‹ Œuvres de É. Verdet (volume 4)Chapitre 25 sur 176 · Déflnitloii et mesure de rintensité lumineuse · texte numérisé non relu

Déflnitloii et mesure de rintensité lumineuse

Les considérations qui précèdent vont nous fournir une mesure de ce qu'on appelle l'intensité lumineuse, et nous permettre de préciser le sens qu'on doit attacher à cette expression. On dit en photométrie que deux lumières ont même intensité, lorsqu'elles produisent à la même distance des («clairements égaux ; et» qu'une lumière a une intensité double de celle d'une autre, lorsqu'il faut deux lumières égales à celle-ci pour produire le même éclnirement que la première. Or, d'après ce que nous venons de voir, l'éclairement provenant de deux lumières distinctes, de même couleur et de même intensité, est égal à la moyenne entre les éclairements que présen-

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teraienl les franges brillantes et les franges obscures qui prendraient naissance si les mouvements vibratoires des deux sources étaient complètement identiques. D'autre part, si l'on prend pour unité l'éclaireraent que donnerait une seule des deux sources, Téclairement uniforme produit par les deux sources distinctes sera égal à 9. Comme cet éclairement est égal à la moyenne entre i'éclairement des franges obscures, qui est nul, et celui des franges brillantes, il en résulte que l'éclairement de ces dernières franges est égal à 4. Donc, si les mouvements des deux sources sont identiques, l'intensité des franges brillantes est quadruple de celle qu'on obtiendrait avec une seule source, et, comme la vitesse du mouvement vibratoire dans les franges brillantes est seulement double de celle du mouvement qu'enverrait une source unique, on doit admettre que l'intensité lumineuse est proportionnelle au carré de la vitesse du mouvement vibratoire, c'est-à-dire de la vitesse maximum que prennent les molécules vibrantes pendant la durée d'une vibration.

Cette conclusion peut d'ailleurs se justifier par des considérations d'un tout autre genre. L'effet produit par un mouvement vibratoire est toujours le développement d'une certaine quantité de force vive ou la production d'une quantité équivalente de travail : il est donc naturel de prendre pour mesure de l'intensité lumineuse la force vive qui est, comme on sait, proportionnelle au carré de la vitesse. Ainsi deux modes de raisonnement complètement distincts, fondés, l'un sur ce principe que les éclairemeiits produits par deux sources physiquement distinctes s'ajoutent toujours arithmétiquement, l'autre sur la notion de la force vive, nous conduisent au même résultat, et cet accord ne peut guère laisser de doute sur la légitimité de la conclusion.

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