INDIGKS ORDINAIRES ET EXTRAORDINAIRES DU SPATH ET DU QUARTS
d'après m. MASGART.
RAIES
SPATH
ORDINAIIIB.
IXTRAORDIIIAIU.
,C5oi 3
^Mm
i,5oo56
i,5ioi8
QUARTZ
OIIDlilAIRi.
i,56i88 1,56693 1,56718 1,56966 1,55639 i,558i6 1,56019 i,56i5o i,566oo 1,56668 1,56863
ixTRAoaon&ni.
i,55oo9 1,55095 1,55338 1,55636 1,55897 1,56379 1,56770 1,56976 1 ,57 1 9 1 1,57381 1,57659 1.57899 >»5799« 1,58973
Il résulte de ces tableaux que dans le spath et dans le quartz le
rapport - est d'autant plus différent de l'unité que le rayon ronsîdéré
est plus réfrangible. On peut, à l'aide de cette remarque, se rendre compte des phénomènes suivants, observés par Malus dans ses recherches sur la double réfraction ^^\
i"" Si un rayon tombe normalement sur la face naturelle d'un rhomboèdre de spath, le rayon réfracté ordinaire n'est ni dévié ni dispersé; le rayon extraordinaire, au contraire, est dévié et dispersé de façon que le rayon violet soit plus écarté de la normale que le nivon rouge.
*)° Lorsque l'angle d'incidence est petit, le rayon ordinaire et le
^' ' Théorie de la linuhle réfraction , p. 301.
Lloyd a démontre eipérimentalemeot le fait de la réfraction conique extérieure en se servant du même cristal d'aragonite que pour la réfraction conique intérieure. Au moyen d'une lentille L ( tîg. 1 o 5 ) , il faisait converger les rayons solaires en un point A de la première face du cristal. La seconde face était recouverte d'nne
feuille métallique percée d'une très-pelite ouverture en B. Pour une certaine position de l'ouverture B le faisceau émergent s'épanouissait eu formant un cône creux qui , reçu sur un écran, y dessinait un anneau lumineux. Les dimensions de cet anneau albienl en augmentant à mesure qu'on éloignait l'écran du cristal. Dans l'eupérience de Lloyd , le cône formé par les rayons émergents différait peu d'un cône de révolution. L'observation donna pour l'ouverture angulaire de ce l'Ane 3°5()', valeur très-peu différente de celle que lui assigne la théorie et qui est égale ù 3°o'58^ Lloyd s'assura en outre que, au moment oij se produit la réfraction conique extérieure, le rayon AB est bien parallèle à l'un des axes de réfraction conique du cristal. Il calcula à cet elTet l'incidence sous laquelle l'axe du faisceau fourni par la lentille doit rencontrer la première face pour que AB ïoit
parallèle à Tun des axes de réfraction conique; le calcul lui donna pour cet angle d'incidence i S^^a 5'8^ et l'observation directe montra que la réfraction conique extérieure se produisait sous une incidence de i5^58\
Il est évident que les expériences par lesquelles on démontre le fait de la réfraction conique extérieure n oqt de valeur que si l'ouverture B, qui limite le faisceau émergent à son origine, est trèspetite.
Les rayons qui dans la réfraction conique extérieure composent le cône émergent sont polarisés dans des plans différents. D'après ce que nous avons dit plus haut, si IM (iig. lo/i) est celui des rayons émergents qu'on obtient en menant à la surface de l'onde un plan tangent perpendiculaire à 01 , et si IN est un rayon émergent quelconque, la direction . des vibrations sur le rayon IN sera comprise dans le plan passant par ce rayon et par le rayon IM. Le plan de polarisation du rayon IN sera donc perpendiculaire au plan MIN. Cette loi peut se vérifier en observant l'aspect que prend l'anneau lumineux lorsqu'on fait passer le faisceau émergent à travers un analyseur, absolument comme dans le cas de la réfraction conique intérieure.