‹ Œuvres de É. VerdetChapitre 157 sur 191 · L'INCIDENCE NORMALE · texte numérisé non relu

L'INCIDENCE NORMALE

Rouge. .

Orange .

Jaune . .

•MJ197

Vert.. .

Bien . . .

Indigo. .

Violel. .

On voit que l'indice de Targc^it, beaucoup plus petit (jue runil<», dëcrott du rouge au violet. Pour le bronze, les résultats sont contraires; mais îl y a d'abord une décroissance. Pour le laiton, il y à une légère décroissance du rouge au jaune, puis l'indice croît jusqu'au violet; il est plus petit que l'unité pour le rouge et plus grand que l'unité pour le violel. Ce dernier résultat est vrai pour le cuivre, dont l'indice croît du rouge au violet. Pour l'acier et le zinc l'indice est plus grand que l'unité et décroît du rouge au violet.

Les coefficients d'extinction sont plus grands que l'unité pour tous les métaux, et vont en décroissant du rouge au violel pour tous

les métaux. En multipliant ces coefficients par -y- on aura H (pii

sera très-grand. Ce résultat s'ac<*orde avec la diminution rapide de l'amplitude du mouvement vibratoire dans les métaux.

Les valeurs des indices sont de nature à surprendre et à jeter du doute sur la théorie; car il semble étrange que dans des métaux l'indice de réfraction soit inférieur à l'unité, c'est-à-dire que la vitesse de propagation soit plus grande que dans le vide.

Cependant il ne faut pas attacher a cette remarque une lro[)

grande importance. Ce qui est la réalité, c'est que la force vive de Téther se communique à la matière pondérable du métal, dans un très-petit espace, d'une manière qu'on ne connaît pas; car, dans cet espace, la matière n'a pas la même densité dans tous les sens, et c'est cet état qu'on se représente, d'une manière tout à fait fictive, par une propagation de la lumière suivant une certaine loi. Rien ne prouve donc que la quantité qu'on choisit pour représenter la vitesse de propagation de ce mouvement corresponde à une vitesse réelle.

395. Poteriaation •Iliptique de I» lumière réfimetée par les métaum. — Mac GuUagh a fait remarquer que la réfraction par les métaux doit produire, comme la réflexion, une différence de phase variable suivant la position du plan de polarisation de la lumière incidente, d'où il résulte que, si la lumière incidente isst polarisée rectilignement, le rayon réfracté sera polarisé eilipliquement.

Faraday, en appliquant sur une lame de verre de l'or, du platine, réduits en feuilles très-minces, a pu constfiler sur la lumière transmise des signes de dépolarisation partielle, ce qui annonce la polarisation elliptique ^'^ Il est permis de croire que l'étude de celle lumière réfractée éclaircirait la théorie de la réflexion à la surface des métaux.

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