‹ Œuvres de É. Verdet (volume 5)Chapitre 13 sur 71 · M NOTE SUR LES GOURANTS INDUITS · texte numérisé non relu

M NOTE SUR LES GOURANTS INDUITS

sur la même lame métallique, et dans la série d'oxydations et de désoxydations qu'éprouvent les lames sous l'influence des deux gaz. Ces oxydations et ces désoxydations se sont fréquemment manifestées dans le cours de mes expériences, par la production d'une poudre noire à la surface des électrodes, comme dans les expériences bien connues de M. de la Rive sur les courants alternatifs transmis par les liquides (1) .

Voici les dimensions des appareils dont j'ai fait usage. La pile était composée de 3o éléments de Bunsen, de grandeur ordinaire (1 5 centimètres de hauteur sur 8 centimètres de diamètre). La première bobine était formée de deux fils de a millimètres de diamètre et de 160 mètres de longueur, enroulés ensemble et faisant cent cinquante spires. Dans l'axe était placé un cylindre de fer doux de 1 5 centimètres de hauteur et de 4 centimètres de diamètre. La seconde bobine était à peu près de mêmes dimensions que la précédente, mais il n'y avait pas de cylindre de fer doux à son intérieur. Enfin, le voltamètre était un vase de verre de 8 centimètres de hauteur sur 10 centimètres de diamètre, au fond duquel étaient fixées deux lames de platine de 3 centimètres de hauteur sur k millimètres de largeur, séparées par un intervalle de ta millimètres. On y versait de l'acide sulfurique étendu, marquant 20 degrés à l'aréomètre de Baume, et Ton disposait au-dessus de chaque lame une éprouvelte graduée , enfoncée jusqu'à 1 centimètre de distance du fond du vase. 11 fallait en général vingt à trente mille interruptions du courant principal pour obtenir dans chaque éprouvelte 1 centimètre cube de gaz. Néanmoins, la durée de l'expérience n'était pas très-longue; la roue dentée du commutateur portant vingt-cinq dents, on obtenait cinquante courants induits à chaque tour de la roue, et il n'était pas difficile de lui faire faire soixante à quatre-vingts tours pur minute.

Le commutateur pouvait être disposé de trois manières différentes : i° de manière à ne laisser passer que les courants directs; u* de manière à ne laisser passer que les courants inverses; 3° de manière à laisser passer les deux séries de courants , mais en les ramenant h la même direction. 11 est à peine nécessaire de dire que

i' Hibhotkèque umvfi'9«lle t nouvelle série, t. XIV, p. i3A.

les résultats généraux des expériences sont les mêmes dans ces trois dispositions. Enfin , pour réassurer que le commutateur ne se dérangeait pas dans le cours des expériences et ne laissait réellement passer que des courants de direction constante, j'ai introduit plusieurs fois un voltamètre dans le premier circuit induit, et je n'ai jamais trouvé dans les éprouvettes que de l'hydrogène ou de l'oxygène pur.

Si Ton met un cylindre de fer doux dans la seconde bobine, la durée de l'expérience est beaucoup abrégée, et il suffit de deux à trois mille interruptions pour obtenir 1 centimètre cube de gaz.

Afin d'analyser d'une manière simple et commode les produits des expériences, chaque éprouvette du voltamètre était traversée, à sa partie supérieure, par deux fils de platine dont ies extrémités inférieures étaient séparées par un intervalle de 1 millimètre. Le passage d'une étincelle électrique dans cet intervalle déterminait la combinaison d'une partie du mélange , et il ne restait qu'à reconnaître la nature du gaz en excès, ce qui n'offrait évidemment aucune difficulté.

SUR

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