‹ Œuvres de É. VerdetChapitre 69 sur 191 · EXPLICATION THÉORIQUE · texte numérisé non relu

EXPLICATION THÉORIQUE

suffit d'accoler l'un fi l'auti-e deu\ prismes triangulaires égaux ABC, ACD (fig. 3&), l'un dextrogyre, l'autre lëvogyre, de façon que l'ensemble forniG un prisme h base rectangulaire. Si la face Alt est perpendiculaire à Taxe et si Ton fait tomber normalement sur cette face un rayon polarisé SI , ce rayon se décomposera dans le premier I prisme en deux rayons cir- I culaires de sens contraire se I propageant avec de^ vitesses 1 inégales. Le rayon circulaire, I qui va plus vite dans le prcl'ig. ]i mier prisme, va moins vite

dans le second; ce rayon se réfractera donc en a suivant ab, en se rapprochant de la normale; l'autre rayon circulaire se réfracte au contraire suivant ac, en s'écartant de la normale. La séparation des deux rayons se trouve encore un peu augmentée lorsqu'ils passent da second prisme dans l'air.

Fresnel s'est servi d'abord d'un appareil un jieu plus compliqué et composé de trois prismes triangulaires, dont l'un ABC (llg. 35), très-obtus et d'un angle égal ù iBs degrés, est compris entre deux I autres prismes ABD et ACE, I qui possèdent une rotation in- I verse de celle du prisme ABC , I et qui complètent avec le I prisme ABC un prisme à ' base rectangulaire. Si la face ' '" " BD est perpendiculaire à

Taxe et si l'on fait tomber normalement sur cette face un rayon polarisé, les deux rayons circulaires se séparent en passant du premier prisme dans le second, et cette séparation devient encore plus accusée lorsqu'ils passent du second dans le troisième.

On peut s'assurer qu'il y a deux rayons émergents en regardant à travers le prisme composé une mire Irès-éloignée, et en constatant :|a'il se forme deux images distinctes. Chacun de ces rayons donne du reste dans un analyseur deux images de même intensité, quelle que soit l'orientation do la section principale de l'analvseur, et, ai l'on interpose sur le trajet de ces rayons une lame d'un quart d'onde. VuHT, VI. — OpIique.U. iG

ils se transforment en rayons polarisés rectilignement, dont les pians de polarisation sont perpendiculaires entre eux et font des angles de àb degrés avec la section principale de la lame, ce qui prouve que les rayons sont polarisés circulairement et en sens inverse.

Il importe que les rayons traversent le prisme composé dans la direction de Taxe; car, pour peu qu ils s'écartent de cette direction, ils éprouvent la double réfraction ordinaire, qui les décompose en deux rayons polarisés rectilignement et qui est beaucoup plus énergique que la double réfraction circulaire.

Les faces d'entrée et de sortie étant parallèles, il semble qu'il ne doive pas y avoir de dispersion, et cependant les rayons émergents sont colorés; ce résultat est dû à ce que la double réfraction circulaire agit inégalement sur les rayons des différentes couleurs simples: la différence des indices des deux rayons circulaires est bien plus considérable pour les rayons violets que pour les rayons rouges, comme on devait s'y attendre, puisque la déviation du plan de polarisation augmente avec la réfrangibilité.

257. Différenee des vltetuies des deux rayons eireulalre«. — Il est utile de se faire une idée de la différence qui existe entre les vitesses des deux rayons circulaires de sens inverse qui peuvent se propager dans le quartz parallèlement à l'axe.

Pour calculer cette différence, remarquons qu'une plaque de quartz d'un millimètre fait tourner de â/i degrés le plan de polarisation des rayons jaunes moyens, d'où il résulte qu'une plaque de 1 5 millimètres fait tourner ce plan de 36o degrés. On a donc alors, en désignant par X la longueur d'ondulation des rayons jaunes moyens ,

TT-y^ = 97r.

D^aillcurs, en appelant V la vitesse des rayons jaunes dans iaif) D et G les vitesses des rayons circulaires droit et gaucho de cellt' couleur dans le quartz, les valeurs des quantités S et y sont

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