‹ Œuvres de É. VerdetChapitre 70 sur 191 · EXPLICATION THÉORIQUE · texte numérisé non relu

EXPLICATION THÉORIQUE

En portant ces valeurs dans l'équation précédente, il vient

Si nous supposons que la plaque soit lévogyre, on a G> D, et on

peut poser

e étant une quantité très-petite ; on a donc très-approximativement

V V \f fN V Ve

et par suite

ilYf —

Le rapport i^cst sensiblement égal à i'indice ordinaire du quartz,

qui est i,5o8, ou -en chiffres ronds. L'équation précédente devient par conséquent

La longueur d'ondulation X est égale à -^ de millimètre environ , et Ton a par suite

D goooo

d'où Ton conclut que le différence des vitesses des deux rayons circulaires est moindre que la vingt-millième partie d'une de ces vitesses , et que le rapport des indices de ces deux rayons est inférieur à 1,0 000 5, c'est-à-dire moindre que l'indice de réfraction des gaz les moins réfringents.

258. Expérience de m. Babinet. — M. Babinet^^^ a déïïiontré l'inégalité de vitesse des deux rayons circulaires dans le <^|uartz au moyen d'une expérience qui avait déjà été indiquée par w C. R., IV, 900.

Frcsncl. Cette expérience consiste h interposer une lame de quartz perpendiculaire à Taxe sur le trajet des rayons incidents qui tombent sur les miroirs de Fresnel. Si la lumière incidente est polarisée et traverse normalement la lame de quartz, le faisceau qui tombe sur chaque miroir se compose de deux espèces de rayons circulaires. Le système ordinaire des franges est formé par la superposition de deux systèmes, dus l'un à Tinlcrfércnce des rayons circulaires droits qui tombent sur les deux miroirs, et l'autre à l'interférence des rayons circulaires gauches. Mais il existe en outre deux autres systèmes de franges dus à l'interférence des rayons droits qui tombent sur l'un des miroirs avec les rayons gauches qui tombent sur l'autre mii*oir. Ces deux systèmes sont latéraux et leurs franges centrales se trouvent l'une à droite, l'autre à gauche de la frange centrale du premier système. Ces deux groupes de franges latérales ne sont pas visibles à l'œil nu, car la différence de marche qui s'établit entre deux rayons polarisés circulairement en sens inverse ne change pas l'intensité du rayon résultant, mais seulement la position du plan de polarisation de ce rayon qui est toujours polarisé rectilignement. Si la différence de marche est nulle, ce rayon est polarisé dans le même plan que la lumière incidente: si cette différence est égale à

-1 le plan de polarisation est à 90 degrés du plan primitif, et,

lorsque la différence de marche varie de zéro à ^« l'angle du plao

de polarisation avec le plan primitif varie de zéro à 90 degrés. L'interférence des rayons droits réfléchis par l'un des miroirs avec les rayons gauches réfléchis par l'autre donne donc naissance à une série de rayons polarisés alternativement à angle droit et séparés par des rayons polarisés dan» des plans intermédiaires. En plaçant audevant de l'œil un analyseur biréfringent, on apercevra dans la lumière homogène deux systèmes latéraux de franges alternativement brillantes et obscures. Ces franges sont complémentaires dans les deux images; elles se déplacent quand on fait tourner l'analyseur et échangent leurs positions quand la rotation est de 90 degrés.

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