‹ Œuvres de É. Verdet (volume 3)Chapitre 66 sur 130 · Bffeto pMdvIta par IM Bilrslr* ■•■ Kpl«Béll4|UH · texte numérisé non relu

Bffeto pMdvIta par IM Bilrslr* ■•■ Kpl«Béll4|UH

— \ous pouvons niainlenant nous rendre facilement compte de l'elFet d'un miroir uun aplanétique. Supposons que ce miroir soll une surface sphériquc concave M^ (lig. ■j88) présentant en K le

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foyer des ravons centraux et en F' celui des rayons marginaux. !>(•composons le miroir à partir du sommet A en zoniw assez petites pour que les ravnns incidents qui rencontrent rliacune «l'elles ap-

portent à leur foyer des vibrations très-sensiblement concordantes. La première zone ab produira en F une tache centrale blanche et large à cause de la petitesse de la zone que nous considérons; l'effet des autres zones sera d'altérer la netteté de cette apparence. La zone suivante «7/ donnera à son foyer, c'est-à-dire en un point un peu plus rapproché du miroir que le foyer des rayons centraux, l'apparence que donne un miroir aplanétique à son foyer principal; seulement le phénomène sera modifié par l'effet des autres zones, et l'apparence que nous venons de rappeler dominera, mais sans régner seule. L'influence perturbatrice sera d'autant plus grande qu'on s'approchera davantage des bords du miroir, parce que l'effet que produit une zone à son foyer est de plus en plus comptirable au\ effets des autres zones sur le même point. Il résulte de là que l'effet de toutes les zones prises ensemble sera une tendance à la répartition uniforme de la lumière; que dans le plan focal des rayons centraux l'intensité lumineuse n'est pas infinie au centre, et ne décroît pas à partir de là d'une manière uniforme, ni suivant la loi simple que nous avions trouvée; l'accumulation au centre sera d'autant plus grande que le miroir sera plus voisin d'être aplanétique. On observera enfin un éclairement confus des diverses xones dans les plans qu'on peut mener perpendiculairement à Taxe du miroir entre les points F et F'.

/i87. Valeur pratique des miroirs. — La conclusion à tirer

de ce qui précède , c'est que les miroirs aplanëtiques sont plus afaa* tageux que ne l'indique l'optique géométrique, puisque la répartitioD de la lumière est d'autant plus voisine de runiforniité que le miroir est plus éloigné d'être aplanétique. Mais en même temps la théorie des ondes signale une imperfection que Toptique géométrique ne faisait pas soupçonner : c'est qu'au lieu de donner pour image d'on point un point mathématique, les miroirs aplanëtiques donnent une tache blanche de dimensions finies, entourée d'un système d'anneaux dont les deux premiers sont visibles avec des sources un peu éclatantes, comme celle que donne par exemple le soleil en se réfléchissant sur un globule de mercure.

A raison même des dimensions finies de ces taches, la netteté des

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images n'est point uniquement subordonnée à la perfection da travail des surfaces réHéchissantes. Ainsi, un miroir aplanëtique étant donné, il n'est nullement certain qu'il donnera d'un objet une image tellement nette, qu'il suflisc de la grossir pour apercevoir des dé-* tails de plus en plus petits. L'expérience montre que si l'on forme au foyer d'un pareil miroir l'image d'une nébuleuse, et qu'on la grossisse de plus en plus pour l'observer, on arrive à une limite au delà de laquelle on n'aperçoit plus de nouveaux détails; ce n'est pas que l'intensité de la lumière fasse défaut, m»is l'image est ellemême un peu confuse : on comprend, en effet, que les taches blancbes, qui sont les images des différents points de l'objet, empiètent les unes sur les autres et masquent les lins détails. On peut dès lors se demander quelle est la limite inférieure de la distance de deux points lumineux pour que leurs images soient distinctes.

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