RELATIVE A LA PAGE
M. Marianini s'est servi du rhéélectromètre pour démontrer qu'une colonne liquide, traversée par une décharge électrique, possède les mêmes propriétés inductrices qu'un iil métallique. Il m'a paru intéressant de rechercher si l'étincelle électrique, transmise à travers un milieu gazeux, pouvait aussi induire une décharge sensible dans un conducteur voisin. Afin d'obtenir une étincelle d'une longueur suffisante, j'ai fait passer la décharge d'une bouteille entre les boules de l'appareil connu sous le nom d'oeuf électrique; en raréfiant l'air jusqu'à 1 ou s millimètres, j'ai pu écarter les boules de s 5 centimètres. J'ai ensuite fixé, sur la paroi extérieure de l'appareil, un fil de métal de ao centimètres de longueur, de manière qu'en aucun de ses points il ne pût être soumis à l'action inductrice des conducteurs métalliques. Les deux extrémités du fil communiquant avec le rhéélectromètre, cet instrument a toujours accusé, au moment du passage de la décharge, par une déviation de h ou 5 degrés, une aimantation sensible dont la direction a changé avec la direction de la décharge. Afin d'être sûr que la déviation n'était pas due à quelque partie de la décharge inductrice transmise par le verre au fil métallique, j'ai mis en contact les extrémités des fils du rhéélectromètre avec la surface du verre en deux points éloignés de 2 5 centimètres l'un de l'autre. Dans ces circonstances, bien plus favorables que les précédentes à la dérivation d'une partie de la décharge, je n'ai pas observé de déviation sensible de l'aiguille.
NOTE