LE COIN
La puissance du coin ABCD {fig. 4) s'entend d'elle-même ensuite de ce qui vient d'être dit du plan incliné; car la force dont on frappe dessus agit comme pour le faire mouvoir suivant la ligne BD, et le bois ou autre corps qu'il fend ne s'entr'ouvre, ou bien le fardeau qu'il soulève ne se hausse que selon la ligne AC ; de façon que la force
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dont on pousse ou frappe ce coin doit avoir même proportion à la résistance de ce bois ou de ce fardeau que la ligne AC à la ligne BD.
LA ROUE ou LE TOUR.
On voit aussi fort aisément que la force dont on tourne la roue A(/Eg'. 5), ou les chevilles B qui font mouvoir le tour ou cylindre C , sur lequel se roule une corde à laquelle le poids D qu'on veut lever est attachée , doit avoir même proportion avec ce poids que la circonférence de ce cylindre avec la circonférence du cercle que décrit cette force , ou, ce qui est le même , que le diamètre de l'un avec le diamètre de l'autre , à cause que les circonférences ont même raison entre elles que les diamètres. De façon que le cylindre C n'ayant qu'un pied de diamètre, si la roue ABen a six, et que le poids D pèse six cents livres , il suffira que la force en B soit capable de lever cent livres, et ainsi des autres.
On peut aussi , au lieu de la corde qui se roule autour du cylindre C , y mettre une petite î'oue avec des dents qui fassent tourner une autre plus grande roue , et ainsi multiplier le pouvoir de la force autant qu'on voudra , sans qu'il y ait rien à rabattre de ceci que la difficulté de mouvoir la machine , ainsi qu'aux autres.