partie orientale vers Toccidentaile , pour en mieux remarquer la difFéï*eiice. ifour le ciel , il n'est pas croyable qy'îl y soit arrivé assez de changement en si peu. d'années pour causer cette variation, caries astronomes Fauroient aisément remarquée. Je vous remercie pour la seconde fois de la graine de l'herbe sensitive que j'ai trouvée en cette lettre , après en avoir reçu huit jours devant dans une autre. J'ai reçu aussi l'essai touchant les coniques du fils de M. Pascal ,*et avant que d'en avoir lu la moitié, j'ai jugé qu*il avoit appris de M. det Arguel*; ce-(juî m'a été confirmé incontinent après par la confession qu'il en fit hiimême.

Tt)tre secotide lettre, du dixième mars, en cou-?

1 Dcf 'pMsoiiBet qui croient le bien savoir disent que «ela est flinx : pela peut éive>fa«L;niâig je ne doitte point que M. Descaries -ne dise vrai , car il n*étoit point homme à contronver des mensonges. (iVofe tie Cl^rselier.)

LETTRES. $k^

teuoît que autre 4e M. M. \ aiiquel je S^oîarépoD^e si je pensais que celle-ci vous dût exxcor^ trouver à Paris; miôs si elle vous doit être envoyée plus loin^ il u y a pas d apparence de la charger tant, et je piuis mettre ici ^n peu de paroles^ tout ce qui& j'ai à lui faire savoir^ ce<|ui sera, sHd iv^ous plaît, po^r lorsq^ue vous lui écrirez ; qui est ( après mes xenteff*-» cîmentS) pour la bienveillance qu'il me témoigne ) que pofur les espèces qui s^rvei:itii la ^lémoire, j^ nç ^ie pas al;>soluineipi|t qu!eU^ n^ p^uissent e^tire en partie dans la glande nommée conarium^ prin*' cipaleiment dans les bétes brutes, et en ce^^ q^i ont l'esprit .gracier ccar pour les autres,, ils tk'fmn rpiept pas , ce jne semble, autant de &cilité «qu'ils ont ;à imaginer une ii^ité de cboses qu!ils nlgnjb jamais vues., ,si leur aine u'i^toit jointe à quelque p^utie, du cerveau qui fut fort :propre à rece^^oâr, tputes.sortes <d^ nouv^llça impressions , et ,p^r oo^ séqupntfort malprc^eà Iç^ conserMer. tto* esMl qu'il ^'y a que ççitte .gj.apde seule à laquelle l'âme puissç être fi^insi jointe^ ca» il n'y a qu'elle seule e^ toute la tête qvi.ne soft poiiH double. Mais je crois f que c'est tout le r^^^ di^ .cepy^^iu qui sert le plus à la mémoire., priiM:;ipalement ses parties if^r r^^ures , et méipe ^us^ que tp^s les .nerfs, et les mufles y peiiT^en t s^mv ; f^ sorte qwe „ fpar exem-' ' fUe , un jpueur de lutb a une partie de sa mémoire

I Aitissonniér.

3l6 LETTRES.

eu ses mains; car la j^ilité de plier et de disposer ses doigts en diverses façons , qu'il a acquise par habitude, aide à soutenir des passages pour Texécution desquels il les doit ainsi disposer. Ce que vous croirez aisément, s'il vous plaît de considérer ^e tout ce qu'on nomme mémoire locale est hors de nous; en sorte que, lorsque nous avons lu quelque livre , toutes les espèces qui peuvent servir à nous faire souvenir de ce qui est dedans ne sont pas en notre cerveau, mais il y en a aussi plu sieurs dans le papier de l'exemplaire que nous avons lu; et il n'importe pas que ces espèces n'aient point de ressemblance avec les choses dont elles nous font souvenir , car souvent celles qui sont dans le cerveau n'en ont pas davantage, comme j'ai dit au quatrième discours de ma Dioptrique. Mais outre cette mémoire, qui dépend du corps, j'en recon- 1 noîs encore une autre, du tout intellectuelle, qui > ne dépend que de l'âme seule. Je ne trouverois pas étrange que la glande conarium se trouvât cor^ rompue en la dissection des léthargiques, car elle se corrompt aussi fort promptement en tous les autres ; et la voulant voir à Leyde , il y a trois ans, en une femme qu'on anatomisoit, quoique je la cherchasse fort curieuseiiient , et susse fort bien où elle devoît être , comme iayant accoutumé de la trouver, dans les' animaux tout fraîchement tués, sans aucune difficulté, il me fut toutefois im-

LETTRES. ai^

possible de la recomioitre : et un vieux professeur qui faisoît cette anatomie , nommé Yalcher , me confessa qu'il ne lavoit jamais pu voir en aucun corps humain ; ce que je croîs venir de ce qu'ils emploient ordinairement quelques jours à voir les intestins el autres parties avant que d'ouvrir la tête. Pour la mobilité de cette glande, je n'en veux point d'autre preuve que sa situation : car n'étant soutenue que par de petites artères qui l'environnent , il est certain qu'il faut très peu de chose pour la mouvoir ; mais je ne crois pas pour cela qu'elle se puisse beaucoup écarter ni çà ni là.

Pour les marques d'envie , ce qui vous fait croire qu'elles ressemblent fort parfaitement aux objets ne vient que de ce que vous trouvez étrange qu'elles puissent tant ressembler qu'elles font; mais si vous les comparez avec les portraits des plus mauvais peintres, vous les trouverez encore beaucoup plus défectueuses. Mais pour l'urine des enragés, c'est une question de fait en laquelle je ne vois rien d'impossible, non plus qu'en ce que vous m'écrivez de la fécondité d'un grain de blé, après avoir été trempé dans du sang ou du suc de fumier. Et pour ce que le sieur N.' vous a dit de l'aimant, il suffit que vous m'ayez nommé votre auteur pour m'em pêcher d'y ajouter foi.

Je viens à votre dernière, du vingtième mars, où

* «< Je crois que c'est Petit. »»

318 LITTktS.

TOUS mandez me renvoyer le petit catalogue des plantes que je vous avois envoyé, que je ne trouve pas toutefois avec votre lettre, mais aussi n'en ai-je nullement affaire, non plus que de celui des plantes du jardin royal, que vous avez pris la peine de m'envoyer, sans que jel'aie encore reçu;mais j'apprends qu'ils l'ont à Leyde. Je n'ai point du tout ouï par*- 1er de ce que vous me mandez qu'on voqs a éciit d'Angleterre qu'on étoit sur le point de m'y faire aller. Mais je vous dirai entre nous que c'est un pays dont je préiérerois la demeure à beaucoup d'autres ; et pour la religion , on dit que le roi même est catholique de volonté : c'est pourquoi je vous prie de ne point détourner leurs bonnes intentions. Je ne me saurois maintenant remettre^ aux mathé-> matiques pour chercher le solide de la roulette , mais je ne le cx'ois point impossible. Je vous ai mandé en ma précédente Tunique liaison que je sache qui puisse empêcher qu'un mousquet ne £aisse tant fort prochç qu'un peu loin , et 4L n'y a aucune apparence de vérité en celle que vous me Tnandez de M. Mydorge. Je suis , etc.

LETTRES. 2ig

i. M. HEGIUS'.

(Lettre 8i dn tome I. Version.)

Monsieur,

Vous m'avez sensiblemi^ut obligé , vous et M. ^jniUus, d'avoir examiné et corrigé l'écrit que je votts avois envoyé ■ ; car je vois que vous avez porté l'exactitude jusqu'à mettre les points et les vii^ules , et corriger les fautes d'orthographe. Vous m'auriez fait encore un plus grand plaisir, si vous «U3^es& voulu changer quelque chose dans les mot^ «t dans les pei^sées. Quelque petits qu'eussent été ces changements, j'aurois pu me flatter que ce que vous aurie;;; laissé aurpit été moins fautif; au lieu que je crains que vous n'ayez pas voulu tenter cette entreprise, parcequ'il y auroit eu trop à corriger, ou peut^tre parcequ'il auroit fallu tout ^acer.

■ « Cette lettre répond kla li* des mannscrits de Regins, datée dn i5 •wâ x^Aoj et la la* des maimacrllB deR-egioa, do 3ojnai 1640, répond a fsmÛe-ei , .ai l»en ,^iie ccQa-ci fL été écrite depvia le i5 joaqa'an 3o mai* Ce«t ponrqnoi je la fixe an sta mai 1640. »

■ <' n s'agit d*nne copie manuscrite des ASédita lions, qu'il avoit envoyée à 'Regii9s et i Cmilios. »

A l'égard des objections , vous dites dans la première, que de ce qu'il y a en nous quelque sagesse, quelque pouvoir, quelque bonté, quelque quantité , etc., nous nous formons l'idée d'une sagesse , d'une puissance, d'une bonté infinie, ou du moins indéfinie, et des autres perfections que nous attribuons à Dieu comme l'idée d'une quantité infinie. Je vous accorde volontiers tout cela, et je suis pleinement convaincu que nous n'avons point d'autre idée de Dieu, que celle qui se forme en nous de celte manière; mais toute la force de ma preuve consiste en ce que je prétends que ma na* ture ne pourroit être telle que je pusse augmenter à l'infini par un effort de ma pensée ces perfections qui sont très petites en moi, si nous ne tirions origine de cet être en qui ces perfections se trouvent actuellement infinies. De même que par )a seule considération d'une quantité foft petite, ou du corps fini , je ne pourrois jamais concevoir une quantité indéfinie, si la grandeur du monde n etoit ou ne pouvoit être indéfinie.

Vous dites dans la seconde , que la vérité des axiomes qui se font recevoir clairement et distinctement à notre esprit est claire et manifeste par elle-même. Je l'accorde aussi pour tout le temps qu'ils sont clairement et distinctement compris, parceque notre âme est de telle nature , qu^elle ne peut refuser de se rendre à ce qu'elle comprend

distinctement ; mais parceque noas nous souvenons y souvent des conclusions que nous avons tirées de > telles prémisses, sans faire attention aux prémisses mêmes , je dis alors que s^ns la connoissance : de Dieu nous pourrions feindre qu'elles sont incertaines, bien que nous nous souvenions que nous les avons tirées de principes clairs et distincts, >, parceque telle est peut-être notre nature , que ; nous nous sommes trompés dans les choses les plus évidentes, et par conséquent que nous n'avions pas une véritable science, mais une simple persuasion , lorsque nous les avons tirées de ces principes ; ce que je fais pour mettre une distinction entre la persuasion et la science. La première se trouve en nous , lorsqu'il reste encore quelque raison qui petit nous porter au doute; et la seconde , lorsque la raison de croire est si forte qu'il ne s'en présente jamais de plus puissante, et qui est telle enfin, que ceux qui ignorent qu'il y a un Dieu ne sauroient en avoir de pareille : mais quand on a une fois bien compris les raisons qui persuadent clairement l'existence de Dieu , et qu'il n'est point trompeur , quand même on ne feroit plus attention à ces principes évidents, pourvu qu'on se ressouvienne de cette conclusicna , Dieu n'est pas trompeur , on aura non seulementla persuasion, mais encore la véritable, science de cette conclusion, et de toutes les autres dont on se

222 L£TTR£^»

aouvieiulra avoir eu autrefois des raisons fort claires.

Vous dites aussi dans votre dernière lettre , que je reçus hier , et qui m'a fait souvenir de répondre à vos précédentes, que la précipitation de nosju-» gements dépend du tempérament du corps, soit quil nous soit naturel, sqit que nou$ l'ayons formé par habitude; ce que je n'admets pointdu tout, parceque ce seroit ôter la liberté et l'étendue de notre volonté , qui peut corriger une telle précipitation; ou que ne la corrigea&t pas , l'erreur qui en naît est une privation par rapport à nous, et une pure négation par rapporta Dieu.

Je viens présentement aux thèses que vous m'avez envoyées ' : comme je sais que vous voulez que je vous écrive librement ma pensée-, je vais vous obéir. Au lieu de ces mots, l'dir voisin dont les pe^ iiie$ partiels <^tc., j'aime mieux l*air Vûi$in qui, etc., peut; car ce n'est pas chacune de ces parties qui se condensent, mais toute la masse de l'air, cq ce que ses petites parties s'approchent plus les unes de^ autres que dans son état ordinaire* Je ne vois .pas aussi pourquoi vous prétendez que l'idée des universaux appartienne plutôjt à l'imagination qu'à l'intellect. Pour moi je l'attribue au seul intellect qui rapporte à plusieurs sujets une idée singulière.

» « Ces thèses devoieAwêtre sontennes, le lo juin 1640 , par les écoliers de Regitks. >•

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