SS
Ao* 0,707 0,719 —0,01a
75*. 0,539 0,536 -h o,oo3
La concordance est très-satisfaisante.
Il est inutile de faire des expériences sur la lumière transmise puisque, d'après la loi d'Arago, démontrée par la théorie et par Texpérience, la quantité absolue de lumière polarisée par transmission est égale à celle de la lumière polarisée par réflexion.
Le polarimètrc d'Arago une fois gradué peut du reste servir à
(» C. R., XXXI, 676. — Afm. de ckim. et dephyt., (3), XXXI, s86,
vérifier les formules de Fresnel sur les intensités du rayon réfléchi et du rayon réfracté. On fait, à cet effet, arriver sur la pile de glaces un rayon réfléchi par une lame de la substance sur laquelle on veut opérer. L*incidence qu'il faut donner h la pile de glaces pour obtenir la neutralisation de la lumière polarisée, c'est-à-dire pour que les deux moitiés de chaque image dans l'analyseur aient une teinte uniforme, fera connaître par la graduation du polarimètre le
rapport ? de l'intensité q de la lumière polarisée à l'intensité totale t
de la lumière réfléchie. De même, si on fait tomber sur la pile de glaces la lumière transmise par la lame, l'angle d'incidence sou5 lequel on obtient la neutralisation de la lumière polarisée fait connaître par la graduation le rappoi*t % de l'intensité de la lumière polarisée à l'intensité totale de la lumière transmise. La quantité (j ayant la même valeur dans les deux cas, en vertu de la loi d'Arago,
le rapport des quantités ^ et ^ ainsi déterminées sera égal au rapport T » c'est-à-dire à celui des intensités de la lumière transmise el
de la lumière réfléchie. Arago a indiqué ce procédé, mais il ne s en est pas servi.
A. — PnopRiir^s des pass db glaces.
Les propriétés des piles de glaces peuvent se déduire des lois de Fresnel sur la réflexion et la réfraction de la lumière, et elles vont nous en fournir de nouvelles vérifications.
Il y a deux cas h considérer : celui où le faisceau a des dimensions transversales très-petites, et celui où il a une largeur appré* ciable.