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— Comme nous l'avons déjà dit, les rayons de chaleur, même obs — cure, suivent exactement les mêmes lois que les rayons lumineux. Ils peuvent interférer entre eux, subir la double réfraction et se po — lariser dans les mêmes conditions que les rayons lumineux. On peut, donc vérifier sur les rayons calorifiques, tout aussi bien que sur lei^ rayons lumineux, les conséquences de la théorie de Fresnel.
Bérard a. le premier, en 1891^*^ démontré que les rayons calo— rifiques peuveni se polariser par réflexion, comme les rayons lumi— neux. Il recevait la chaleur sur un miroir de verre; une seconde réflexion servait h reconnaître l'état de polarisation de la chaleur* réfléchie; un petit miroir métallique concave recevait les rayons» après leur seconde réflexion et les concentrait sur la boule d'uii thermomètre très-sensible. Bérard trouva que l'angle de polarisation complète est le même pour la chaleur que pour la lumière. Plus tard, knoblauch. en se servant du thermo-multiplicateur do Melloni, a fait des expériences plus précises ^^ et reconnu que l'alité des angles de polarisation de la lumière et de la chaleur n'est pas rigoureuse, ce (|ui n'a rien d'étonnant puisque les rayons de chaleur obscure sont moins réfrangibles que les rayons lumineaï de l'extrémité rouge du spectre.
B. — Mesures photojh étriqués et CALORiHéiRiQUES.
332. Remarques de Meunianii mir le tte^ré d'Impertanee de eee mesurée. — Nous allons maintenant aborder l^*^ vérifications des lois de Fresnel au moyen de la mesure des intensités de la lumière réfléchie et réfractée. l\ous remarquerons d'abord
' ' Mêm . r/' f rmeil , III. '^.
'^ /^0/jg. ^nii.y FAMV, lOi, 170, 177. — /««/., Wll, la.'i.
avec Neumann que ces vérifications ne sont pas absolument nécessaires, parce que, de la vérification des lois sur la déviation du pian de polarisation, peut se conclure celle des lois sur les intensités qu'on peut déduire des premières.
Le principe des forces vives est en effet un principe incontestable, et que Ton peut poser a priori. En désignant par R^ et R'* les forces vives ou les intensités du rayon réfléclii et du rayon réfracté, on a, en prenant pour unité l'intensité du rayon incident, dans le cas où la lumière incidente est polarisée parallèlement au plan d'incidence,
et, dans le cas où la lumière incidente est polarisée perpendiculairement au plan d'incidence,