MOYENNES
CIHKBILBS
(les expériences.
Les nombres contenus dans la dernière colonne de ce tableau sont ceux qui, en tenant compte des circonstances plus ou moins avantageuses des diverses expériences, ont paru les résumer avec le plus de probabilité.
M. Mascart a fait aussi de nombreuses expériences pour mesurer les longueurs d'ondulation des raies du spectre ultra-violet et des raies caractéristiques des spectres produits par les vapeurs métal* liques incandescentes.
7&. Résenux pur réflexion. — Lorsqu'une surface réfléchissante présente des stries parallèles très-fines et très-serrées et qu'il existe une différence notable de poli entre ces stries et le reste de la surface, les rayons émanés d'une fente lumineuse et réfléchis par cette surface peuvent donner naissance à des phénomènes tout à fait semblables à ceux qui sont produits par les réseaux ordinaires. Il est
L>U'i LliMIÈKK NON POLAIUSEE.
rvidïMit. on <»fl'el, (|iie loiil sejiasvso dans ce ras coniniesi, la liiniirir provenant (Fune'lii^ne svniëiriqno de la fente lumineuse par rapport à la .surface réfléchissante, les parties polies de cette surface étaient transparentes et les parties dépolies opa(|ucs.
L«îs coideui*s des surfaces rayées ont été nientioiniées par Yoini(;, (pii en a donné une explication sonnnaire fondée sur le principe des interférences ^'\ et (|ui a rangé dans cette classe de pliénoniènes les irisations superficielles des métaux à demi polis et de certains minéraux, ainsi cjue les reflets chatoyants des plumes des oiseaux. Fresnel s'est <»ccupé également de ces couleurs et en a rendu compte à peu près Ar la même manière que Voung, sans connaitre les travaux de ce dernier '- .
Frauenhofer, en se servant d'ini réseau formé d'une feuille d'or collée sur une plaque de veri'e et finement siriée, a constaté que les spectres produits jiar les rayons réfléchis et ceux qui sont formés par les rayons transmis suivent les mêmes lois (»t ne diffèrent (pie par l'intensité.
La propriété «pie possèdent les surfaces ra>é<'s de colorer la lumière en ht réfléchissant a fourni à Breuster rex|)lication des irisations chatoyantes de la nacre de perle; pour prou\er que ces irisations sont dues à des stries trèvS-fines provenant d(5 la strucluiv feuilletée de cette matière, il a pris l'empreinte de la surface d'un morceau de nacre avec de la cire ou de l'alliage fusible : les substances ainsi moulées offraient des colorations analogues à celles de la nacre, mais beaucou|) moins intenses ^"^^
On a cherché, en Angleterre, à utiliser les couleurs des surfac(*s rayées en couvrant de stries fines et régulièreaient espacées la surface de boutons en métal poli; les boutons ainsi fabri(|ués, et qu'on désigne sous le nom de boutons Barthon, jettent des feux colorés trèsvifs lorsqu'ils sont exposés h la lumière du soleil ou à celle d'une bougie ^*^.
(*' Vil Arcouiil tif soiiK' (lasON oï llio. Pi'mliiclioii of Ooloiirs iiot hithcrlo ilescrilKtl. {PhiL 7V., iH(ï;i, p. 387. — Miêceil, Murks^ l. I, p. r^70.)
'^^ Couiplétiieiil Jiii premier Mémoire sur la tlilîraclioii. ( (JEuvira compirtr», 1. 1 , p. '1.').) '• /V»i/. 7V., 181 '1, p. .*H^7 ; i8]<j, p. .'^01.
^' Barihm.>, îmu |^^ n<)u\cll(> paiuti> nK'ldiiii{utwV {Anu, dt (htm. ft di //>;/.«., (^'), <\\lll,lio.^
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7 0 . Dlffructlon pur un snind nombre de ffenteii étroite» ^ À bords pumlléles, és^les, main non équidistante». —
Parmi los phéiioiiiènes An diffraction qui s(» rattachent aux précrilents, il en est un certain nombre qui sont remarquables en ce que, se produisant dans des conditions en apparence très-complexes, ils sont cependant soumis à des lois^ très-simples, par suite de la compensation qui s'établit entre les divers phénomènes élémentaires dont on peut imaginer qu'ils soient la résultante.
Supposons en premier lieu que l'ouverture diifringente soit formée d'un grand nombre de fentes étroites à bords rectilignes el [larallèles, toutes de même largeur, mais séparées par des intervalles opaques dont la largeur soit variable et entièrement soumise au hasard . dans le sens que le calcul des probabilités attache à ce mot.
On réalise ces conditions en traçant avec le tracelet de la machine à diviser, sur une plaque de verre recouverte d'une feuille d'or, des traits de même largeur irrégulièrement espacés : pour être sâr que les distances qui existent entre ces traits sont entièrement arbitraires et ne varient suivant aucune loi régulière, on peut tirer au sort les nombres de divisions dont on fait tourner la tête de la vis pour passer d'un trait au suivant. Soient a la largeur constante des intervalles transparents d'un pareil réseau irrégulier; d, d', d"^.,, les largeurs des intervalles opaques, et supposons les rayons incidents perpendiculaires au réseau; il suffira, d'après ce que nous avons vu, de considérer les phénomènes dans un plan perpendiculaire aux traits du réseau. Proposons-nous d'évaluer l'intensité lumineuse en un point P, situé à une très-grande distance sur une direction faisant avec la normale au réseau un angle égal à S, La vitesse envoyée en ce point par la première fente est représentée, comme dans le cas d'une fente unique (70), par
t r^ .rsin^ , t i^ . .tsinJ 1
smaTTrp I cos îîTT — r — rw? — cosawrp I sm^Tr — r — ax.
Cette vitesse, d'après les formules que nous avons établies en traitant de la composition des mouvements vibratoires (47), peut être mise sous la forme
\|/(<5')sin9w (t'~ yj'