I LI
loir ■ ce sujet
Ira ii
émoires
de
[An
twlea dr chimie
■. 1. l.WIV, ri
Peggi
«faf.
Am
nfaifo
*àdrr 0mmé,
ce conducteur on en place un autre aussi isolé , mais séparé du premier par un petit intervalle; au moment de la décharge, il s'échappe une étincelle du premier conducteur au second , et un électroscope placé sur ce dernier s'élève et s'abaisse en un instant (1) . Si l'on veut terminer ce second conducteur par un pistolet de Volta dont l'autre extrémité communique avec le sol, la décharge latérale enflamme la gaz détonant. » (Biot, Traité de physique expérimentale et mathématique, t. II, p. 45q.)
L'expérience de Priestley est un peu moins simple. On décharge une bouteille de Leyde par une chaîne métallique, de manière que quelques anneaux de Tune des extrémités se trouvent en dehors de la décharge. On voit, au moment de la décharge, partir des étincelles entre ces anneaux.
Un conducteur soumis à l'induction, et placé, en conséquence, dans le voisinage du conducteur d'une décharge, est toujours le siège d'une décharge latérale qui peut, dans certains cas, simuler une véritable décharge induite. Les expériences suivantes, dont les résultats sont tout à fait indépendants de la forme des appareils d'induction, feront voir à quelles erreurs on serait exposé si l'on considérait comme décharge induite tout mouvement électrique excité dans ces appareils pendant la décharge inductrice :
i° Si les deux bouts du fil induit sont éloignés l'un de l'autre, et voisins de deux conducteurs isolés, au moment où circule la décharge électrique, on voit partir une étincelle de chaque bout du fil, et les conducteurs se trouvent chargés d'une électricité semblable à celle de la batterie. Cette expérience est décrite dans le mémoire de M. Henry.
2° Si le circuit induit est fermé, et qu'on en approche un conducteur isolé, il part une étincelle, du fil vers le conducteur, au moment de la décharge, et le conducteur est encore chargé d'une électricité semblable à l'électricité libre de la batterie.
3° Si, dans les deux expériences précédentes, on approche du fil induit, outre les conducteurs isolés, un conducteur communiquant au sol, il part encore des étincelles vers tous les conducteurs, mais les conducteurs isolés sont chargés d'une électricité contraire à celle de la batterie.
(| ) La divergence de réledroacope persiste repliement pendant quelques insInnK
4° Si le circuit induit est divisé en deux parties distinctes, et d'ailleurs isolé, chacune de ces parties contient de l'électricité libre après la décharge. La partie voisine du circuit inducteur est chargée d'une électricité contraire, et la partie éloignée d'une électricité semblable à l'électricité libre de la batterie.
5° Le sens de la décharge inductrice n'a aucune influence sur ces phénomènes.
6° Les mêmes expériences peuvent être faites sur le circuit du second ordre, aussi bien que sur celui du premier ordre.
7° Ces phénomènes sont d'autant plus sensibles que la tension de l'électricité est plus forte, quelle qu'en soit d'ailleurs la quantité.
8° Si le conducteur induit est très-voisin du conducteur principal , il part une étincelle, et le conducteur induit se charge d'une électricité semblable à l'électricité libre de la batterie.
La raison de ces phénomènes est d'ailleurs facile à apercevoir. En effet, les deux surfaces que met en rapport le (il conducteur d'une décharge électrique sont ordinairement chargées de quantités d'électricité fort inégales; et, bien qu'en définitive chaque surface perde exactement la même quantité d'électricité, on conçoit cependant qu'au moment de la décharge, en chaque point du (il conducteur, il puisse y avoir un excès d'électricité libre, agissant par influence sur les corps voisins (1) . Tous les phénomènes de la décharge latérale sont, en conséquence, d'autant moins évidents que le rapport des électricités accumulées sur les deux armatures de la batterie est plus voisin de l'unité.
H est & peine nécessaire de faire remarquer de quelles erreurs la décharge latérale peut être la source dans les expériences faites à l'aide du condensateur; mais je me suis assuré que cette même décharge n'a pas d'influence sur les phénomènes de polarisation, dont
(,) Cet excès d'électricité libre se porte probablement à la surface du fil, comme l'électricité en équilibre sur un conducteur, et dans l'épaisseur même du fil il circule en chaque point des quantités égales d'électricités contraires. Cela du moins parait résulter d'un phénomène assez curieux observé par M. PoggendorAT. Si Ton fait passer la décharge d'une batterie à travers un fil métallique, le fil parait illuminé dans toute sa longueur et donne des étincelles perpendiculairement à sa direction; si le fil est plié en deux parties parallèles, le côté extérieur du fil est seul lumineux; si le fil est on hélice, c'est l'extérieur de l'hélice*. (PoggrtidarJ]r* Annahn rf#r Phynik mut tïrr Ch mil*, t. XLIII.)
l'observation a été l'objet principal de mes expériences. Le circuit induit étant ouvert, j'ai mis Tune de ses extrémités en rapport avec l'un des fils de platine de l'appareil de décomposition, et j'ai fait communiquer avec le sol le deuxième fil de platine. Quelque forte que fût la charge de la batterie, je n'ai jamais observé de polarisation sensible.
NOTE